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etc .—Réduire : Mettre un homme àla besace , une fontaine à sec .—Re-vêtir : Mettre sa chemise .—Porterhabituellement : Il ne met pas demanchettes.—Mettre sur soi ce gu ongagne , le dépenser en parures.—Accommoder, apprêter d’une certainefaçou : Mettre une carpe à Vèhivèe.—Employer d’une certaine manière :Mettre son argent en rentes. Mettreune terre en blé .—Se dit encore decertaines choses dont on change laforme ; Mettre en pièces. Mettre unepensée en vers .—Ajouter à quelquechose une partie qui y manque :Mettre un tnanche à un balai .'—Enparlant des qualités et des disposi-tions morales, les employer , les ma*nifester : Mettre de la bonne foi , dumystère. A.—Joint à d’autres mots,il s’emploie pour signifier diversesactions , comme mettre hors , mettreen fuite , mettre en crédit, etc.
Prov. et et fig. 1° Mettre la charruedevantlesbœufs , faire quelque choseà rebours et contre l’ordre. — 2 'Mettre de Veau dans son vin , straviser, se relâcher d’une demandeexcessive.—3° Mettre la main à lapâte , travailler soi-même à quelquechose.—Fig. Mettre la main sur quel-an*un , le frapper .—Mettre la maina un ouvrage d'esprit, y travailler.—Mettre la dernière main it un ouvrage,l’achever entièrement , te perfec-tionner.— Mettre une affaire , unequestion sur le tapis , la proposerpour en délibérer, etc.—En t. d’im-primerie, 1° Mettre en pages, com-poser et placer les titres, les signa-tures et les folios d’un ouvrage quia été composé en paquets, fier les pa-ges et les disposer [jour l’imposition.—2° Mettre en train , se dit de lapréparation entière de tout ce qui estnécessaire pour qu’une forme misesous presse vienne bien à l’impres-sion*
se METTRE, v. refî. Se placer.—S’habiller : Cet homme se met sin-gulièrement', il ne sait passe mettre.—Se mettre au jeu , commencer àjouer une partie .—à l'étude , com-mencer son élude habituelle .—dansles jeux, s’adonner .à jouer .—dans ladévotion , se livrer aux pratiques dedévotion.
•meublant, ante , adj. ver-bal. Qui est propre â meubler , quis’emploie en tenture , en garniturede meubles : Le damas est bien meu-blant» A.—* En Jurisprudence : Meu-bles meublants, les meubles des-tinés à l’usage et à l’ornement desappartements , comme tapisserie ,lits, sièges, glaces , pendules, tablesporcelaines et autres objets de celtenature. Gode civil.
MEUBLE , s. rn. Tout ce qui sertà garnir , à orner une chambre, unemaison et qui se peut remuer et trans-porter. — * Au singulier , dans unsens collectif, toute la garniture d’unappartement, d’une chambre , d’uncabinet , etc., comme tapisserie* $
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lits, sièges, etc., principalementlorsqu’elle est assortiepourles formeset pour les couleurs : Il a un beaumeuble dans son salon .—Sc dit aussi,par extension, de certains ustensilesqu’on peut porter sur soi : Ce couteauest unmenhle fort utile. On dit dans cesens , meuble de voyage. A.—* T. deJurisprudence, Biens meubles, Voy.ci-après. Cependant le mot meu-ble , employé seul , dans les dis-positions de la loi ou de l'homme,sans autre addition ni désignation ,ne comprend pas l’argent comptant,les pierreries, les dettes actives , leslivres , les médailles, les instrumentsdes sciences , des arts et métiers , lelinge decorps , les chevaux, équipa-ges , armes , grains, vins , foins clautres denrées ; il ne comprend pasaussi ce qui fait l’objet «l’un com -merce. Code civil.—En t. de Blason,pièce quelconque qui se trouve dansles armoiries , qu’elle soit honorableou non , ainsi nommée parce qu’ellegarnit le champ de l’écu.
* Se mettre dans ses meubles ,acheter des meubles [jour garnir lachambre , l’appartement qu’on veutoccuper .—Mettre une femme dans sesmeubles , l’entretenir , lui donner desmeubles pour garnir son apparte-ment. A-
meuble , adj. Qui est aisé h re-:mi-*r. (Du latin mobilis mobile, fn~ile à remuer.) * Il s’emploie surtoutlans les deux locutions suivantes :— Terre meuble , terre légère, outerre brisée et divisée par les la-bours.— Eu Jurisp. , biens meubles ,les choses qui peuvent être facile-ment transportées d’un lieu dansun autre sans détérioration. A. M/ex-pression biens meubles comprendlout ce qui n’est pas immeuble. Sontmeubles par leur nature , les corpsqui peuvent se transporter d’un lieuà un autre , soit qu’ils se meuventpar eux-mêmes, comme les animaux,soit qu’ils ne puissent changer deplace que par l’effet d’une forceétranger** , comme les choses inani-mées. Sont meubles par la détermi-nation de la loi , les obligations etactions qui ont pour objet des som-mes exigibles ou des effets mobiliers,les rentes perpétuelles ou viagé r p S }les actions ou intérêts dans les en-treprises de commerce , etc. Codecivil. * Ce mol est synonyme de mo-bilier , s. m.
meubler , V. a. (meu-blé) Gar-nir de meubles.—Meubler une ferme,la garnir de tout ce qui sert â laf:tir ■ valoir.—En Peinture, Meublerun tableau , le décorer , le garnir demeubles somptueux , de riches orne-ments , de brillants accessoires.—* Absol. Cette étoffe meuble bien ,elle fait un bon eflet , employée ententure, en garniture de meubles.—Fig. Meubler sa tète , sa mémoire ,l’orner , l’enrichir de connaissancesutiles ou agréables.—Au part, p.,être bien , mal meublé , être bien,
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mal en meubles.—Fig. Avoir la têtetien meublée. Avoir la louche lienmetillée, avoir les dénis belles. Fam.Une cave lien meublée , garnie debeaucoup de vins. A.
MEUGLEMENT, s. m. Voy. De i*-glanent.
MEUGLER , v. n. Voy. Beugler.
MEULE ,s. f. Corps solide, rondet plat, qui sert à broyer : Meulede moulin, (bu lat mola .)—Roue degrès, * de fer ou d’acier, de bois ,etc. A. , dont on se sert pour aigui-ser , * user , polir , etc. — Monceau ,pile de foin , d’épis , de gerbes ,etc. , qu’on fait dans les prés , dansles champs, elc. cl à laquelle on donneordinairement une forme conique ,afin que la pluie glisse dessus plus fa-cilement. A.—Amas de fumier cliancique les Jardiniers ont fait en défaisantleurs couches.—En t. de Vénerie,racine dure et raboteuse du bois decerf.—bans les Verreries , morceaude verre qui s'attache aux cannes.—* Meule de fromage , masse de fro-mage , de la forme d’une meule.A.
MEULETTE , S. f. (Pécllc)Nomdonné par certains Pécheurs à l’es-tomac des morues.
* MEUi.iER, s. m. Celui qui fait,qui taille les meules. B. N.
MEULIÈRE (ncnitE de), s. f.Pierre dont on fait les meules demoulin. — Sorte de moellon de ro-che , plein de trous et fort dur. —Carrière d’où l’ou lire ces sortes depierre.
MÉUM , MÉON , MF.IIM It’A-TI1AMANTE, s.m. Plante annuelle,ombellifère , très aromatique , quiimite le fenouil.
* MEUNERIE , s. f. Art, étatdameunier. R.
MEUNIER, s. m. ( men-niê ) Ce-lui qui gouverne un moulin à blé.( Corruption de mounier qu’on disaitautrefois, fait du bas latin molina-tins , qui dérivait de molina moulinâ eau , etc. ) — Poisson de rivière,à grosse tète, qu’on trouve ordinai-rement près des moulins. On lenomme aussi Têtard , Têtu , Mu-let , Muge. — * Vilain ou Chevanne,poisson d’eau douce , du genre ducynrin. — Poisson de iner , du genredu persègue. II. — Sorte de raisinnoir, hâtif, ainsi appelé du duvetblanc dont ses feuilles sont revêtues.
meunière , s. f. Femme duMeunier.
* MEURT-RE-FAIM , s. m. Ou-vrier inhabile et sans occupation.Au plur. Ues meurt-de-faim. N.
MEURTRE , s. m. Homicide. (Dulatin barbare mordrvm ou murdrum,qui se trouve souvent avec celte ac-ception dans les Auteurs de la basselatinité , et qui dérive du saxonmord , ou du ilamand moord. Ména-ge. ) — Fig. et fam. 1° C'est u nmeurtre (c’est grand dommage) A*cueillir des fruits si verts. —2° Crie*au meurtre , se plaindre hautemenl