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Tome second.
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BIÀTEUR , s. in. Ouvrier qui faitdes twi/s de vaisseaux.

* 91ATCVON f s. m. Révolnlion-paire exailé , sanguinaire , pro^eni£ son tour par les réactions, en l"95(Nom propre devenu substantif. )

BIATIIÉMATICIEN , s. m. ( ma-té-ma-ti-cien ) ('elui q u| sait , quipratique les Mathématiques. (\)n grecmathêmutihos fait de mathéma. )

MATHÉMATIQUE , s. f. ( ma-té

ma-ti-he) Science qui a pour olijelles propriétés de la grandeur , ettant qu’elle est calculante ou mesuraide. Avec l’article il se dit au pluriel : Etudier , savoir , enseigner lesMathématiques , et non pas la Ma-thématique. (On grec malltèma , auplur. mnthémata , qui signilie propreinent science , dérivé de mantha-no j’apprends , comme qui dirait If-science par excellence ; parce que lesMathématiques sont les seu es con-naissances naturelles susceptible?-d’une démohSlraliun rigoureuse. )

Mathématiques pures , qui considorent les propriétés «le la grandruid’une manière abstraite. — Mathèmatiques mixtes , qui ont pour objetles propriétés de la grand irr con-crète , c’est-à-dire de la grandetndans certains corps ou sujets particuliers. On dit aujourd'hui à peu prèsdans le même sens , Mathématique»O] piquées , à cause de 1 applicationqu'il s’y fait des principes géi.-éianxcl abstraits aux objets particuliersde la Statique , de la Dynamique ,etc.

MATHÉMATIQUE , adj. Qui ap-partient aux Mathématiques. —* Point mathématique, le point con-sidéré abstractivemenl , commeD'avau! aucune étendu*. — * f'èritèmathématique , démontrée incontes-tablement.

MATHÉMATIQUEMENT , adv.( ma-tê-ma ti-he-man) Selon les rè-gles des Mathématiques.

MATIÈRE t s. f. En Philosophie,substance étendue et impénétrable»susceptible de toute sorte de foi nies.En ce sens , il se dit par oppositionà esp? ii : Au dessus de la matière ,dégagé de la matière. (Du latin ma-teria ou mulcries .) — Dans les Sa-crements , il est opposé à la forme :Veau e>t la matière du sacrementde baptême. — (le dont une choseest faite.—Sujet de quelque discours,de qu< Ique écrit : avec cette diffé-rence que la matière est 1*.* genred’objets dont on traite : et le sujet ,l'obj t paiticulier qu’on traite. Unouvrage roule sur diverses matières ,cl l ou y traite divers sujets. Les vé-rités de l* Evangile saut la matièredes sermons ; un sermon a pour su-jet quelqu'une de ces vérités. Hou-baud. — Cause ; sujet ; motif; occa-sion. — En I. de Médecine, exeré-monts du corps humain. — Pus quisoit d'une plaie. — * Matière me ■dicale, connaissance des suhstam»$employ ées eu médecine, et de la ma-

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niére de les préparer et de les ad-ministrer. A.

Matière subtile ( Physique) , Uni -de extrêmement délié , répandu par-tout, et dont t action iuiliie considé-rablement sur (<• mécanisme de l'U-nivers. Descartes l'a admis sous lenom de premier clément , mais eusupposant les molécules parfaitementdures cl privées de toute élasticité.Suivant Newton , qui l’appelle éther ,elle matière est sept cent millefois plus rare , et en même temps ,sept cent mille fois plus élastique quel’air que nous respirons. —Matièreélectrique . fluide très subtil , qui >emeut au dedans et autour du corpsedeeti isé , et lui forme une sorte d'at-mosphère.— Matière affîuente , por-tion de la matière électrique qui seport • vers un corps actuellementélectrisé, et qui lui vient des corps(pii l'avoisinent.-— Matière effluente,portion de la matière électrique quisort d’un corps actuellement électri-sé en foime de bouquets ou d'aigret-tes, composées de rayons divergents.— Matière ignée , matière du feu ,matière de la chaleur , le caloriquedes rJdmistcS *t des Pin siciens mo-dernes. — Matière magnétique , Uni -de sublit et invisible (pii entourechaque aimant uatmcl ou artificiel ,et qui parait circuler d’un pôle àl’antre , en formant autour de l'ai-mant une sorte d’atmosphère.

Matières d'or , d'argent , espècesfondees pour la fabrication des mon-naies. — * Matières premières . lesmatières avant qu'elles soient misesen crime. A.— Fignrémcnl et fa-milièrement » Etre enfoncé dans lamatière , avoir l’esjiril lourd cl gros-sier.

in MATIÈRE , adv. F.u fait , surla chose dont i) s’agit : En matièrede procès , en matière civile.

MÂTIN , s. in. (mâ-tein) Groschien pour garder nue cour , un trou-peau , etc. ( De mnsl.nns , employédans la basse latinité avec la mêmesignification cl que Ménage dérive ,au moyen de ses transformationsac-couluinécs, de wweere demeurer , auMipin mansnm , d’où ajoute-t-il, ona fait d’abord le vieux mot français•nas demeure, maison à la campa-gne , el ensuite mastin chien poura garder. ) — * Mâtin est aussi unmm* d’injure populaire. A.

MATIN , s. m. ( ma-tein) En As-tronomie , le commencement du jour,ou le temps du h-ver du soleil. —Dans une acception plus étendue cl( dus usitée , tout l'espace comprislepuis minuit jusqu'à midi ; Cneheure du matin ; onze heures du ma •'in. — * Fig- d P°él. , Le matin de’a rie , les premières années de lavie. On dit , dans h* meme sens .Etre dans son matin. A. — l'étoilelu matin , la planète de Venus quandelle est occiil ntale par rapport au:uieil , el qu’elle se lève avant lui.Uci Grecs l’apyelaieui alors Phos-

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phore , el les butins, Lucifer . —Poétiquement : Les portes du matin,l’Aurore ou le bevanl , l’Orient. —Familièrement. Jour t J'irai vousvoir un de ces quatre matins. Onira chez lui un beau matin, quelquejour. — Proverbial. Ponge au soir tblanc au matin , c*est la journée ditPèlerin ; le ciel rouge au soir et blancau matin , présage un beau temps,— * Qui a bon voisin , a bon matin ,lorsqu'on a tin bon voisin , on jouitde pl.is de sécurité et d'agrément. A.

Matin , adv. Il est encore matin ;il n'y a pas longtemps qu’il estjour.

MATINAL , ALE , adj. Qui s’estlevé matin. — Qm appartient , quiest piopre au matin : Aube mutina-le ; rusée matinale.

MÂTIN EAU » S. m. (mâ-ti-nô ,S. d. ) Petit mâtin.

MATINÉE, s. f. Tout le tempsqui est depuis le po nt du jour jus-qu’à midi. — Fain. Ihnnir la grassematinée , bien avant dans lejour.

MÂTINER , v. a. (t/ki-H-mc ) Aupropre , il se dit d’un mâtin quicouvre une chienne d'une plus nobleespece.—Figurém. el f.im. Gour-mander ; maltraiter de paroles.

MATINES, s. f. pi. ba premièrepartie de l'Office divin qui se chanteou se dit le matin. — Prov. 1° Etour-di comme le premier coup de mati-nes , fort étourdi. —2° Le retour estpire que matines , la suite d’une mau-va se affaire est pire encore que locommencement.

MATl.NEllX, KUSE, adj. ( ma-ti -neit) Qui est dans l’habitude de sclever matin.

MATI.MÈRE , adj f. V étoile ma-tinière , l’étoile du matin.

MATIR , v. a. Rendre mat de l'oret de l’argent, sans le polir ni lobrunir.

MATITE , s. f. Nom donné parquelques Naturalistes à des pierresqui ont la forme du bout d'utie ma-melle. (Par corruption du grecwut.s-tos mamelle.)

MATOIR , s. m. ( ma-toar) Outilde Graveur et de Damasquineur, quisert pour amatir l’or el le faire te-nir dans les ciselures.

MATOIS, OISE, adj. (ma-toâ ,oâ-zc ) Fin , rusé. — On dit ainsisubstaulivemenl el surtout an mascu-lin : Un fin matois. ( Du vieux motfrançais mate tromperie, dérivé d’mioplace du même nomàPaiis,où s’as-semblaient les liions el les escrocs»on a dit longtemps enfant de l*mate.)

MATOISERIE , s. f. (ma-toa-s*ri-e) Qualité du matois. —Trompf*rie; fourbeiie. * Ce mot est faim'lier. A-

MATOU , s. m. Gros chat mâle c *entier, be peuple a cru longtempsque les sorciers allaient au sabMsous la forme d’un matou. (Suivant

Ménage, c’est une corruption def n*f‘