LOM
distance : Planter des arbres loin àloin.—De loin à loin ou de loin enloin , loc. adv. A des intervalles fortéloignes : Une vient plus me voir que dewin en loin. —Loin de, sorte d’interj.qui se met à la tête de la phrase :
Loin dici ! vils adulateurs ; relirez-> eus d'ici, etc .—Ho n loin de, loc. adv.
Près de. l\ est plus élégant et plus duhaut style que cette dernière expres-sion .—Etre loin de faire, être éloi-gne de faire : Je suis loin de penser•j'io... Eloigné vaut mieux.— Loin oubien loin de, bien loin que, cou-jouet. Au lieu de, tant s'eu faut que...
«—* ]ht plus loin , d’aussi loin que ,loc. eonjonlive de lieu. l)e la plusgrande distance possible : 1ht plusloin que je l’ai «perçu. D'aussi loinqu’il m’a vu. A.
LOINTAIN , AINE , adj. ( loein-te-in t tè-ne) Eloigné du lieu où l'onest ou dont on parle.
LOINTAIN, s. m. Eloignement.—
Eu I. de Peinture » le lointain d’untableau , ce qui parait le plus reculéU la vue , dans le fond d’un tableau :
* Ce peintre trait’’ habilement les ;lointains. A.
Loir , s. ni. ( loar ) Sorte de pe-tit animal qui dort , ou plutôt qui estengourdi tout l'hiver, G’est un mam-mifère rongeur qu'on nomme aussii:>-t a nez pointu.
.LOISIBLE , adj. [loa-zidlc) Per- |mis. \\ vieillit. Ondisait aussi au ver-be il leur Joist , il leur est permis.'Lrèv. (Du latin licet, qui a la mêmelignification.)
LOISIR , s. m. (loa-zir) Tempsoù l'on n’a rien à faire , * tempsdont ou peut disposer sans manquer;à scs devoirs. À. Il diffère dCoisiveté,
» ii ce que le loisir est un temps de.liberté , Voisivetê un temps d'inac-tion ; c’est l'abus du loisir* (Suivantlhtet , du latin o£ium ; dont on a faitd’abord oisir, et ensuite, en pré -posant l'article , loisir .)—-Espace detemps suffisant pour faire quelquechose commodément : Je n ai pas 7cloisi r d’y penser.—Loisir s'emploiequelquefois au pluriel en poésie.
À LOISIR , loc. adv. Tout à son•use; sans se presser.—Mûrement:
et
dont il
Examinez cela à loisirloisir. On dit aussi, dans
, a votre loisir
sens : A mon loisirà son loisir . A.
LOU. , s. m. Eleclnatre qu’ondonne pour les maux de poitrine.Yoy. Looch .
* LOLLARDS,s. m. pl. Partisansdes Albigeois ; NVicleïfisles en Angle-terre ; sectaires du l i« siècle. 1$.'
* LOMUAGIE , s. L T. de Méd.f aiblesse de reins. B.
lombaire * «dj. (Jom-bè-rc) Qui
appartient aux lombes.
Lombard, s. m. (hm-fcdr) Nomd'un établissement autorisé dans plu-sieurs villes de Flandre , où l’onprête de l’argent sur gages , à tantpar mois. (Des Lombards qui> allé-chés i U faction des Gibelins * >iû~UTTEU I. ï U
LON
rent d’Italie chercher en Franceet en Allemagne un asyle contre lesGuelfes , leurs ennemis* Comme ilsfaisaient le commerce et le changed'argent , on donna leur nom auxusuriers qui prêtaient sur gagesensuite aux établissementsest ici question.) 1
LOMBES , s. m. pl. ( lon-he) Par-tie inférieure du dos composée decinq vertèbres et des chairs qui ysont attachées. (Du lat. lumbus rein ,loinhe.)
LOMBIS , s. m. T. de Rocailleur.Grosse coquille vermeille.
LOMIIOYEU , v. a. (lon-boa-ié)
T. de Salines. Faire épaissir le sel.
lombrics, s. m. pl. Genre devers Endobranches , qu'on appelleordinairement vers de teiTe . (Du lat.lumbrictts , fait dans la même signi-lieation de lubriens glissant , parceque ces animaux sont visqueux.)
LOMUHlCAL , ALE , adj. Mus-cles lomhHcaux , ceux qui font mou-voir les doigts de la main ou des pieds;ainsi nommés parce qu’ils ressem-blent , eu quelque sorte, à des vers.
(Du latin lumbricus ver.)
* LOMBIUCITE , s. f. Pétrifica- ition imitant des lombrics. B.
LOMPE , s. m. (lon-pe) Genre depoissons cartilagineux téléobran-ches , de la famille des Plécoptères,auxquels on donne aussi le noin deCtjcloptères. Voy. ce mot. On a com-pté dans une femelle deux cent septmille sept cents œufs.
LONCIUTE , s. f. (Astron.) Es-pèce de comète qui ressemble à unepique. (Du grec logehè lance , pi-que.)
LONCUITIS , LONCIIITE , s. {.{'im-ki-iis, lon -ki-te) Sorte de plantequi ressemble à la fougère , maisilotit les feuilles sont fort pointues eten forme de lancelance.)
* LONCHUUES , s. m. pl. Pois-sons thoraciques. B.
LONDUE, s. m. Vaisseau de basbord en forme de galère , mais plusmatériel. |
LONDRES , s. m. pl. Draps delaine fabriqués en France , parlicn-plns u j fièrement en Provence, en Dauphinéle même 1 et en Languedoc.
LONDRIN, s. m. ( lon-dnin ) Drapqui imite les draps de Londres.
LONG , LONGUE , adj. ( Ion ,lon-ghe\ Qui a de la longueur soit re-lativement à l’étendue , * en consi-dérant l'objet d’un bout d'uue extré-mité à l’antre , et par opposition àcourt : Unhàton long detant de pieds',soit relativement à la surface consi-dérée dans sa plus grandedimension ,et par opposition à large. A. Champlong et étroit ; soit relativement à ladurée : Le temps est long à <l'<i at-tend. (Du lat. longns .'—* Il se dit par-ticulièrement des ouvrages d’esprit ,soit que l’on en considère l’étendue ,soit qu’on ait égard au temps néces-saire pour les lire, les réciter, les
LON 113
entendre * Un long discours . Unelongue harangue. A. -— Il signifieaussi, lent, tardif *. * Les vieillardssont longs en tout , Ces arbres sontlongs à croître. À.
LONG , s. m. Longueur , par op-position à largeur : Dht aunes delong.
Le long, îoc. prépositive, de lieuet de temps : Habiter le long duDanube , habiter sur les bords duDanube .—Jeûner le long du carême,jeûner pendant toute la durée du ca-rême. — De son long , tout de sonlong , ioc. adv. Tout étendu .—Aulong, tout au long , loc. adv. D'unemanière diffuse , amplement .—Delong , en long , loc. adv. En lon-gueur , dans le sens de la longueur.— De longue main , loc. adv. Depuislongtemps.
Prov. Long comme carême , commeun jour sans pain, extrêmement long.— Ne pas la faire longue , ne pas vi-vre longtemps. — Tirer de longueou de long , s’en aller bien loin —Prendre te plus long (on sous-entendchemin)—En savoir long , être ha-bile et rusé —En avoir tout du longet du large , être bien battu.
LONGANIMITÉ , s. f. Patiencequi vient de bonté et de grandeurd’ame. (Du lat. longanimitas fait delongns grand, et A’animus ame.)—* fl
-- •'.-...►.'irrn rlnn«
--.7 . ' .
signifie aussi, patience,courage dansle malheur : Il a supporté ses mauxavec une longanimité exemplaire. À.
LONGE , s. f. * T. de cuisine. Lamoitié de l’échine d’un veau ou d’unchevreuil depuis le bas de l’épaulejusqu’à la queue. A. Longe de veau.
—Longe de bœuf, partie du boeufdepuis les aloyaux jusqu’à la cuisse.
—Il signifie aussi , lanière de cuir oude corde qu'on attache à la têtière, d’un cheval : Donner dans les longes(Du grec logchê i ou cordes (Manège) , se dit d’un che-val qui travaille entre deux piliers.—En Fauconnerie , lanière de cuir quisert à attacher l’oiseau sur la perche,quand il n’est pas assuré. On l’ap-pelle aussi Filière et Longe-cul .—Tirer àla longe , se dit de l’oiseauI qui vole pour venir auprès de ce-lui qui gouverne. ( Du latin longalongue , à cause de son étenduedans le sens de la longueur.)
LONGÉ , ÉE , adj. (Blason) Sedit des oiseaux de proie qui ont auxpieds des longes d’un autre email quele corps de l’oiseau.
LONGER , v. a. (lon-gê) T. deGuerre et de Chasse. Marcher le longde.... : Longer ht rivière , un bois «etc. — Longer le chemin (Véner.) sedit d'une bête qui va d’assurance >n qui fuit avec rapidité.—* Il signi-fia aussi, en parlant des choses ,s’étendre le long de...* Oh bois qui: longe la cote. A.
* LONGÉVITÉ, s. f. Longue du-»éiî de la vie. A.
* longicornes, s. m. pb (* ori ~ji-kor-ne) T. d’üist nat. Insecte», coléoptères, K,