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Tome second.
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chacune des deux partiesqui formentle bec des oiseaux. — Parties sail-lantes de la bouche des insectes .situées au-dessus di*s mâchoires. A.

( Du lat. mandibula , fait de manderemanger, mâcher.)

* MAMmuïLirnE f s. L Mâ-choire de poisson fossile ou pétri-fiée. r>.

MANDIL, s. m. Espece de bonnetou de turban des Persans.

MANDILLE , s. f. (mouillez les II)Autrefois sôrle de casaque de laquais.C’élnil une espèce dé manteau fait dutrois pièces , dont l’une pendait surle dos , et les deux autres sur lesépaules. (Du latin mantelhnn man-teau.)

MANDOLE , s. f- Voy. Mandore.MANDOLINE, s. f. Espèce de pe-tite guitare , ou plutôt de mandore.Voy. ce mot.

MANDOUC, s. f. Sorte d'instru-ment de musique qui a quelque rap-port avec le luth. Qm-bjues-uusdisent mandate. (Par corruption, dugrec pnndoura, qui a la même signi-fication. Voy. Pandore. Les Italiensdisent mnndola , dont nous avonsfait le diminutif mandoline , petitemandore.)

MANDRAGORE , s. f. Plante vé-néneuse et vivace, qui croit dans lespays chauds et appartient à la familledes Solanum. On distingue la man-dragore mâle et la mandragore fe-melle. (Du gr. mandragoras, dont lasignification est la même.)

5IAM)UE>ÀGIE, s. f. VoyezMadrcnngue.

* mandrerie , s. f. T. de Van-nier. Ouvrage plein. P».

* MANDRILL , s. m. Grand ba-bouin très laid. H.

MANDRIN, s. ni. (man-drin) T.de Tourneur. Pièce sur laquelle onassujettit les ouvrages qui ne peuventêtre tournés (»ntre les pointes.— Lut. de Chaudronniers, longue vergede fer sur laquelle on travaille letuyau d’un cor de chasse.—Chez lesFourbisseurs , instrument de fer quileur sert à soutenir, entrouvrir ettravailler plusieurs pièces des épéese\des fourreaux.— Outil d'Hurloger,pour tourner certaines pièces. —Plateau de bois sur lequel les doreurstravaillent les grandes pièces.—Chezles serruriers, poinçon qui sert âpercer le fer à chaml. — * Moule àcartouche.—T. de Chir. Sonde pourle sac Incn mal. B.

Mandijcaree, adj. (Médecine)Mangeable > bon à manger. Mot nou-veau. (Du lat. mandunaro mander.)

MAXOUCATIOH , s. f. ( man-dn -ka-rion) L’aclion de manger. Il nese dit qu’en parlant de l'Eucharistie.(Ou \M.mnnducutin.)

MASÉACE , s. m. T. de Marine.Travail des matelot» sur un navirepour charger ou décharger les plan-ches , le m.Train, le poisson, etc.11 ne leur est point dé de salairepour ce travail.

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MANÈGE , s. m. Lieu où Ponexerce les chevaux de selle (‘t où onles dresse à toute sorte d’airs. —Kxercice et travail d’un cheval dansle manège: Ce cheval n'est pas encoredressé à ce manétje. Recherchez cecheval d'vn tel air, d'un tel manège.(De l'italien maneggio , fait dans lemême sens , du verbe mancggiarcmanier, gouverner, etc.)-r- Au figuré,manière d'agir adroite et artificieuse.

—Dans les mines de bouille, marche,direction des veines. — Lu t. deMarine , manière particulière de semouvoir , de faire certaines évolu-tions.

MANES, s. m. pl. Nom que lesanciens donnaient aux aines desmorts. On le dit toujours au pluriel,même quand il s’agit d’un seul. (Dulat. mânes , invi, dont la significationest la même .)’—Dieux mânes, Dieuxinfernaux.

MANET , s. m. (nia-nci) T. dePèche. Filet en nappe simple dontles mailles sont proportionnées à lagrosseur des poissons qu’on veutprendre.

MANETTE , s. f. {ma-nc-te) Poi-gnéeeu fer fixée sur le haut de la barre !de la hanche ou planche du mouledu maçon-piseur.

MANEUVRE. Voy. Manœuvre.

* MANGÀBEYS, S. f. pl. Gue-nons. B.

MANGAÏBA , s. m. ( man-ga-i-ba)P»el arbre du Brésil , de la grosseurd’un prunier et dont le fruit ressem-ble à l’abricot.

MANGAL, s. m. T. de Relation.Brasier en cuivre ou en terre cuite ,qui, dans quelques contrées de l’O-rient , se place sous le tandoar. Voy.ce mol.

MANGANÈSE, s. m, ( ’man-ga-nc-ze) Métal gris-blanc, fragile, trèspeu fusible. Cette substance est con-nue , à l’élal d’oxide noir , sous lenom de savon des Verriers , parcequ’ils s’en servent pour blanchir leverre. ( Par corruption , du grec mu-gués, en latin magnes aimant ; parceque le manganèse a quelque ressem-blance avec ce minéral.)

* MANGANIFÈRE , adj. Qui con-tient du manganèse.

MANGÉ, ÉE , part. p. et adj.Voy. Manger. —En t. de Marine ,vaisseau mangé de la mer, battud’une ou plusieurs lames, au pointque Beau passe souvent par dessus.

MANGEABLE , adj. (rnan-ja-ble)Qui peut être mangé.

MANGEAILLE , s. m. (man-ja-glie ; mouillez l s //)Ce qu’on donne jà manger à quelques animaux do-mestiques , surtout à la volaille etaux oiseaux.—Dans le style plaisant,tout ce qui sert de pourriture àl’bom me.

MANGEANT, ANTE, adj. (nam-jan) Qui mange : Je l'ai laissée bienbuvante et bien mangeante , se por-tant fort bh*n. Il est fatn.i MANGEOIRE , ». f. (man-joa-re)

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Sorte d’auge qui va le long de l’écurieou de l’étable, dans laquelle on donneà manger aux chevaux , aux bœufs ,aux brebis, etc.— Prov. et fig. Tour-ner le dos à la mangeoire , faire locontraire de ce qu’on devrait fairepour arriver à son but.

MANGER , v. a. (man-jé) Mâcheret «avaler quelque aliment pour senourrir. — Prendre ses repas- En cesens il est neutre : Tl mange h l au-berge. — * Donner à manger , tenirune maison où les gens viennentprendre leurs repas en payant ; et,dans un autre sens, recevoir à satable ses amis, ses connaissances.

A. — F.n parlant de certaines choses,ronger, détruire : La rivière a mangetous ses bords ; la rouille mange lofer , etc .—* Fig. Consumer, dissiperen débauches ou en folles dépenses:i H a mangé sa fortune à plaider. A.

| —On dit fig. dans le même sens ,

; ses valets , sa maîtresse le mangent ,

I le minent. ( Du lat. mandere ou man*dr/care, qui signifie la même chose,

| et dont les Italiens ont fait égalementmangiare.) °

Fig. Manger les mots , ne pas bienprononcer. — Manger quelqu'un docaresses , lui faire de grandes ca-resses. — Savoir so?i pain manger ;entendre bien ses intérêts.— Fig. etfam. U a mangé son pain blanc lepremier, le commencement de sa viea été plus heureux que la suite. —Fam. U mange dans la main, il abuseîle la familiarité qu’on lui permet.— Etre « manger , joli à manger ;être extrêmement joli. •— En t. deMarine, manger le sable , tourner lesablier ou l’horloge avant que lesable soit passé.

MANGER (sk), v. prou. Se dévo-rer.— En t. de Grammaire, se per-dre , ne s’écrire , ne se prononcerpas. — Fam. U se sont mangé loblanc des yeux , ils se sont querellésfortement.

* MANGER, s. m. Ce qu’on man-ge , ce dont on se nourrit. A.

MANGER1E, s. f. Au propr',action de manger. Il n’est guèreusité que dans relever mangerie , re-commencer à manger .—Au fig., exac-tion, concussion, frais de chicane.* Il est popul. À.

* MANGE-TOUT , s. m. Celuiqui consomme son bien en folles dé-penses. A.

MANGEUR , EUSE , S. Celui ,celle qui mange beaucoup.—Prov.Mangeur de charrettes ferrées ou depetits enfants j fanfaron.— Mangeurde viandes apprêtées , fainéant, quiaime â faire bonté» chère sans sedonner aucune peine , ou qui veuttirer du profit d’une affaire où il n’apas eu de part* — Mangeur de cnt“cifîx on d'images ou de saints, bigot,faux dévot.

* Mangeur de chèvre , serpentd’Amérique, —de rats , serpent.—de fourmis, voy. Fourmilier. B.

MANGEURE, s. f. (man-ju-re)