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Tome second.
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Endroit mangé d’une étoffe , d’unpain.— En t. de Vénerie, pâture dusanglier.

MA.\GLE, MANGLIER, s- m -(man-glo , g Hé) Arbre très communsur les bords de la mer dans lesIndes-Occidentales', et dont Ou con-naît plusieurs especes: le cérciha ,manglier blanc, mangle-bobo ou man-glc fou , qui ressemble à un petitsaule , et dont les feuilles sont ordi-nairement poudrées d’un sel fortblanc , dont les vapeurs de la mer necessent de les couvrir; le cèréibuna,petit arbrisseau dont le fruit est trèsamer, et le manglier noir véritableou salé , aux branches duquel s’atta-chent les huîtres. — Mangle rouge.Voy. Baisinier du bord de la mer .—* Fruit du manglier. B.

MANGO , s. m. Voy. Manguier.— * Poisson du genre du polynème.B.

* mangonneau, s. m. Machinepour lancer de grosses pierres. B.

MANGONNIEU, s. m. ( man-go-nié) T. de Pèche. Chasse-marée, onmarchand de poissons en détail. Motla nguedorien.

* MANGON9 , s. m. pl. Pénitentsqui erraient presque nus et chargésde chaînes. U.

MANGOUSTAN ou MANGOSTAN,s. m. Arbre originaire des lies Mo-luques , transporté dans l île de Java ,à Malaca et aux Manilles. Son fruit.,de l<i grosseur d’une petite orange .réunit l" goût de la fraise et du raisin;il est réputé le plus délicieux quicroisse dans l’Inde.

.MANGOUSTE , s. f. Voyez ïch-ncumon .

MANGUE , s. f. [man-qhe) Fruitdu manguier. — Grand Hlrt de pé-cheur, en usage près de Fréjus.

MANGUIER . MANGO. s. m.(man-ghié , man-gho) Arbre grandet rameux d’Ormus de Malabar et duBengale , dont le fruit. nommé man-qué , en forme de cœur, sert d’ali-ment, soit cru, soit macéré dans levin.La mangue, coupée en morceaux,se coutil au vinaigre, et prend le nomA* a char de mangue. Vo>\ Achar.

MAN1IIOT, M.AGNOC , MANIO-QUE, .MANIOC, s. m. Plante d’A-mérique à Heur campanif«>rm<*, àracine tubéreuse . qui fournit uneracine dont ou fabrique un pain ap-pelé cassure. Le suc laiteux que rendcelte racine est un poison ; la féculequ’on en relire est très saine, et le painqu’elle donne est excellent. On iioiii-m cconac une préparation de la farinede Manbiot cuite à la poêle, et réduiteen petits grains. Desséchée et cuitesur une plaine de fer ou de terre, enforme de galette, elle prend le nomAepnin deCassave ou de Madagascar,pain qui se mange humecté dansl’eau ou le bouillon. On tir<- du suclaiteux du manbiot une fécule qui s t . r td’amidon , et qu’on nomme monssa-che. On appelle cépipa, capiou, lan-gou t matèii y d’autres préparations.

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soit de cette même fécule , soit delàfarine de Manbiot.

MANIARLE , adj. Qui se manieaissmenl ; qui se prête à l’action dela main : Ce drap est doux et mania-ble ; ce marteau est trop lourd , il n'estpas maniable .—Aisé à mettre enœuvre : Ce fer , ce cuivre est douxet maniable. Fig. et fam. Traitable;doux.

MANIAQUE , s. et adj. ( ma-ni-a-ke) Possédé de quelque manie;furieux.

MAN IC ANTE RIE , s. f. (ma-ni-kan-to-rî-e. ) Ecole de chant d’unchapitre où l’on entretient des enfantsde chœur. ( l)u latin ma ne cantare ,chanter le matin. )

MANICHÉENS, s. in. pl. ( ma-ni-ké-en) Hérétiques, disciples deMa nés ou Manichée , au 3 e siècle ,qui reconnaissaient deux principes :l’un bon appelé lumière , lequel nefaisait que du bien , et foutre mau-vais nommé ténèbres , qui ne faisaitque du mal.

MANICHÉISME , s. m. Doctrine ,hérésie de Mânes cl des Manichéens,ses sectateurs.

MANICIIonniON , s. m. (ma-ni-kor-dion ) Sorte d’épinette dont lessautereaux sont armés de petits mar-teaux de cuivre. Les cordes , aunombre de 70, dont plusieurs à l’u-nisson , sont recouvertes de bandesd * drap , qui en rendent le son sourdet fort doux. On le nomme aussi Mn-nicorde , èpinette sourde ou muette ,et quelquefois Claricorde. — Sortede fil de fer ou de laiton très Hn cltrès délié , dont on lait les cordes desManichordiotis , «les Kpincltes , «lesClavecins, etc. ( Par corruption , dugrec monochordion ou plutôt mono-chordon instrument à une seule cor-de , formé de monos un , et chordécorde. On mil dans la suite plusieurscordes à c-*l instrument , «pii n’enconserva pas moins son premier nom.)

MANIERE . S. f. Voy. 1 1,inique.— T. de Tondeur de draps. Instru-ment qui fait agir les forces.

Maniclcs , s. f. pl. Les fers qu’onmet aux mains des prisonniers, Ondit plus souvent et mieux menotte s.

MANICOLLE , s. m. ( ma-ni-co -le) T. de Pèche. Espèce de grandtruble.

manicorde , s. m. Voyez Ma-nichonlion.

MANIE , s. f. Altération d’espritqui va jusqu’à la fureur. (Du grecmania furmir , folie , dérivé «le iné-nomai être fou , être en fureur.)* Folie qui n’est pas complète commela démence, et qui se manifeste par«les accès intermittents.—Il se ditquelquefois d une folie dans laquellel'imagination est constamment frap-pée (i’une idée particulière. — Ha-bitude bizarre, contraire à la raison.A. —Goût, passion portée à l’excès :La manie pour les coquilles , pourUs éditions rares , etc. Voy, Tic, —Depuis quelque temps il est entré

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dans la composition de plusieurs mots;Anglomanie , Bibliomanie , d’où l’ona fait ensuite Anglomane , Biblio -mane , etc. Tous les mots de ce genreappartiennent au style plaisant ou sn<lyrique.

MANIÉ, ÉE , part. p. et adj.Voy. Manier. — Ces mots sont bienou peu. maniés, sont bien ou peuusités. — Vaisseau bien manié ( Ma *rine ), qui est bien manœuvré , au-quel un habile manœuvrier donue lemouvement.

MANIEMENT, s. m. ( ma-ni-man ) Action de manier. —- Sorte demouvement du liras, de la jambe :H est perclus de ce bras , mais il com-menco à en avoir le maniement assezlibre. — Au fig. Administration : Ma-niement des deniers , des affaires. —Maniement des armes , exercice depied ferme qu’on enseigne aux soldatsde recrue , à la différence des évo-lutions.

.MANIER y v. a. ( ma-ni-é ) Pren-dre et toucher avec la main. — * Seservir «!«• quelque outil , de quelqueinslruinent , de quelque arme , etc.A. — * Opérer sur une matière : Ma-nier le marbre. N. (Du latin inanusmain , dont les Italiens ont fait éga-lement , et dans la même significa-tion , mnneggiar. )— Fig. 1° Avoiren sa disposition , en son adminis-tration : Manier les deniers publics,La Bruyère (ehap. 6) a dit en cesens ; Manieur d'argent. — a 0 Ma-nier les affaires , les administrer. —3 ’ Manier les esprits , les gouverneravec n«lresse. — 4° Manier un sujet ,le traiter. — Manier le blé , le remueravec la pelle.— Manier bien une chose ,s’en bien servir , la bien travailler :Il manie bien le pinceau , le marbre ,le fer , la pâte , * la plume , la pa-role , l’ironie, l'épigrammo, etc. X.

— Manier à bout , 1° en t. «le Cou-vreur . rnetliv des lattes neuves , etr«*poser l'ancienne tuile dessus. —»2" Chez les Paveurs, relever un an-cien pavé et le remettre eu place. —Manier les levains ( Boulanger.) , lespétrir. — Ma nier un cheval (Manège),le faire aller, le mener avec art.

MANIER , v. n. ( Manège) Se ditdes mouvements et des exercices deschevaux «Iressés et qui ont de l’é-cole : Ce cheval manie bien à cour-bettes , à croupades , terre-à-torre ,de ferme-à-fermo , etc.

MANIER , s. m. Usité seulementdans celte phrase adverbiale : Aumanier , en maniant ; Ce drap paraitbon ait manier.

MANIÈRE , s. f. Façon ; sorte.En ce sens il s’emploie adverb. Entoute manière ; de celle manière ; dela bonne manière. ( Du latin barbaremaneries ou maneria , employé dansla même signification, par les Au-teurs de la basse latinité. Ménage ,d’après Vossius , etc. ) — Avec le*pronoms possessifs , usage , coutu-me : C'est sa manière d'agir , etc»

— Fam. 11 se dit comme espèce» d*