MAR
Cadrage d’esprit composé de mor-ceaux qui n'ont pas cntr’eux de vé-ritable liaison» A.
MAKQCETIUNE , s. f. Espèce detulipe.
MARQUETTE , s* L ( mar-kè-te )Pain de cire vierge.
MARQUEUR , s. m. (mar-kcur)Celui qui marque : Marqueur de cuirs ,de draps • —Au jeu de paume , aubillard , etc., celui qui compte etmarque les points de chaque joueur.
MARQUIS , s. m. ( mar-fri) Au-trefois , officier préposé à In gardedes marches ou ïronùcres d’un état.—- Aujourd’hui, litre de dignité , denoblesse en divers pays.—* Nomdonné par dérision aux jeunes gensqui prennent des airs avantageux. A.
MARQUISAT , s. m. ( mar-ki-za )Terre de Marquis. —Titre de Mar-quis,
MARQUISE , s. f. ( mar-ki-ze )Femme d’un Marquis, — Celle qxii 'possède en fief un Marquisat. —Tente de toile qu’un officier fait ten-dre par dessus sa tente. — Espècede poire. —Sorte de fusée volante.
* MARQUOliV , s. m. Instrumentde tailleur. B.
MARRAINE , s. f. ( mâ-rè-ne , rforte) Celle qui tient un enfant surles fonts de baptême. (Du lai. mo-derne matrina , fait de mater , en
grec mater mère ; seconde mère. )MARRE , s. f. ( rnâ-re , r forteEspèce de houe de vigneron. ( T)vgrec marrhon , nom de cet instru-ment , selon üésychius. )
MARRI , IE , adj. [mâ-ri,r forteFâché. Il vieillit. (Du latin mœrenspartie, de rrucrere être triste , aflligéd’oè l'on a fait , dans la basse lati-nité , marritio chagrin , tristesse. )MARRON , s. m. ( mâ-ron , r forte) Espèce de grosse châtaigne , trèbonne au goût. ( De l’italien marrone, fait dans la même signifiealioidu grec du moyen âge marron , quse trouve , avec celte acceptiondans le commentaire d’Eustale sul’Odyssée. Ménage.) — Au plurielGrosses boucles : Cheveux frisés e,marrons. — En l. d’imprimerie , ouvrage imprimé furtivement. —En tde Guerre , pièce de cuivre sur laquelle sont gravées les heures auxquellestes officiers doivent faire leurrondes. — Chez les Artificiers , pétard de figure cubique. —* Poissodu genre du Spare. B.— Marron(FInde , fruit du marronicr d’Indt— * Marrons glacés, marrons coufils et couverts de caramel. — Cekqui exerce sans litre , sans commis«ion , l’état d'agent de change , dcourtier : C'est un marron , on daussi adj., Courtier mart'ou. — proïet fig. Se servir de la patte du chc,pour tirer les marrons du feu , sservir adroitement d'un autre potfaire une chose dangeureuse , dovon espère de futilité , et qu'on n’osfaire soi-mèwe. A.
MAR
MARRON, adj. Nègre marron ,Nègre fugitif qui s’est retiré dans lesbois pour y vivre en liberté. C'est unmot des Colonies. On le dit aussides animaux devenus sauvages : Co-chon marron. (Par contraction , del’cspngnolczwarrott sauvage, indomp-té. )
* MARRONNAGE , S. m. Etatd’un esclave fugitif. A.
MARRONNER , v. a. ( mâ-ro-nê ,r forte ) Friser les cheveux en mar-rons , en grosses boucles. * Il avieilli. A. — Marronner , v. n. (Im-primerie) Imprimer des écrits clan-destins , tels que des libelles , desouvrages contre les mœurs , etc. —
* Murmurer tout bas. Failli!. N. B. |
* MARRONNETTE , s. f. Espèce i
de râle. B. I
MARRONNIER , s. m. ( mâ-TO-nié, r forte) Arbre qui porte lesmarrons. — Marronnier-d’Tnda, grandet bel arbre , originaire d’Asie , na-turalisé en Europe depuis environdeux siècles , moins pour Futilité ,que pour l’agrément de son ombra-ge et de ses belles fleurs rosacées ,disposées en grappes pyramidales.La capsule coriace et épineuse queforme le fruit, renferme une ou plu-sieurs semences qu'on nomme mar-rons-d'Tnde , très âcres et très amè-res. On dit absolument un marron-nier. — Marronnier à fleur rouge ,arbre de la Caroline.
MAURUBE , s. m. (ma-rn-be , rforte ) Plante vivace de la famille desLabiées , qui croit dans les lieux hu-mides , et qu'on nomme aussi hyco-pe ou Pied-de-loup. On distingue leMarruhe blanc et le Marrnbe noir.
( Du latin marrubium. ) — Marrnbeblanc , plante agreste , indigène , àHeur labiée , d’une odeur pénétran-te , l’une des meilleures plantes mé-dicinales de l’Europe. On en comptebeaucoup d'especes. — Marrnbenoir ou puant. Voy. Ralotte.
MARUUBI ASTRE OttFAUX-MAR-RUBE , 8. m. Plante labiée; elleest détersive et vulnéraire.
MARS, s. m. (on prononce!'.?)Le troisième mois de Pannée , ainsinommé du Dieu Mars , à qui il futconsacré par Romuhis. — Nom duDieu de la Guerre , selon les Poètes.— En Astr., celle des planètes prin-cipales el supérieures qui est lamoins «Lignée de nous : elle est pla-cée entre la Terre et Vesta ; on ladistingue par sa couleur rougeâtre.La durée de sa révolution sidéraleest d'un an 10 mois 22 jours, àtrès peu de chose près.—Au fig.Grand Guerrier.—En t. d’ancienneChimie , le fer ; * et l’on donnait lenom de Mars à tous les médicamentsdans lesquels il entre du fer. A.
* Papillon de jour. IL—En Poésie,les travaux , le métier de Mars ; lestravaux, le métier de la guerre.—tes mars, les menus grains qu’onsème au mois de mars , comme les■orges, les avoines, etc.—Prover-
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bial. Venir nomme mars en carême ,corruption de comme marée en carê-me. Voy. Marie.
MAHSAIQUE , e. f. ( mar-c'e-he )
T. de Pêche. Assemblage de filetstendus sur des perches , pour pren-dre des harengs.
* MAliSEAU , s. m. Saule-osierou sausselauge. B.
MAUSÈCHE, s. f. Orge , en plu-sieurs provinces; parce qu'on la sèmeau mois de mars.
* MARSEILLAISE , s. f. Célèbrechanson , ode patriotique composéependant la révolution par Rouget deLille.
MARSILE , s. f. Plante crypta-game, de la famille des Fougères,dans laquelle les fleurs mâles sontsur la feuille , et la fructification desfemelles est arrondie avec quatre cap-sules posées sur la racine.
* MAUSILIANE , s. f. Bâtimentvénitien â poupe carrée, quatre mâts,de 80 tonneaux. B.
marsillie , s. f. Nom que lesTurcs donnent à la piastre d’Espagne.
MARSOUIN , s. m. [mar-sovein)Poisson de mer, le plus petit des Cé-tacées , du même genre que le dau-phin : il en diffère en ce qu’il a lemuseau arrondi et court, tandis quecelui du dauphin proprement dit estpointu et surmonté , à la base , d’unesorte de pli de la peau. On le nommeen quelques endroits Pourceau de-mer. (Du latin maris sus , à cause desa ressemblance avec un pourceau.)—Populair. et par injure, gros ouvilain marsouin , homme laid etmal bâti.—En t. de Marine, pièce decharpente qui s’entaille devant etderrière sur les fourçats , en se liantpar de bons écarts avec la carlin-gue
* ^MARSUPIAUX , s. m. pi. T.d'His. Nat. Quadrupèdes ainsi nom-més parce que , dans la plupart desespèces, lesfemelles ont sous le ven-tre un sac ou grand repli de la peau,qui renferme les mamelles, et où lespetits sont réunis après leur nais-sance. À.
MARTAGON, s. m. Espèce delis à petites fleurs , distinguée desautres Us par la position des fleurspenchées, dont les pétales sont rou-lés en dehors.
MÀRTÀVANES, s. f. pl. Grandsvaisseaux de terre vernis , qu’on fa-brique aux Indes , et dont on se sertdans les voyages de long cours.
* MARTE , S. f. Voy. MARTRE.A.
MARTEAU , s. m. [mar-tô , s. d.)Outil de fer avec un manche, quisert à cogner , à battre , à forger,etc. On a dit autrefois martel , et delà l'expression prov, : Mettre mar-tel en tête , donner de la jalousie ,de l'inquiétude. (Du latin martelïus ,employé par Pline dans le mêmesens , au sujet de Cynira , fille d A-griope , qui, dit-il, inventa le mar-teau et les tenailles.) — Heurtoir *