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faire des cabales. —Quelques-uns ledisent pour faire Je monopole.
MONOPOLEUR, s. in. Celui quifait le monopole, qui cherche à ven-dre seul quelque denrée , etc. —Abusivement et odieusement. Trai-tant; Commis à la levée des droits.
* MONOPOLISER, V. a. et n.Exercer le monopole. Mot nouveau.B.
MONOPTÈRE, s. m. Temple ronddes Anciens, sans murailles,et dontla couverture n’était soutenue que surdes colonnes. — Poisson du genredu gade, du scombre. B. (Du grecmonos seul, un, et ptéron aile; bâ-timent î'<* n'a qu'une aile.)
MONOPTOTE , adj. Sc dit , enGrammaire, des noms grecs et latinsqui n’ont qu’un cas, qui sont indé-clinables. (Du grecmouos seul, uni-que , clplôsis chute ou cas ; racine ,piplô je tombe.)
* MONOPYRÈNE, adj. Fruitma-nopyrène , qui ne renferme qu’unnoyau. (Du grec vionos *eul,pi<ra/*noyau.) ti.
* MONORCHIS, s. m- Qui n’aqu’un testicule. (Du grec monos seul,orchis testicule.) b.
* MONORCUITE , s. »-v Priapo-litbe 6 un seul testicule. B.
MONORIME, s. m. Sorte dePoème dont tous les vers sont surla même rime. (Du grec monos seul,unique , et rhutmos rhylhme, jus-tesse , cadence, d’où est venu le motfrançais rime.)
MONOSrERMATIQUE, adj. [mo-no-sp'erma-ti-ke) T. de Bol an. Quin’a qu’une semence en parlant desplantes. (Dugr. monos seul, unique,et sperma , semence, graine.)
MONOSPERME , adj. (Botan.)Fruit monosperme , qui n’a qu’uneseule semence.
* MONOSTIGMATE , adj. T. deBot. Qui ne porte qu’un stigmate.
MONOSTIQUE, adj. ( monosti -ke) Se, dit en Cristallographie, descrystaux qui n’ont qu’une rangée defacettes autour de chaque base. ( Dugr. monos un , et stikos rang.)
MONOSTIQUE, s. m. Epigrammecomposée d’un seul vers. ( Du grecmonos un, et stikos vers.)
MONOSTYLE , adj. ( mo-no-sti-lo)Se dit en Botan. de la lleur qui n’aqu’un seul style. (Du gr. monos seul,un, et stulos style. Voy. ce mut.)
MONOSYLLABE, adj. et s. m.(mo-no-ci-la-be) Qui n’est que d’unesyllabe. Le mol/Jieuest monosyllabe ,est un monosyllabe. (Du grec monosseul, unique, et sullabê syllabe.)
MONOSYLLABIQUE, adj. (mo-no-ci-la-hi-ke ) Fers monosyllabiques ,ceux dont tous les mots sont des motsmonosyllabes .— * Use dit aussi desvers d’une seule syllabe. A.
MONOTUÉL1SME, s. m. Hérésiedes monothèlites.
MONOT1UÉHTES , i. m. pl. Hé-rétiques du septième siècle, quin’admettaient en Jésus-Christ qu'un-
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seule volonté. (Du gr. monos un, et
thëîo je veux.)
MONOTONE, adj. Qui est toujourssur le même Ion : * Chant, décla-mation monotone. <0n dit dans unSens analogue, un bruit monotone .—Par extension , acteur, orateur mo-notone , dont le débit a de la mono-tonie. A. (Du grec monos un , seul,et tonos ton.)—Fig. t° D’une unifor-mité fatigante, en partant du style,etc. * Une tic monotone, des plaisirsmonotones . A.—2° Én Peinture , quiest égal de tou et de couleur, qui estfade , gris, etc.
MONOTONIE, s. f. Uniformitéennuyeuse de ton dans le discours,dans le chant, etc. Voy. Monotone .—Au fig., grande uniformité dans lestyle, dans les tours, les figures d’unouvrage.— * Par extension, manièrede vivre qui est toujours la même.A.
* MONOTRÊME, s. m. Mammi-fère de la Nouvelle-Hollande, quilient des oiseaux et des reptiles. N.
MONOTRÏGLYPHE , S. m . (mo-no-tri yli-fe) T. d’Architcct. Espaced’un seul triglyphe entre deux colon-nes ou deux pilastres. (Du grec mo-nos seul, et trigluphos triglyphe.Voy. ce mot.)
MONOXILO, s. m. (Marine) Es-pèce de bateau fait d’un seul troncd’arbre , en usage dans la merAdriatique. (Du grec monos uu , etfilon bois.)
MONS, s. m. (l'$ se prononce)Abréviation méprisante du mot mon-sieur.
MONSEIGNEUR t S. m. au pl.Mcsseiyneurs, et autrefois dans lesrequêtes au conseil, etc. Nossei-yneurs . {mon-ce-gnenr) Titre d’hon-neur employé à l’égard de certainespersonnes constituées en dignitééminente, etc.—On appelait siui|>le-ment monseigneur, le dauphin , (ilsde Louis XIV. (Réunion des deuxmots mon et seigneur eu un seul.Voy. Seigneur .)
MONSEIGNEURISER, v. a. Trai-ter de monseigneur ; donner dumonseigneur. Style plaisant et cri-tique.
MONSIEUR , au pl. messieurs , s.m. ( mon-cieu , mc-r.ieu) Qualité, titreque l’on donne à un homme par hon-neur, par civilité ou bienséance.—Ou appelait absolument monsieur,le frère unique ou aîné du Roi. (Desdeux mots mon et sieur. Voy. Sieur.)— * Messieurs , se disait autrefoisabsolument, au parlement et dansles autres cours souveraines : Un demessieurs. — Monsieur , se dit, parles domestiques d’une maison , duchef, du maître de cette maison :Monsieur est sorti. — Il sert aussi àdésigner tout homme dont le langageet les manières annoncent quelqueéducation : appelez ce monsieur. —Il se joint quelquefois à un termed'injure : Monsieur le sot. Fam. C'esttut vilain monsieur, c’elt un homme
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difficile & vivre. Par mépris, mon petitmonsieur. — Prune de monsieur, sortede prune ronde , d’un beau violet.C’est aussi le nom d’une nuance delu couleur Violette ; Une robe prunede monsieur. A.
Fam. et popul. Faire le monsieur,faire l’homme de conséquence. — Uest devenu, gros monsieur ^ il a faitfortune.
* M0N80NE9, ». {. pL Famillede géraniums. B.
monstre , s. m. Prodige qui estcontre l’ordre de la nature. En cesens c’est un latinisme peu usité. *—Animal qui aune conformation con-traire à l’ordre de la nature. * Il sedit aussi des végétaux. A.— * Sortede petits ciseaux. N.—-Au fig., eequiest extrêmement laid et difforme.-—Plus figurément encore, personnecruelle et dénaturée. — Par exagéra-tion, poisson d’une grandeur extraor-dinaire : On a servi dès monstres surla table. (Du latin monstrum. ) —Monstre cCingratitude , (Vavarice,de cruauté , personne très ingrate ,très avare , très cruelle. —* Fig. Sefaire un monstre de quelque chose ,s’imaginer qu’une chose est ires pé-nible , très difficile. — Poétiq. Lesmonstres des forêts, les bêtes férocesqui habitent les forêts. — Monstresmarins , les grands cétacés. A.
monstrueusement , adv.(mons-tru-eu-ze-rnan) Prodigieuse-ment ; excessivement.
MONSTRUEUX , EUSE , adj.(mons-tru-en) Qui est d’une confor-mation contraire à l’ordre de la nature.* H s’emploie dans la même signifi-cation, au sens inoral : Union mons-trucuse d'idées , d'expressions. A. —Prodigieux, excessif dans son genre;Tête monstrueuse , poisson mons-(meus En parlant des choses mo-rales, vicieux à l’excès : Avaricemonstrueuse. ( Du lal. monstruosus.)
monstruosité, s. f. Caractère,vice de ce qui est monstrueux.— Plusordinairement, chose monstrueuse, aupropre et au figuré.
MONT, s. m. (mon) Montagne ;avec celte différence que ce derniermot exprime une masse plus consi-dérable <jue le premier. Le mont estproprement opposé au vallon , et lamontagne à la plaine. Mont ne se ditguère en prose qu’avec un nompropre: Le mont Etna. (Du latinmons , montis .)— En Chiromancie ,certaines petites éminences daus lapaume de la main , à la racine desdoigts, auxquelles les chiromanciensont, sous raison ni fondement, donnéle nom des planètes.—Au pluriel, lesmonts , ordinairement les Alpes.
Le double mont, poétiquement, leParnasse.—Pro \. Promettre des montsd'or ou montsr.t merveilles, promettrede grandes richesses, de grandsavantages. —Par monts et par vaux ,de tout côté.
Mont-de-piété f lieu oA l*on prêtesur des nantissements è un iutérêf