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le titre de Ministère : Sous le minis-tériat du Père Àndré.
MINISTÉRIEL, ELLE, adj.* O 1 '»appartient, qui a rapport au minis-tère , qui est propre à un ministre ;Politique , lettre , réserve ministé-rielle. — Qui est partisan du minis-tère, dévoué au ministère : Député,parti J journal ministériel. Danscette acception il est quelquefoissubstantif; cVsf un ministériel- —Au palais , officiers ministériels , offi-ciers publics ayant qualité pourfaire certains actes , tels que les no-taires , les avoués , les huissiers, etc.A. — On dit en parlant du Pape ,qu'il est 1c Chef ministériel del'Eglise, dont Jcsus-Christ est leChef essentiel .
* MINISTÉRIELLEMENT , adv.Dans la forme ministérielle. A.
MINISTRE , s. in. Celui dont onae sert dans l’exécution de quelquechose. Il ne se dit que dans les cho-ses morales s Tls*est fait le ministredes passions des grands. Il s’emploietoujours au masculin. Ainsi c’est àtort que Racine a dît (la Xhékaidt?) :
Une troupe insotente »D’un fier usurpateur miuistre violeute.
(Du Int. minister,)— Homme public,chargé des affaires principales duGouvernement. Ministre de ta guerre,de la marine , etc. — * Ministresd'Etat , ministres sans portefeuille ,ministres qui n’onl pas de départe-ment , et qui ne sont appelés quepour le conseil. — Ministre se ditaussi des ambassadeurs , des hautsAgents diplomatiques envoyés prèsdes puissances étrangères. A.—bansquelques ordres religieux, le supé-rieur du couvent. — * Les ministresde Dieu , de la parole de Dieu , deJésus-Christ f de t Evangile, de la re-ligion ; les ministres des autels , lesprêtres en général. A-—Chez les Lu-thériens et les Calvinistes, ministredu saint Evangile , ministre de laparole de Dieu * ou simplement mi-Ul stre , celui qui fait le prêche.
MlNISTREniE, s. f. (mi-nis-tren *fl) Charge de Supérieur, dans uncouvent de MatUurins.
MINIUM, s. m. (mi-ni-orne) Chainou oxyde de plomb rouge, — Mini unnat if, le plomb carbonate terreux cirougeMre des Minéralogistes moder-nes.
* MINNINGER, s- m, sing. et pLPoètes allemands dans le genre destroubadours. (Mot allemand, Chan-tres d'amour») B.
MINOIS , s. m. (mi-noa) Visaged'nnc jeune personne, plus jolie quebelle. Il est familier. (De mine, air devisage.)
MlNON.s.m.Nom que les enfantsdonnent aux chats.
MïnouaTIF , S. m- Remède quipurge doucement, voy. Afirtornd-on.
MINORATION, S. f- (mi-no ra-c **ni) T. de Médecin. Evacuation lé-
jère et, modérée qui ne fait qoe di-
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minuer la quantité dus humeurs sans )y exciter de trouble ou de mouve-ment considérable, (bu latin mino-ratio , fait de minorare amoindrir ,diminuer.)
MINORITÉ, s. f. * Le petit nombre par opposition à Majorité : Auminorité des vois, des votants, desFrançais.Minorité d'une assem-blée, la partie la moins nombreuse .qui combat certaines opinions , cer-taines mesures préférées par la par-tie la plus nombreuse : La minoritéa gagné quelques vois . À. — Etatd'une personne mineure. — Le tempspendant lequel elle est mineure. —Onledit quelquefois absolument et sansrégime, en parlant de la minorité desRois.
minot, s. m. ( mi-no) Mesure quiest proprement la moitié de la mi-ne. — Ce qui est contenu dans leminot.
MINOTAURE, s. m. (Astronom.)Nom donne à la Constellation du Sa-gittaire et h celle du Centaure. _
•Monstre fabuleux, demi-homme etdemi taureau.
MINUIT, s. m. (mi-nui) Le mi-lieu de la nuit. * On dit minuit estsonné et non pas a sonné. Minuit ne js’emploie pas au pluriel. Gr. des !Gram.
MINUSCULAIRE, s. m. (mi-nus-kn-lè-re) Commis des fermes et desgens d’affaires chez les anciens Ro- 1•nains. (Du Int. minuscnlaritts , faitdans le même sens , de minusculnsun peu plus petit.)
MINUSCULE, s. f. Se dit des pe-tites lettres dont les Imprimeurs seservent, appelées ainsi pour les dis-tinguer des majuscules ou capitales.Du latin minuscnlus un peu pluspetit, fait de minor ; littera minus-cuïa.)
MINUTE , s. f. La soixantième| partie d’une heure.—Petit espace detemps : lin i/a quune minute qu'il est ,sorti. —En Géométrie et en Aslrono 1mie, la soixantième partie d’un de-gré- (Du latin minutus petit, fait deminuere diminuer.) — Brouillon d’un,. c rit.— p,.|jt caractère donl on se
sert pour écrire les actes originaux! 1 1 publics.—l/original des actes quidemeure chez les Notaires.—L'origi-nal des sentences, des arrêts, desprocès-verbaux qui demeurent auGreffe.— Dans l’art de lever les plans,le dessin qu’on a tracé géométrique-ment ou à vue sur le terrain mêmedont il est la représentation.
Minutes proportionnelles , dansI ancienne Astronomie, les soixantiè-mes parties de l’excentricité.— -Minu-tes d'incidence , mouvement de la lu-ne depuis le commencement d’uneorlipse jusqu’au milieu.— Minutesd expurgation ou tVcincrsian , mou-vement de la lune depuis le milieu del’éclipse jusqu'à la fin.
MINUTER, v. a. (mx nu-lè) Faire1**1 minute, le brouillon d’un écrit.-—Ecrire très fin. N. B.—Quelquefois
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et fig. Projeter ; Jl minute son départ,sa retraite ; et ueutralcmenl, il minu-te de partir , etc,
minutie, s. f. (mi-nu-d-e) Ba-gatelle ; chose (rivote. Minutie dési-gne proprement le peu de conséquen-ce d’une chose; babiole , le peu d’in-térêt ; bagatelle , le peu de valeur; vé-tille, la futilité ; misère, la nullitéd’une chose qu’on ne doit compterpour rien, (bu latin minutia ou minu-ties, qui signifie proprement pous-sière , parcelle, etc. fait de minutusmenu, petit.)
MINUTIEUSEMENT, adr. ÀVCOminutie*
MINUTIEUX, EUSE, adj. (mi-nu-cicv, iett-ze; en vers, ci-eu, i-eu-ze)Qui s’attache aux minuties, qui s’enoccupe trop.— * Il se dit aussi deschoses: Recherches minutieuses: exac-titude minutieuse. A.
Ml-FAllTl, JE. partie, p. de Mi-partir , qui n’est pas eu usage. Com-posé de deux parties égales maisdifférentes : Robe mi-partie d'écar-late et de velours noir. — Partagé parmoitié : Les avis sont mi-partis. —Chambres mi-parties, composées de.luges moitié Catholiques et moitiéCalvinistes. Elles ont été suppriméessous Louis xiv.— Ecusmi-partis (Bla-son), «leux écus coupés par la moitiéet joints ensemble par nu seul é«u :de sorte qu’on ne voil que la moitiéde chacun.
MI-FARTIR, v.a. Voyez Mi-parti.
MlQUKLETS, s. m. pl. (mi ke-li)Bandits qui vivent dans les Pyrénées,principalement sur les frontières dela Catalogne eide l’Aragon : * L*Es-pagne avait un corps de miqnelct%dans ses troupes. —Soldats formant lagarde particulière des capitaines| généraux, ou gouverneurs de provin-! ce , eu Espagne. A.
| MïQUELOT, s. m. {mi-ke-lo) Po-j (il garçon qui va en pèlerinage ài Saint-Michel, et qui se sert de ce.prétexte pour gueuser. — Pop. l'airele miquelot, affecter une mine hy-pocrite.
MIRAR, s. f. Etoile lixe qui est aucou du Cygne.
MIRABELLE, s. f. (mi-ra-hh-le)Espèce de petite prune très bonne àconfire.
MIRACH, s. m. Etoile fixe dansla ceinture d'Andromède,i MIRACLE, s. m. Fdfct de la puis-sance divine contre l’ordre «le la na-ture. (Du latin miracnhnn, lait de mi-rari admirer.) Parexngcration, 1 "cho-se rare et extraordinaire. Yoy. Mer-veille. — 2* * Tout ce qui fait naîtrel'étonnement, l'admiration: Cette fem-me est un miracle de beauté. A.—Ondit famil* C'est un miracle que dovous voir. —Kami!. À miracle, a«lv.Parfaitement bien ; Cela est fait à mi-racle.—Cela peut sc faire sans mira-cle , aisément.
MlltACL'LEüSEMErVT, ailv. (mi-ra-ku-Icit-ze-man) D’une manière mi-raculeuse ou surprenante.