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Tome second.
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la durée du temps , de l'étendue deJ'espace. A. ( Du latin mensura. )

— Pour certaines choses, la quan-tité contenue dans la mesure : Unemesure de sel, d'avoine. — En Ma-thématiques- 1° certaine quantitéqu'on prend pour l’unité , et dont onexprime les rapports avec d’autresquantités homogènes. Suivant Eu-clide , quantité qui, répétée un cer-tain nombre de fois , devient égale hune autre : L'unité est la mesure com -fjwne de tons les noml>rcs entiers.Cette définition d’Euclide est moinsgénérale que la première , et répondseulement à l’idée de partie aliquole.2°Quantité invariable dans un systè-me quelconque, qui a la même pro-portion à l'accroissement de la me-sure d’une raison proposée, que leterme croissant de la raison à sonpropre accroissement. C’est danscette acception que Cotes a traité deVharmonie des mesures. — En Musi-que , le mouvement qui règle lestemps et les intervalles qu'il faut gar-der dans le chant, dans la danse ,etc. — On dit en t. de Manège , lamesure , la cadence d'un cheval, enparlant de ses allures : Ce chevalfournitson air avec toute la mesure etlaprècisionpossibUs. — Dimension :Prendrelcs mesures d'une colonne .—On dit dans le même sens , prendrela mesure d'un homme pour lui faireun habit; du pied , pour lui faire dessouliers, etc. Plusieurs disent , maismoins bien , prendre mesura a... —En Poésie , l'arrangement et la ca-dence d’un certain nombre de sylla-bes qui composent un vers. — Fig.1° moyens qu'on prend pour parve-nir au but qu’on se propose : Bienprendre ses mesures ; prendre defausses mesures , — 2° Ménagements :J 9 ai des mesures à garder. — 5° Sa-gesse ; prudence ; circonspection :Faire tout avec poids et mesure. —‘Bornes , limites , capacité : Lame-sure de son esprit , la mesure de .laraison. À. — Mesure commune ( Ma-thématique) , quantité qui sert d’u-nité de comparaison à plusieurs gran-deurs de même espèce.

Pi %■ Avoir deux poids et deux me-sures ; juger avec partialité , faireacception des personnes. — Avoircomblé la mesure ,se dit d’un pécheurendurci. — Etre sans règle et sansmesure , déréglé et excessif en toutce qu’on fait. — !\ r e garder aucunemesure sur rien, être imprudent ,emporté , ne se retenir sur rien. —.V. point garder de mesure avec quel-qu’un , n’avoir aucun ménagement ,aucun égard pour lui. — En t. d’Escrime, 1° Etre à la mesure, être à ladistance convenable pour parer oupour porter un coup de fleuret, etc.

— 2“ Etre hors de mesure , n’êtrepasi cette distance requise. — 5" * Ser-rer la mesure , avancer sur son ad-.ersaire. — 4® Lâcher la mesure, re-culer devant lui. A. — 5° Rompre lam/tsur ., m mettre hors de portée de

MET

recevoir un coup d’épée , etc. — Fig. IRompre les mesures de quelqu'un, tra-verser ses desseins , empêcher qu’ilne réussisse. — * Fig. et fam. , Ser-rer la mesure , presser vivement sonarlversaire dans la discussion. A. —Mettre quelqu’un hors de mesure , ledéconcerter , déranger scs projets.

— Etre jeté hors de ses mesures , êtredérangé dans ses plans ou entraînépar les circonstances , etc. au «iMàde ce qu’on se proposait. — Etreen mesure de... en état de...

OUTRfi OU SANS MESURE , fldv.Avec excès. — Au fur et à mesure.Voy. Fur. —A mesure que... , se-lon que, à proportion que. * Il s’em-ploie aussi absolument, à la (in desphrases : On vous payera à mesure.

A. —A mesure de.,, à proportion de.

MESURÉ, ÉE , part. p. et adj.

Voy. Mesurer. — Circonspect : Ter-mes peu mesurés ; o 4 est un homme fortmesuré dans ses discours , etc. —Les périodes de co discours sont bienmesurées; le style en est harmonieuxet cadencé.

MESURE-ÉTINCELLES , S. m.V. Spinthèromctrc.

MESURER , v. a. ( me-zu-rè )Chercher h connaître une quantitépar une mesure. ( Du latin mensura-re .)—En Mathématiques. Prendreune certaine quantité , et exprimerles rapports qu’ont avec elle toutesles autres quantités du même genre.

— Fig. Proportionner : Mesurer sadépense à sonrevenu. —* Régler avecsagesse , avec circonspection : Me-surer ses actions , ses discours , sesdémarches.—mesurer des yeux , ju-ger à l’aide des yeux de la distanceet de la grandeur d’un objet. — Fig.et fam. Mesurer vn homme des yeux,l’examiner avec attention depuis latête jusqu’aux pieds. — Proverb. et(ig. Mesurer les autres à son aune ,juger des sentiments d’autrui parlessiens.— Mesurer son épée aven quel-qu'un , sc battre contre lui. — Semesurer avec quelqu'un , vouloir s’é-galer à lui ; lutter contre lui,

MESUREUR, s. m. Celui qui me-sure.

MÉSU9ER , V. n. (mé-zu-zê) maluser ; abuser : avec cette différencequ’on mésuse de la chose qu’on em-ploie mal, et qu’on abuse de la chosequ’on emploie à faire du mal. Unemauvaise tête mésuse des bienfaits ;un mauvais cœur en abuse.

* MÉTARASE, s. f. T. de Rhé-torique. Transposition ; transition.

B.

MÉTÀïîOLE, 8. f. Figure de Rhé-torique , qui consiste à accumulerplusieurs expressions synonymes pourpeindre utte même idée. ( Du grecmètaholê changement, formé de metad’une autre manière , etdeôa/fdjcjette.)

‘MÉTÀBOLÉI.OrUE , S. f. Trai-té de la conversion des maladies lesunes dans les autres « de leurs chan-gements.

MET

MÉTACARrE , s. m. Secondepartie de la main , entre les doigtset le carpe ou le poignet. (Du grecmètakarpion , fait de mêla après, etde karpos le carpe ou poignet.)

MÉTACARPIEN , adj. m. ( Ana-tom.) Nom d’un petit muscle qui s’at-tache au quatrième os du métacarpe.

MÉTACHORÈSE , s. f. ( rnà-ta-ko-rè-ze) T. de Médecine. Trans-port «l’une humeur morbifique d’unepartie dans une autre. (Du grec mé-tanhorêsis , dérivé du verbe mata-chôrèô je passe d’un endroit à unautre , dont les racines sont mê-la , qui marque changement, et cho-yés lieu.

MÉTACIIRONISME , 6. m. (m4-ta-kro-nis-me ) Anchronisme qui sef.iilcn rapportant un fait à un tempsantérieur à celui où il est arrivé. (Dugrec meta , qui indique changement,et chronos temps.)

MÉTACISHE , s. m. Défaut dansla prononciation de la lettre m. ( Trèv.d’après hidorc , qui dit en latin ma-tacismns.)

MATAGITNÏES , s. f. pl. (Àr-chæol.) Fêtes que célébraient les Alhé-niensen l’hoummr «l’Apollon, en mé-moire de ce que les habitants def Vélito allèrent s’établir dans unbourg voisin nommé Diomée. (Du gr.meta , qui marque changement, etgèitnia voisinage.)

MÉTAGITMON, s. m. (Chronol.)Second mois <l«* l’année Athénienne,qui , selon Vh/tarque , répondait aumois de Mai des Romains. (Du grecmètagèitnion, dérwiides Métagitnies,qui se célébraient dans ce mois.)

*MÉTAIL, s. m. Mélange de mé-taux et de demi-métaux. Vieux. B.

MÉTAIRIE, s. f. (mé-tè-n-a) Fer-me ; bien «le campagne affermé.—Bâtiments nécessaires pour le fairevaloir. (Du latin barbant meàietaria,fait <lans la basse latinité, «le media-tas moitié; parce que le métayer,medietarius , prend la moitié desfruits.)

MÉTAL, plur. métaux, S. m.* Corps simple , brillant, tantôt duc-tile et malléable , comme le fer etl’argent, tantôt cassant , comme l’an-timoine : on le trouve dans les en-trailles «le la terre , quelquefois pur,mais le plus souvent uni à d’autressubstances avec lesquelles il formedes oxydas , des sulfures , des sels-A. * En Chimie , on compte actuel-lement 4ô métaux. (Du latin métal -htm , pris du grec metallvn.) — Ent. de Fondeurs , mélange «l’étain,de cuivre jaune et de débris de vieuxcanons.—Chez les Potiers «l’étain *mélange de régule d’antimoine , d’é-tain «le glace et de cuivre très ronge*—* Métal d'Alger, composition mé-tallique qui imite grossièrement 1'^'genl. I». —-Métal de Prince ,très raffiné , dont on fait des taba'tières , «les étuis , etc .—Métaux , eat. de Blason , For et l’argent. Ta*i émaux sont les couleurs