194 MOL
MOLÈNE, s. f. Plante. Voy. Bottil-lon blanc.
MOLEH, T. n. ( mo-U ) T. <lc Ma-rine. Faire vent arrière ou preudrelèvent en poupe.
MOLESTER, V. a. Chagriner,lourmenler. Il dit plus que le premier,et moins que le second. (Du lnl. mo-lestare, (ait de molestas fâcheux,importun, etc.)
* MOLETOIR, s. m. Verre scellésur une pierre et frotte de potée. B.
MOLETTE , s. f. ( mo-U-te) Partiede l’éperon en forme d’étoile, aveclaquelle on pique le cheval. (De sarondeur semblable à celle d’une pe-tite meule, en latin mola. Ménage.)—Morceau * de m a rbre, de verre, etc.,taillé ordinairement en cône , dontla base est plane, et sert à broyer descouleurs ou d’autres corps, sur lemarbre, le verre , etc. A. — * Pin-cettes d’orfèvre. N.— * Epi de poilsau front du cheval. B.—Tumeur mollequi vient A côté du boulet d’un che-val. — Morceau de bois sur lequel leMiroitier travaille le verre de la lu-nette.— Petites roues que l’Horlo-ger emploie aux conduites du cadrand'une grosse horloge.
MOLlÈltE , s. f. Carrière depierre dure d’ou l’on tire les meulesde moulin. (Du latin molaris , fait dumola meule.)
MOLINE , s. f. Sorte de laine queles commerçants de Baïonne tirentd’Espagne.
* molinéS, s. m. pl. Plantesde l’octandrie. B.
MOLI.MSME , s. m. Sentiment,opinion du Jésuite ilolina sur laGrâce. <
MOLIMSTE , s. m. Disciple, par-tisan de Molina.
MOLINOSISME , s. m. ( mo-li-no -eis-me) Doctrine de Molinos prêtreEspagnol, la même que le Quiétisme,dont ce Molinos fut l’auteur. VoyezQuiétisme.
molinosiste , s. m. Sectateurde Molinos.
* MOLLAH , s. m. (On fait ser.tirles deuxl) Docteur, prêtre musul-man qui fait, à certaines heures, laprière sur le toit de la mosquée. A.
MOLLASSE , adj. ( mo-la-ce ) Quiest trop mou (en latin mollis ), quin’est pas ferme. Il diffère de mollet.en ce que mollasse se dit de ce qui estdésagréablement mou au toucher, etmollet de ce qui l'est agréablement.
MOLLE , rOIVItlEK on I.ENTIS-QUE du PÉROU , s. m. Grand ar-bre du Pérou , 4 Ileurs rosacées , as-semblées en grappes , qui produitune baie semblable au fruit du poi-vrier , et dont ou relire par incisionune résine odorante , qui approchede la gomme éléini.
MOLLE, s. f. (mo-le) Botte d’o-sier fendu dont se servent les Van-niers et les Tonneliers.
MOLLEMENT , adv. ( mo-lt-man)Il ne se dit su propre que dans cesphrases « éT/r# couché mollement ,
MOL
dans un bon lit. S'asseoir mollement ,sur un siège bien mou. — Fig. 1°Faiblement; lâchement. — 2° D’unemanière molle et efféminée. — * 3°avec un abandon gracieux :Se balan-cer mollement. A.
* molles , s. m. pl. Famille delérébinlhes. B.
mollesse, s. f. ( mo-lè-ce ) Qua-lité de ce qui est mou. (l)u latin mol-lities.) — * En parlant du climat,température douce et molle. — Sedit aussi en parlant de la complexion,du tempéramment des personnes.A. — Fig. 1° Manque de vigueur etde fermeté d’ame.— 2° Vie oisive etvoluptueuse. — * 3° Excès d’indul-gence. A. Marmontel (luette ) a faitmollesse synonyme de repos : Jevoudrais que la mollesse fût le prixdes travaux guerriers. Ce mot nepeut être pris dans celte acception—En t. de Peinture, La mollesse deschairs , l’imitation naïve de la llexi-bililé des chairs. La mollesse des con-tours, cet ondoyant que l’on souhaitedans le trait des figures des jeuneshommes cl des jeunes filles. — * Enlittérature, certain abandon gracieux,certaine douceur de pensées et destyle. A.
MOLLET, ETTE, adj. [mo-lè ,e-te) Qui n’est pas dur: Un lit mol-let. Pain mollet , pain blanc , léger.Voy. Mollasse. (Du lat. mollis.)
MOLLET, s. m. ( mo-lè ) I.e grasde la jambe.—Petite frange fort bassed’un lit, d’un siège.
MOLLETON, s. m. (mo-le-ton)Petite étoffe de laine , * de coton oude soie. A. , douce et mollette.
MOLLIÈRE, s. f. et adj. (mo-ftè-i’e)Terre molliCre, grasse et maréca-geuse. (Du lat. mollis .)
MOLLIFIER, v. a. ( mo-li-f-f)T. de Médecine. Rendre mou etlluide.
MOLLITENNES, s. m. pl. (F.n-tomol. ) Famille d’insectes. VoyezApali/tres. (Du latio mollis mou , clpenna aile.)
MOLLIR , v. n. (mo-lir) Devenirmou. — Manquer de force , de vi-gueur : Ce cheval mollit, il bronche.— Au fig. Céder lâchement lorsqu’ilfaudrait tenir ferme.
* MOLLUCELLES, I. f. pl.Genre de labiées. B.
MOLLUSQUES , s. m. pl.lus-ke) T. de Zoolog. Classe d’ani-maux marins non vertébrés , qui ontdes vaisseaux, une moelle nerveuse ,simple, sans membres articulés. (Dulatin mollis mou , â cause de la mol-lesse de leur substance.)
MOLO, s. m. En t. de Chamoi-seur, la première huile qui sort despeaux en apprêt.
* MOLOCIIITE , s. f. Pierre pré-cieuse. B.
* MOLORQUES, a. f. p|. Coléop-tères. B.
MOLOSSE, s. m. Dans la Poésiegrecque et latine, pied de vers com-posé de trois longuet; ainsi nommé
MOM
ou d’une danse des Molosses, ancienpeuple de l’F.pire, ou parce que,dans le temple de Jupiter surnomméMolosse , on chantait en mémoire deMolosstts, fils de Pyrrhus et d’Audro-maque, des odes dans lesquelles cepied entrait.
* MOI.URINES, s. m. pt. Geurede earyophyllées. B.
MOLUQUE, s. f. ( mo-lu-ke)Plante annuelle, originaire des Mo-loques, 4 Heur labiée, et qu’onnomme aussi Mélisse des Mohtgnes.On connaît encore la Moluque épi-neuse, et la Moluque en arbrisseau,originaire de Perse.
MOLV, s. m. (mo-li) Sorte deplante bulbeuse , dont il y a plu-sieurs espèces. On lit dans Homère,qu’Ulysse étant près d’entrer dans lepalais île Circé, où ses compagnonsavaient tléjù été changés en bêtes,Mercure lui montra le malt/ commeun sùr préservatif contre toute sorted'enchantements. Celle plante mer-veilleuse n’est point celle que nousconnaissons sous ce nom. (Du lalinmolt/, pris dans la même significa-tion , du grec molli.)
molyrdate, s. m. ( Chimiemod.) Sel formé par la combinaisonde l'aciile moli/hdique avec une base.
MOI.yddf.nf. , s. f. ( mo-lib-di -ne) Substance métallique douce etgrasse au toucher , et dont la cou-leur approche beaucoup de celle duplomb. (Du gr. mohilidaina masse deplomb ; fait de molubdos ou molibdosplomb , parce qu’on a longtemps re-gardé celle substance comme unemine de plomb.)
MOI.YliniQUE, adj. (Chimiemod.) Acide mohjhdique, acide ob-tenu par l'oxygéualisn de la mo-libdène.
MOLYItmTE, s. f. (Minéral.)Pierre minérale qui contient des par-ticules de plomb. (Du grec molubdosplomb.)
molyudoïde , s. f. ( mo-lib-do-ï-de) Espèce de mine de plombmoins pesante, mats beaucoup plus•litre que la commune. (Du grec mo-lubdos plomb, et eidos forme, res-semblance.)
MOM ou MON DE BRUNSYVICK ,s. ni. Sorte de bière très forte qui sefabrique 4 Brunswick , et que lesHollandais transportent aux Indes.
* MOMENEL ,s. m. Singe cyno-céphale. II.
MOMENT, s. m. (mo-man) Pe-tite partie du temps; instant : aveccette différence, selon Girard, quele mot de moment a une significationplus étendue ; il se prend quelquefoispour le temps en général, et il estd’usage dans le sens figuré. Le motd’instant a une signification plu*resserrée; il marque la plus petitedurée du temps , et n’est jamais em-ployé que dans le sens littéral.—EnMalhéin. et dans les calculs de l’in-fini , quantité censée infiniment pe-tite. C’est ce qu’on appelle plus com-