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MIRACULEUX, ELSE, adj. (mi-ra-ku-leu) Qui se fa.il par miracle ;qui tient «lu miracle. — Par exagéra-tion, surprenant; admirable. — * ils’applique quelquefois aux personnesdans les deux sens. A.
MIRAGE, s. m. Phénomène d’op-tique sur mer et dans les désertssablonneux, * qui est l'effet d • la ré-fraction, cl qui fait paraître au-dessusde l'horizon les objets qui n’y sontpas. A. * Ainsi, par l’effet du mira-ge, on croit voir, au milieu des sa-bles de l'Egypte» des oasis, d’unegrande étendue d’eau.
MiRAILLÉ , ÉE, adj. (mouillezles II) T. de Blason. Il se dit, 1° desailes de papillon et des queues depaon, qui ont des marques rondesd’un émail différent ; 2° de certainsoiseaux dont les plumes paraissentde diverses couleurs qui ne leur sontpas naturelles. (Du mol miroir ; par-ce que ces couleurs en imitent le
brillant.)
•MiRAILLET, s. m. Poisson dugenre de la raie. B.
MIRAMIOIN'ES, s. f. Religieusesqui élevaient de jeunes lilles, soi-gnaient tes malades. N. B.
MIRAMAMOLIN , s. m. Titre dedignité qu’Omar, second successeurde Mahomet, substitua à celui de Ca-life, et qui a été porté par les CalifesAbassides et Fathimites. C’est ainsi,du moins, que nos anciens Auteursécrivent ce nom, qui est une corrup-tion de l'arabe Emir-al-Mou-mcnin ,Commandeur des Croyants. Quelques-uns écrivent par contraction, Mira-molin. Trévoux dit que ce derniernom était commun à tous les Princesmaures.
MIRAUDER, V. a. (mi-ré-dé) Re-garder avec attention. Ce mol, quin’est que du style familier , est de lacréation de Madame de Sévtgné. Onoc le trouve que dans ses lettres, etparticulièrement dans celle où elle ra-conte le supplice de l’empoisonneuseBrinvilliers. (De l’italien mirare, prislittéralement, cl dans la mèinesigni-ficalion, du latin.)
* MIRCOLIOIY , s. m. Insectecornu, dans le sable. B.
MIRE, s. f. Espèce de bouton, anbout d’un fusil ou d’un canon, quisert ii mirer. — Prendre sa mire t sedit d’un Canonnier qui pointe le ca-non, et prend sa visée pour faire quele coup porte où il veut .—* Coins demire, morceaux de bois qui servent àhausser ou à baisser un canon, unmortier. — Point de mire , l'endroitoù l’on veut que le coup porte ;et, bgur., but auquel on tend.
MIRE, s. m. En t. de Chasse, san-glier de cinq ans.—Anciennemcnt.Mé-decin : dprès le cerf, laitière ; aprèsU sanglier, U mire. (Dans cette .ac-ception, du bas latin mcdicarins, faitdé trudicus. Uuet.)
Miné, partie, p. et adj. VoyezMirer. — En t. de Chasse f sanglier
MIR
miré . vieux sanglier dont les défen-ses sont recourbées en dedans.
MIREMENT , s. ni. (mi-re-man)T. de Marine. La terre , un vaisseauest en viiremcnt, lorsque les rayonsvisuels courbés par l’elfel de la réfra-tion, dans un air plus dense et bru-meux , font paraître les objets pluséb-vés qu’ils ne le sont réellement,et les font en conséquence découvrirde plus loin.
MIRER, v. a. [mi-rè) Viser: Mi-rer le but, le gibier\ et ncutraicment:Il mire longtemps et manque toujours.Mirer t dit Iloubaud, n'exprime quel’action de considérer: viser indiquela fui ou le terme de l’action. On mireun objet, et l'on rl.se à un but: Uncanonnier mire une tour , et vise à l'a-battre. ( Du latin mirare ou mirariregarder fixement .)—Mirer tm drap ,regarder à contre-jour une pièce dedrap déployée pour en apercevoirles défauts.— * Mirer des œufs, lesregarder en les plaçant entre son ccilet le jour, pour s’assurer qu’ils sontfrais.—Fig. et fam. Mirer vue place,un emploi, y aspirer, y viser A.
SE MIRER , v. réll. Se regarderdans quelque chose qui rend l'image :Se mirer dans un miroir, dans Veau.— On se mire dans ce parquet ; il esttint et luisant.— On se mire dans cettevaisselle ; elle est très nette et trèsclaire.—Fig. Se mirer dans ses plu-mes, faire paraître une grande com-plaisance pour sa beauté et pour saparure. Allusion au paon.
* MIRI, s. m. Impôt sur les ter-res en Turquie. B.
Minn>E, 8. f. (Fntomol.) Genred'insectes hémiptères, de la famille«le Sanguissuges, dont les yeux sonttrès gros, le corps triangulaire, et quisucent les insectes mous qu’ils saisis-sent sur les plantes.
♦MIRIFIQUE, adj. Admirable,surprenant. Style plaisant. Voltaire.
* MIRIOFLE, s. m. Plante de lafamille des Naïades. B.
* MIRI3 , s. m. Genre d’insecteshémiptères. N. B.
MIRLIFLORE, s. m. Un agréable;un merveilleux. Style famil.
MIRLIHOT, Voy. Mèlilot .
* mirliton , s. m. llûle A l’oi-gnon, formée d’un roseau garni depelure d’oignon par les deux bouts.Refrain populaire. B.
mirmioo.n , s. m. Jeune hommede petite taille et de peu de considé-ration. (Du grec murmêdôn bataillonde fourmis , dérivé de murtnos oumurmex fourmi. Les Eginètcs furentappelés Minnidons, parce qu’ils ha-bitaient sous terre comme les fourmis;on parce que, suivant U Fable, ils ti-raient leur origine de fourmis méta-morphosées en hommes par Jupiter ,pour repeupler l*He d’Egine, aprèsune peste. Conformément à cette éty-mologie , on écrirait mieux Myrrni-rfûA.) — Homme qui s’oublie et quiveut disputer quelque chose A desgens au-dessus de lui. * U se dit Gg. de
MIR
ceux qui ont des prétentions exagé-rées et ridicules, qui font de vainsefforts pour paraître supérieurs auxautres cl à eux-mémes : Des mùrai-dons en littérature. A. Style fam.et plaisant ou critique.
MIRMILLONS, s.m. pi. (mir-mi-glion, en mouillant les II) Gladiateursarmés d’un bouclier, d’une faux , etqui portaient sur leur casque la figu-re d’un poisson. Les Romains leuravaient donné le surnom de Gaulois.(Du latin mirmillones , dont la signi-fication est la même, fait à ce qu'oncroit de mormyra morue.)
* MIROBOLAN, s. m. Plante di-cotylédone de la décandrie monogy-uie. B.
MIROIR, s. m. (mi-roar) Corpsdont la surface représente par réfle-xion les images des objets qu'on metau devant. (De mirer , se mirer.) —Dans un sens moins étendu, glace deverre unie et étamée parderrière, quireprésente les objets placés devant.— Par extension, l’eau d'un puits,d’une rivière, etc .—* Se dit, fig. et ausens moral, de ce qui représente unechose et la met en quelque sorte de-vant nos yeux : Cet homme est un mi-roir de vertu , de patience• La satireprésente son miroir aux hommes pourles faire rougir de leurs vices. Lesyeux sont le miroir de Vaine. A.—Ent. de Maçons, cavité dans le pare-ment d’une pierre, causée par unéclat quand on la taille. — En t. deMarine, cadre ou cartouche de me-nuiserie placée A l’arrière du vais-seau, chargé d'armoiries et quelque-fois de la figure qui donne son nomau vaisseau.—En t. d’Faux-et-forèts,places entaillées sur la tige d’un ar-bre et marquée avec le marteau.-—
* Instrument «le chirurgie.—Plaque ,reflets métalliques sur la couverturedes ailes do certains oiseaux. N. —
* Papillon de jour, espèce d'argus.—Miroir de Pénns , Voyez Gantc-lée. — Miroir-d'ànc , chaux sulfa-tée. B.
Miroir plan, dont la surface estplane.— convexe, dont la surface estconvexe. — cotuavc, dont la surfaceest concave. On entend ordinaire-ment par miroirs concaves , ceuxd’une concavité sphérique. — cylin-drique, parabolique, elliptique, mi-roir terminé par une surface cylindri-que , parabolique ou elliptique. —prismatique, composé de surfaces pla-nes, inclinées les unes aux autres, etqui ont chacune ta figure d’un paral-lélogramme. — pyramidal, dans le-quel les surfaces planes qui le com-posent sont triangulaires , et incli-nées les unes aux autres de manièreque les sommets de tous les trianglesse réunissent pour former le sommetde la pyramide. — ardent. Voy. cemot.— Miroir des Incas , nom qu'ona donné anciennement au fer sulfurépoli.
* MIROITANT, ANTE. T. d'ÏIisLnat. Qui offre des reflet* brillant*