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Tome second.
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les logements de la cour. A. — Ilsignifie encore , gîte assigné à unofficier, à un soldai, soit en marche,soit en garnison : Billet de logement.

— Campement : L’armée a fait troislogements en huit jours. — Sorte deretranchement qu’on fait à l’armée,

* pour se mettre à couvert et semaintenir dans un poste qu’on apris. A.

LOGER, V. il. C lo-jè) ïïabiter ,demeurer dans une maison. * Logerchez soi. Loger en hôtel garni. — Ils’emploie fig«au sens moral : L’amouret la raison ne logent guère ensemble.A. — Prov. et fig. Loger à la belleétoile , coucher dehors. — Loger , v.a. Donner à loger h quelqu’un ,

* donner la retraite , le couvert àquelqu'un dans un logis. — Il s'em-ploie aussi fig., au sens moral :Toutes les folies qu’un cerveau hu-main peut loger. A. — Il signifieencore, placer une chose où elle doitêtre. (Du lat. focare, fait de locuslieu , place.)— * Prov. et fig. Logerle Diable dans sa bourse , n’avoir pasle sou.

LOGER (se), v. rétl. Choisir unlogis en quelque lieu; prendre unlogement : * H .s’est logé bien à Vé-troit. —Disposer, arranger, décorerun logement pour l’occuper : Il adépensé beaucoup d’argent pour scloger . — U signifie encore , se hâtirune maison : U s'est logé très agréa-blement a la campagne. A.— Eut. deGuerre, se loger sur la contrescarpe,sur la demi-lune, etc., s’y établir ,s’y mettre n couvert. —* En Chirur-gie , la. halle s'est logée dans tellepartie , la balle est restée dans tellepartie du corps. A.

LOGETTE , s. f. (lo-jè-tc) Petiteloge.

* LOGEUR. , EUSE , s. m. Celuicelle qui lient des chambres garniespour les ouvriers et les gens de laclasse indigente. A.

LOGICIEL, s. m. {lo-ji-cicn)Dialecticien , celui qui possède bh*nla logique. — Ecolier qui étudie enlogique.

LOGIQUE, s. f. (Jo-ji-ke) Art depenser et déraisonner avec justesse.iDu gr. fogikn, fait de logos discours,dérivé de lêgô je parle.)— Dans h*<collèges, la première des deux classesoù l*on enseigne la philosophie. —•

I! se dit aussi d’un ouvrage sur l’arfd' 1 raisonner : La logique de Port-Payai. — Il se dit quelquefois fig.,d’une manière particulière de rai-sonner ; La logique du cœur , despassions. A. — Logique naturelle,disposition naturelle à raisonner juste.

— Il n’y a point de logique dans cetunvrage\ il est sans méthode, sansprincipes.

LOGIQUE, adj. Qui est conformeà la logique : Ce raisonnement nestpas trop logique.

LOGIQUEMENT, adj. (loÿi-lte-man) Conformément & la logique :Parler logiquement.

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LOGIS, s. m. (lo-ji, et devantune voyelle, lo-jis) Habitation , mai-son. Yoy. Maison. (Du grec logèion ,endroit de la maison où l'on s’assem-blait pour délibérer sur les affairesimportantes. Yoy. Toge.) — La mai-son de celui qui parle: On m’attendau logis. — Hôtellerie : Bon logis àpied et à cheval .•— En t. de Verrerie,ouverture placée au niveau du siègederrière chaque pot, et qui perce laparoi du jour et son revêtement.Corps-de-logis , masse ou partieprincipale d*un bâtiment .—Maréchaldes logis t officier chargé de marquerles logements. — Fam. Il n’y a pluspersonne au logis ; il est devenu irn-bécille ou hébété.

LOGISTES , s. m. pl. Magistratsd’Athènes qui examinaient lescomp-tes de ceux qui avaient manié lesdeniers publics. (Du grec logistai ,fait dans la même signification , delogos compte, dérivé de lègéin comp-ter, supputer.)

LOGISTIQUE, s. f. ( lo-jis-ti-ke)On appelait autrefois l’algèbre, logis-tique spécieuse. (Du gr. loyistikos ,qui sait calculer , fait de logizomaicalculer.)—Nom qu’on a donné d’a-bord à la logarithmique , et qui n’estpresque plus en usage.

LOGOGUAP 11 K , s. in. Celui (piiécrit aussi vile que l’on parle. Molnouveau. Voy. Logographie.

LOGOGIIAPHIE , s. f. ( lo-go-gra -fi-e) Art d’écrire aussi vile que l’onparle. Mol nouveau. (Du grec logosparole , et graphe j’écris.) Voy. Ta-ch\/graphie.

LO G O GRAPHIQUE , adj. ( lo-go -gra-fi-kc) Qui concerne la logogra-phie. Mot nouveau.

I.OGOGRIPHE , s. ni. ( lo-go-gri-fe) Sorte d’énigme dont on dé-compose le mot , pour en formerd’autres mots qu’on définit , et qu’ondonne h deviner. (Du grec loyoyri-phos discours obscur et énigmatique,formé de logos discours et de griphosfilet ou énigme.)

LOGOMACHIE , s. f. Dispute-demots. (Du gr. lt>yo?nachia , formé delogos mol . et de xw/cAornatcombattre.)

* LOGOTECIUSIE s. f. Sciencedes mots, de leurs acceptions. (Dugrec logos parole , et technê art.) );

LOGOTHÈTE s. m. {h-go-tè-tv)Officier de l'Empire Grec , chargé del'administration des finances. (Du gr.logos compte , et tilhèmi régler.)

I.ol , s. f. (/od ; VAcad, écrit aupluriel lois et non pas loix. ) Règleétablie par autorité divine on hu-maine , qui oblige à certaines cho-ses et en défend d’autres. Voy. Dé-cret. (Du latin Icjt , logis , fait dansle même sens , de legere lire , parceque , selon 7'urron , on lisait la loiau peuple pour lui en donner con-naissance.)—U so dit par extensionde certaines obligations de la viecivile ; et , dans cette acception , oul'emploie plus ordinairement au plu-riel : Les lois de la bienséance , de

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Vhonnéteté, etc .—* Il signifie aussi,puissance, autorité : La loi du vain-queur. La loi du plus fort.—Subir ,recevoir la loi de quelqu’un , se sou-mettre à sa volonté. A.—En t. deMonnaies, le vrai titre auquel ellesdoivent être fabriquées.— * Les loisde la grammaire , de la syntaxe , lesrègles établies, en matière de langage,par la grammaire, par la syntaxe. A.

Lois du mouvement (Physiq.) , rè-gles suivant lesquelles les corps sumeuvent, quand ils agissent les unssur les autres .—Lois de Képier { As-trou.) , lois du mouvcineuL des pla-nètes autour du soleil reconnues etdémontrées par Kepler; 1° Les pla-nètes décrivent des ellipses, et nondes cercles. — 2° Ces ellipses sontparcourues de manière que les airessont proportionnelles aux temps.—3° Les grandeurs de ces memes ellip-ses sont comme les racines cubesdes carrés des temps employés à lesdécrire ; ou les carrés des temps ,comme les cubes des distances. Cesont les deux dernières, et sur-tout la troisième que l*on appelleplus communément Lois de K épier .

Faire la loi, prescrire des lois. Il! se dit des personnes .—Faire loi ,

■ être une loi à suivre. 11 se dit desj choses.

Prov. 1° N’avoir ni foi , ni loi,être un très méchant homme. — 2 Ü| C’est la loi et les prophètes , Ini chose est incontestable.—3° Néces-î sité n’a point do loi, ou ne peut faire| l’impossible; ou plutôt le besoin forcei à faire bien des choses.

| * LOÏMOGUAMIIE , s. f. I>es-

I criplion de la peste , des maladies[ contagieuses. (Du g. loirnos peste.) IL

LOIN , (locin) A grande distance,i (Du latin longinque ou longinquus.On écrivait autrefois loing. Le Du-j chat.)—Il est l rt adverbe de lieu:

• /filer loin.— 2° adv. de temps : Par-1 1er de loin , d’un temps éloigné.—: 3° Propos , soit de lieu : Il y a loin‘ de Marseille à Paris ; soit de temps*.; Nous sommes encore loin de Pâques.

; —Fig. et fant. Loir venir un hommej de loin , deviner quelle est son in-

■ tention.—Fig. Bcvenirde loin , de bien! loin } échapper d'un extrême danger,

■ se rétabliraprès quelque disgrâce.—*j Rejeter, renvoyer une chose bien loin,| la rebuter.—En matière de science,i aller loin , bien loin ; faire de grands

progrès. U a des amis , il peut al'! 1er loin ; il peut faire fortune. —j En matière d’affaire, aller loin, s’en-gager beaucoup. Cette affaire vaplus loin qu’on ne pense , est de plusgraiidcconséquence qu’on ne croit*— Pousser loin sa haine , donner degrandes marques de haine.

Auloin , loc. adv. A une grand*distance , daus les lieux reculés **Chasser au loin .— * Au plus loin »loc. adv. À la plus grande distantpossible. A.— De loin, loc. adv. Da"*l’éloignement : Je l*ai vu de loinLoin à loin, loc. adv. A une grand*