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Tome second.
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GATRICE , Celui , celle qui cher-che quelque chose , qui tâche defaire quelque découverte. Il est peuusité.—* Il s’emploie plus ordinaire-ment comme adjectif, et alors il sedit de toute sorte d’examen, de re-cherche faite avec ardeur et persé-vérance : Un génie investigateur, A.(Du latin investigator.)

INVESTIGATION , S. f.

res-ti-ga-ciou , en vers ci-on ) Re-cherche suivie d’un objet ; perqui-sition. Mot nouveau transporté dulatin en français par J. J. Rousseau.(Du latin investigatio , fait d’inves-tigare rechercher d’une manière sui-vie ; tâcher de découvrir, lequel,formé d’t/i sur, et de vestigium ves-tige, trace, piste, signifie propre-ment suivre la piste , chercher à lapiste*)—* En Gramm. , l'investiga-tion dit thème y la recherche analy-tique du radical d’un verbe. A.

INVESTIR, v- a. Mettre en pos-session de quelque fief ; donner Vin-vestitured'uo bénéfice; * et par ex-tension , revêtir, mettre en posses-sion d’un pouvoir , d’une autoritéquelconque. A. (Du latin investirerevêtir , couvrir , fait d’i/i sur , et devestis vêlement. Autrefois , dit Ca-seneuve , celui qui vendait ou don-nait quelque chose qu’il ne pouvaitlivrer effectivement , en mettait eupossession l’acheteur ou le dona-taire par la tradition de sa robe oude son manteau , ce qui était pro-prement se dèrestir pour investir au-trui. Delà le pallium donné par le Papeaux Archevêques ; le manteau parla tradition duquel l’empereur Con-rad investit Frédéric du palatinat deSaxe; la cape, qui était également enAngleterre une marque d’investiture,etc.)—Environner une place de guerreon envelopper de troupes , en sorteque les passages pour les secours etla retraite soient fermés. (Connue lesvêtements entourent et enveloppentle corps.)—Fig. Etre tellement assi-du auprès de quelqu’un qu’on em-pêche les autres d’en approcher.

INVESTISSEMENT , s. m. ( ein-r'es-li-cc-man) Action d’investir uneplace , une ville , etc.

INVESTITURE , S. f. Mise enpossession d’un (ief , d’une dignitéecclésiastique, etc. Voy. Investir ,—Acte qui la constate.

invétéré , ée , part, passé etadj. Enraciné ; qui dure depuis long-temps : Mal invétéré , haine invété-rée , etc. (Du latin inveteratus , for-mé d’f/i dans , en dedans, et de vê-tus vieux.)

INVÉTÉRER , ( S *) V. pron. {ein-W-fé-r<f)Devenir vieux et difficile à gué-rir. Il se dit au propre des maladies,et au figuré des mauvaises habitudes.—Avec le verbe laisser , il est neu-tre : Une faut pas laisserinvétércrles maux , etc, (Du latin inveteras-cere vieillir.)

INVINCIRILITÉ, s. f. Qualitéde celui qu’oo ne saurait vaincre. Ce

INV

mot n’esl pas encore généralementreçu , il mérite de l’être.

INVINCIBLE , adj. (dn-win-d-ble) Qu’on ne saurait vaincre : Ar-mée , courage invincible. — * Il sedit fig. de ce qu’on ne peut surmon-ter , faire céder , et de ce qui estirrésistible , plus fort que la volonté.A. Obstacle, opiniâtreté invincible.

invincibilis , formé d’i/i né-gatif, et de vincero vaincre.) — Ar-gument invincible , auquel il n’y apoint de bonne répliqué .-—Ignoranceinvincible , ignorance des chosesdont il est impossible qu’un hommeait eu connaissance.

INVINCIBLEMENT, adv. {eia-vin-ci-ble-man) D’une manière in-vincible,

IN-VINGT-QUATRE ,s.m. (Im-primerie) Format dans lequel lafeuille d impression contient vingt-quatre feuillets ou quarante-huit pa-ges.

INVIOLABILITÉ , s, f. Droit ,prérogative d’une personne publiquede ne pouvoir être arrêtée , mise enjugement , etc. pour les faits relatifsà ses fondions. — * Qualité de cequi est inviolable : L’inviolabilitédes serments , d’un asile. A.

INVIOLABLE , adj. Qu’on 11 edoit jamais violer , enfreindre : Ser-ment , droit , asile inviolable. ( Dulatin inviolabilis.) — Qu’on no violepoint, qu’on n’enfreint jamais : CVsiune loi , vue coutume inviolable. ——En parlant des personnes, qui nepeut être poursuivi en justice , puni,etc. Voy. Inviolabilité. En ce sensc’est un mot nouveau.

INVIOLABLEMENT , adv. ( ein-vio-la-ble-man ) D’une manière in-violable.

INVISIBILITÉ , s. f. ( èin-vi-zi-bi-li-tè ) Qualité , état de ce qui estinvisible,

INVISIBLE , adj. Qu’on ne peutvoir , * qui échappe à la vue par sanature , par sa petitesse , par sa po-sition , ou seulement à cause de sadistance : Les anges , les esprits , lesâmes sont invisibles. — Au figuré ,qui ne se laisse point voir , qui secache , ou que l’on ne saurait trou-ver : Cet homme est invisible , onne le trouve jamais chez lui. A. (Dulatin invisihilis , fait d’i« négnt. etde videre voir. ) — Fnm. Devenirinvisible , disparaître subitement ,sans qu’on s’en aperçoive.

INVISIBLEMENT, adv. ( ein-vi-zi-ble-man ) D’une manière invisi-ble .

INVITATEUR , s. m. (ein-vi-ta-tenr ) Chez les anciens Romains , do-mestique qui allait inviter les conviésà un repas. — Dans le Bas-Empire ,officier de la Cour impériale qui fai-sait les invitations • ( Du latin invi-tator. )

INVITATION , s. f. (ein-vi-ta-cion ) Action d’inviter, ( Du latin in-vitatio. )

ïnvitatoirE , ». m. ( ein-vù

INV

ta-toa-re ) Antienne qui se chante àMatines et qui invite à louer Dieu.

* INVITÉ , s. m. Celui qui est in-vité à un repas , à une réunion iTroubler la joie des pauvres invités .Voltaire.

INVITER , v. a. ( ein-vi-tè ) Con-vier , prier de se rendre quelquepart, * d’assister à : Inviter a diner.A. — Il signifie , dans une acceptionplus générale , engager , exciter à f* Je vous invite à vous calmer ; Ubeau temps nous invite à la prome-nade. A. ( Du latin invitare. ) —'* S’inviter , v. rétl. Aller de soi-même quelque part , sans y avoir étéconvié : C’est lui-même gui s'est in-vité. U s’emploie également dans lepremier sens comme verbe récipro-que : Ils s’invitent tour d tour à depetites réunions de famille. A.

INVOCATION, s. f. ( cin-vo-ka -don ) Action d’invoquer. ( Du latioinvocatio. ) — Dans un poème , verspar lesquels on s’adresse à quelquedivinité vraie ou fausse pour lui de-mander son secours.

* INVOCATOIRE , adj. Qui con-tient une invocation : Prière invo-catoire. N.

INVOLONTAIRE , adj. ( ein-vo-lon-tai-re) * Qui se fait sans le con-cours , sans le consentement de lavolonté. A. Qui est contre la volon-té : Action involontaire. Mouvementinvolontaire. (Du latin involunta-rius , formé d’in privatif, et de vo-luntas volonté. )

INVOLONTAIREMENT , adv.

( cin-vo-lon-tè-re-man) Sans le vou-loir ; contre sa volonté.

INVOLUCELLE , s. ni. ( cin-vo-lu-ce-le ) T. de Botanique , diminu-tif d’involucrc. Il se dit de chacunedes ombelles particulières qui com-posent une ombelle générale.

1NVOLUCRE , s. ni. {ein-ro-lu-kro) T. de Botanique. Petites feuillesplacées à la base de plusieurs om-belles. (Du latin involucrum enve-loppe. )

* INVOLUCRÉ , ÉE , adj. T. deBot. Pourvu d’un involucre. R.

INVOLUTÉ , ÉE , adj. ( ein-vo-lu-té , à-e) T. de Bot. Feuille invo-htlàe , celle qui est repliée dans lebouton de manière que ses bords la-téraux sont roulés sur eux-mêmesen dedans , comme dans h» poirier.( Du latin involutus , part. pass.d'involvero envelopper, entortiller,faire rouler sur , formé d’in sur , etde volvere rouler , tourner. )

INVOLUTION , 8. f. ( dn-vo-lu-don) T. de Palais. Assemblage d’em-barras , de difficultés.

INVOQUER, v. a. ( ein-vo-kè)Appeler «à son secours Dieu ou lesSaints. — Les poètes invoquent Apol-lon , les Muses , etc. Invoquer régitles personnes , el implorer les cho-ses ; on invoque un saint ; on imploreson intercession. ■—* En t. de l’E-criture Sainte , invoquer le nom deDieu, du Seigneur , l’adorer et faire