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lure, leurs lois et leurs effets dans lesmachines. — Plus particulièrement ,science qui traite des machines. Onécrivait, il »*y a pas encore long-temps, mèchaniquc, qui est plus con-forme à l’étymologie. (Du grec mé-chanikê, fait dans le même sens , demêchanê machine.)—Structure natu-relle ou artificielle d'un corps, d’unechose.—* Machine : Voilà vue méca-nique bien compliquée ; étoffe fabri-quée a la mécanique. A.
MÉCANIQUE, adj. Qui a rapportà la Mécanique, ou qui se règle parles lois du mouvement. — * Vig. Lapartie la motos relevée et purementpratique d’un art libéral: Ce peintrenéglige trop la partie mécanique deson art. — Fig. Jetions mécaniques ,celles que l’habitude a rendues trèsfamilières, et auxquelles l'intelligencen’a, pour ainsi dire, point de part. A.
Affections mécaniques , propriétéde la matière qui résulte de sa ligu-re, de son volume et de son mouve-ment actuel. — Causes mécaniques ,celles qui ont de telles affections pourfondement.— Philosophie mécanique,qui explique, les phénomènes de lanature, elles actions des substancescorporelles par les principes mécani-ques, savoir: le mouvement, la pe-santeur, la figure, etc. On disait au-trefois Philosophie corpusculaire. —Solutions mécaniques , qui n’em-ploient que les mêmes principes.—■Propriétés mécaniques. Voyez affec-tions mécaniques. — Puissances mé-caniques, le levier, te treuil, la pou-lie, le plan incliné, le coin et la vis.Varignon y a ajouté la machine funi-culaire. —Art mécanique, qui consis-te principalement dans le travail dela main. Il se dit par opposition àArt libéral.- — C*estumnétier hienmè-conique, ignoble et bas. — Construc-tion , solution mécanique (Géom.),construction ou solution d’un problè-me qui n’est pas géométrique.— Cour -bemêcanique , suivantDescarles, cour-be qui ne peut pas être exprimée parune équation algébrique. Leibnitzdonne à ces courbes le nom de trans-cendantes.
MÉCANIQUEMENT, adv. (mé-ka-ni-ke-man ) D’une manière méca-nique.
MÉCANISME , s. m. La structured’un corps, suivant les lois de la Mé-canique. — Fig. Le mécanisme dulangage , la structure matérielledes éléments de la parole . l’arran-gement des mots et des phrases. —Le mécanisme des vers ou de la prose,la composition des parties du versou de la phrase , suivant le rhytlune
qui est propre a l’un ou à l’autre._
Le mécanisme de la peinture , de lasculpture , etc. , la partie mécaniquefct pratique de ces arts. A.
* MÉCANISER , v. a. Employercomme machine i ATéctmiscr les hom-mes. Lemontey. —Rendre machine,mécanique. B.
Mécène , s. m. Nom propre du
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favori d'Auguste, qui est devenu unnom appellatif pour désigner un pro-tecteur des Lellres et des Savants.
MÉCHAMMENT , adv. ( mè-cha -man ) Avec méchanceté.
MÉCHANCETÉ , s. f. Malice ;malignité ; iniquité. Voy. Malice. Ilne se dit qu’au singulier : Leur mé-chanceté , et non pas leurs méchan-cetés. — Action méchante. En ce sensou l’emploie quelquefois au pluriel ,mais seulement dans le style famihOn lui a fait mille méchancetés. —
* Parole dite dans l’intention de nui-re , d'offenser. A. —Opiniâtreté,indocilité d’un enfant.
MÉCHANT , ANTE , adj. et S.
( mé-chan , an-te ) Mauvais ; qui n'estpas bon. Il est un peu plus fort et iplus odieux que mauvais. (Duvieuxmol français meschoir ou mèchoir ,avoir une mauvaise chance , en latinmal'e cadcre. Ménage. ) — Contraireà la justice , à la probité; inique,etc. Méchant homme , méchante ac-tion. Voy. Malicieux. — * Chétif ,insuffisant : Nous n avions à souperqtiun méchant poulet. — Qui manquede mérite , de capacité , qui n’apas les qualités qu’exige son ctat :Un méchant poète .—Se dit, parforme de plainte légère et obligeante,de celui qui a fait quelque petitemalice , ou qui est coupable de pe-tite négligence : Vous êtes bienméchant de m’avoir laissé en peine •— Ce mot est quelquefois substantif,et se dit alors d’un homme de mauvais caractère, d’un homme vicieux :
Il faut fuir les méchants. A.
Méchante mine ou physionomie ,qui annonce de la méchanceté * —Méchante mine , méchant air, airignoble et bas. — Méchante humeur ,humeur chagrine. —Méchante tête ,homme opiniâtre» emporté , etc. Ondit plus ordinairement mauvaisetête. — Mâchante langue , personnemédisante .—Méchant habit , habitusé. —On dit substantivement et fa-millairement : Faire lernécïuint, s’em-porter en menaces.
* Le sens de méchant varie , quel-quefois , selon qu’il précède ou qu’ilSuit le substantif. Ainsi, Une mé-chante épigramme , de méchants vers,signifient, une epigramme mal tour-née, des vers mal faits, et Une épi-gramme méchante , des vers méchants, >une epigramme , des vers où il y abeaucoup de malignité. Méchant hom-me , se dit plus particulièrement d’unhomme qui fait de mauvaises actions,et Homme méchant , d’un homme quilient de mauvais discours. A-
MÈCHE , s. f. Cordon de cotonimbibé d’huile dans les lampes , cou-vert de suif dans les chandelles , decire dans les bougies , etc. (Du lat.mira , fait du grec mn.ca, qui signi-fie proprement morve , et, par mé-taphore , mèche d'une lampe , d unechandelle, la parlieque 1 on mouche.)— Corde préparée pour mettre le feuau canon , aux mines • etc. Ma-
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tière préparée pour prendre facile-ment feu, comme du linge demi brû-le , etc. —■ * Bout de ficelle attachéà l’extrémité d’un fouet. A. — Dansles Corderies , 1° brins de chanvreau centre d’un fil , qui ne sont pres-que point tortillés , etantonr desquelsles autres se roulent. C’est un défaut.—2 e1 Toron que l’on met pour servird'axe aux cordes qui ont plus de troistorons , et autour duquel, par con-séquent , se roulent les autres. —La partie du flambeau où l’on metla chandelle. — Bobèche de chan-delier , de martinet, etc. — Flèchespirale d’un tire-bouchon. — Partiequi perce d’une vrille, d’un vUtcbre-quin , * d’un tire-bouchon , etc. À. ;ainsi nommée, dit un Elymologiste,i parce qu’elle parait nu bout d’un vil-lebrequin, etc.,comme une mèche aubout d’une bougie. — En l. de Mari-ne , on appelle mèche de mat, laprincipale pièce du mât ; et mèchede gouvernail, la première pièce dubois qui en fait le corps. —* Mèchede cheveux , bouquet de cheveux sé-paré , en (orme de mèche , du reste! de la chevelure. — En i. de Géniemilitaire et d Art , Découvrir , éven-ter la mèche , découvrir , au moyend’une contre-mine, l’endroit où unemine a été pratiquée , et enlever lamèche qui devait la faire jouer. A.— Figur. et fam. Découvrir ou éven-ter la mèche , découvrir un complot,une intrigue.
MÉCIIEF, s. m. Malheur;fâcheuscaventure. Il est vieux , et fait duverbe mècheoir , qu’on disait ancien-nement dans le sens du latin infeli -citer accidere : Il vous mécherra decette entreprise , vous vous en trou-verez mal , male tibicedet.
Mécher , v. a. (mé-ché) Faire»au moyen d’une mèche soufrée , en-trer dans un tonneau la vapeur dusoufre brûlant.
MÉCIIOACAN , s. m. ( mé-ko -a-han ) Racine blanchâtre et purga-tive d’une espèce de Liseron d’Amé-rique , ainsi nommée d’une provincede l’Amérique méridionale , où lesEspagnols l’ont trouvée en premierlieu. — Rhubarbe blanche. — Mé-choacan du Canada , voyez Mo-relie.
MÉCOMÈTRE , s. m. Instrumentpour mesurer toute sorte de lon-gueurs. ( Du grec mèkos longeur, etmétron , mesure. )
MÉCOMPTE , s. m. ( mè-hon-te)Erreur de calcul dans un compte. (Du\al\n mala computatio mauvais comp-te. )— Figur. Trouver du mécompte,être trompé dans ses espérances , etc,
seMÉCOMPTER, v. pr. [mé-kon-té ) Se tromper dans un calcul ;et figurément, dans ses espérances ,dans une affaire , dans un raisonne-ment.
* MÉCONIAL , ALE , adj. Du mé'conium. B.
* MÉCONIQUE , adj. Acide méco*nique élirait de l’opium. (Du grec