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Tome premier.
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» HÂTEREAU, s. m. (hâ-te-râ,b. d.) Mels préparé avec des tran-ches de foie, saupoudrées de poivreet de persil, grillées , salées etservies pour être mangées de brocen bouche.

» IIÂTEUR , s. m. Officier qui,dans les cuisines royales, avait soinque les viandes à la broche fussentcuites à propos. (Du vieux mot hâtebroche.)

»» HÂTiEn, s. m. (hâ-tiè) Grandchenet de cuisine qui a plusieurs che-villes de fer recourbées les unes au-dessus des autres.

«hâtif, ive, adj. Précoce,en parlant des fruits ou des fleurs.* Il s’applique, dans une acceptionplus étendue, à tout ce qui est sus-ceptible d’accroissement. A. — Fig.Un esprit hâtif, formé avant l’âge.

Hâtif, précoce , prématuré. Lesfruits qui viennent les premiers sonthâtifs ; ceux qui viennent avant lasaison qui leur est propre sont pré-coces; ceuxqui viennent trop tôt pouracquérir leur maturité sont pré-maturés.

» HÂTIVEAU, s. m. (hâ-ti-vô ,s. d.) Sorte de poire ou de raisinprécoce.

» HÂTIVEMENT, adv. (hâ-ti-vc-man) D’une manière hâtive, * avantle temps ordinaire. II ne se ditque des fruits hâtifs et des fleurshâtives. A.

» IIÂT1VETÉ, s. f. * Croissancehâtive. Il est peu usité , et ne se ditque des fruits, des fleurs et desplantes qui viennent avant le tempsordinaire. A.

»> 11ÂTURE, s. f. (Serrurerie) Por-tion de fer qui fait une saillie en formed’équerre, et qui aboutit à un verrouou à la tête d’un pêne.

* HAUBANER, v. O (Jiâ-ba-né, d.)T. de Maçon. Attacher un hauban âl’engin pour l’arrêter et le tenirferme quand on moule quelque far-deau.

« HAUBANS , s. m. pl. (kô-ban)T. de Marine. Cordages qui assurentle mât, et qui, traversés par des en-fléchures, servent d’échelles pourmonter au haut dos mâts. — Au sin-gulier, en t. de Maçon, cordage at-taché d’un côté à un engin , et del'autre à un arrêt solide.

IIAUBAUT, s. in. (o-ôar, d.) Sortede poisson.

» IIAUBERGEON , s. m. (hô-bêr-

jon , d.) Petit haubert. C’était l'armuredes écuyers.

« IIAURERGIER, S. m. (hô-bér-jié , d.) Possesseur d’un fief de hau-bert. On appelait ainsi un fief quiobligeait d’accompagner le roi à laguerre avec le haubert.

» HAUBERT, s. m. ( hô-bêr , d.)Sortede cuirasse ancienne ou de collede mailles faite de petits anneaux defer, que les seuls chevaliers pouvaientporter. On l’appelait aussi Jaque demailles. (Du lat. barbare halsberga ouhalsperga, fait avec la même signifi-

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cation dans le moyen âge de l’allem.hais le cou, et bei'gen garder, couvrir.)

— Fief de haubert, possédé par unchevalier.

» HAUSSE , s. f. (hô-cé) En gé-néral , tout ce qui sert à hausser :

* Mettre des hausses aux pieds d'unetable , d'une armoire , etc. — Fig.Augmentation, en pariant du coursdes changes, de la valeur des effetspublics : La hausse des effets publics.Jouera la hausse , acheter des effetspublics à payer à une époque déter-minée , dans l’espoir de les revendrealors à un prix supérieur. À.— En t.d’imprimerie , morceau de papiermince que l’on colle sur le grandtympan où l’on aperçoit un défautde foulage, pour que l’impressionsoit partout égale.— Morceau de cuirqu’on met à des souliers, à des bottes ;morceau de bois qu’on met à desquenouilles de lit pour les hausser.—Dans un archet de violon, etc., partiequi porte l’écrou , et qui sert à letendre. Les Allemands l’appellentgrenouille.

« HAUSSÉ , ÉE , part. p. et adj.Voy. Hausser. —Se dit dans le Bla-son d’une fasce , etc., qui est plushaute que dans sa position ordinaire.

» HAUSSE-COL, s. m.(hô-ce-kole)Petite plaque de cuivre doré que lesofficiers d’infanterie portent au-des-sous du cou lorsqu'ils sont de service.

* Des hausse-cols. A.

>• HAUSSEMENT, S. m. (hô-ce-man) Action de hausser. —Il se dîtparticulièrement du mouvement qu’onfait des épaules pour marquer «lel’indignation on du mépris. A. 7/ afait un haussement d'épaules .—* Fig.Le haussement des monnaies , l’aug-mentation de leur valeur numéraire*.—Le haussement du prix des denrées,leur renchérissement. Ces locutionssont maintenant peu usitées. A.

» HAUSSE-PIED , s. m. (7id-cc-piè) T. de Fauconn. Sorte de sacre;oiseau qui a souvent une pale en l’air.

— Le premier des oiseaux de proiequi attaque le héron dans son vol.—En t. de Chasse , lacs pour prendrele loup.

» HAUSSER, v. a. (ho-cê , d.)Elever, rendre plus haut : * Hausserune muraille. A. — Lever en haut :Hausser le bras , la jambe. —Fig. elfam. Hausser les épaules , en signed’indignation, de mépris.—Augmen-ter : Hausser le prix , les gages , lasimpôts. — Fig. Hausser le cœur, lecourage à quelqu’un, * lui donner ducœur, lui élever le courage. — Il sedit aussi, en parlant de la voix , duson des instruments : Hausser laparole. Cette guitare est montée tropbas , il faut la hausser.—Hausser leton, signifie fig., prendre, dans sesdiscours , un ion de menace ou desupériorité; élever ses prétentions.A .—Hausser un vaisseau , terme deMarine, le découvrir déplus en plus,quand on chasse sur lui avec ventarrière.

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» HAUSSER, v. n. Devenir ou^tre plus haut. — ». Se hausser,réfl. S’élever; se mettre plushuut.

haussiers , s. f. T. de Marine.Voy. Aussiere.

» IIAUSSOIRE , s. f. Palette debois qui relient l’écluse d’un mou-lin , et qu’on élève quand on veut lefaire travailler.

». HAUT, HAUTE, adj. (hâ,hôAe)Elevé , par opposition à bas , petit :Haut clocher , haute montagne. ( Dulatin altus, dont la signification estla même.) — En parlant des sons ,éclatant : A haute voix. —Excellent;éminent : Les hauts faits ; haute vertu»

— Grand, magnanime : Il a Vainehante. — Fier : Aline haute et fibre.Voy. Hautain. — Excessif : Hauteinsolence ; haute effronterie * Il s ®dit également de certaines choses quisont situées au-dessus d’autres : Leplus haut étage d'une maison. Leehautes voiles d’un vaisseau. Logerdans une chambre haute .— Il se dit»en l. de Musique, des sons élevés,aigus : Le ton de l'orchestre est trophaut, n'est pas assez haut. Dans unsens analogue, en parlant des in-struments : Cette flûte est beaucouptrop hanta .—Il signifie aussi fig., euparlant des personnes et des choses,grand , supérieur : La haute magie-tratnre. Le haut commerce. De hautsemplois. De hantes fonctions. — Ds’cmploieaussidaus les titres donnés,dans les actes et les monuments pu-blics , aux grands seigneurs , auxpersonnes d’une qualité relevée îTrès haut et très puissant prince.A.—Il signifie quelquefois, profond îL’eau est fort haute en cet en-droit.

Haut appareil (Chirurg.), extrac-tion de la pierre par le fond de lavessie , en faisant une incision au-dessus du pubis.— J'argent est haut,à un gros intérêt. — La rivière esthaute , [îliis grosse qu’â l’ordinaire.

— La mer est haute, agitée.-— Allé*en haute mer, en pleine inr.— Jctc fles hauts cris , se plaindre à haut 0voix. — Le carême est haut , il arrivetard. — Prov. el fig. Il nous met lecarême bien haut , il nous fait lachose bien difficile.—Le Jlaut-Lan ■-gucdoc, etc., la partie la plus élo’'gnée de la mer. — Le haut-flhm »l’endroit où il est le plus près d 0__ source. — Le haut bout d’unechambre , d'une table , la place la ph lShonorable. —Hauts lieux , eu l.l'Ecriture sainte, les endroits olïl’on sacrifiait à flaal et aux autre®idoles.— Messe haute , grand’mcsse*Hautes sciences , théologie , phil 080-

pliie, mathématiques. Hautes classes»

la seconde el la rhétorique.— -T enl *la bride haute (courte) à un chevd *

— Viande de haut goût , piquante,poivrée, salée, épicée.—Prov. Codede haut appétit , jeune homme fl"*mange beaucoup. — Homme haut ttla main , emporté el qui use de voiesde fait.— Ce cheval fait des hauts- r