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Tome second.
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MUS*

MUGIR , v. n. Crier , en parlantdes taureaux , des bœufs et des va-ches. ( Du latin mugire. ) — * Il sedit, fig. , de la voix humaine quandon In force , et qu’elle approche dumugissement : Cet homme mugissaitrte colère , de fureur , de douleur. A.

— Fig. il se dit des vents et des flots :Les vents déchaînés mugissent ; lesflots mugissaient.

MUGISSANT, ANTE, adj. verbal.Qui mugit : Un taureau mugissant;les ondes mugissantes. (Du latin mn-gipns. )

MUGISSEMENT, s. m. (mu-ji-ce-tnan) Le cri naturel du taureau ,delà vache , du bœuf. (Du latin mn-gitus. ) —On dit au fig. Le mugisse-ment de la mer , des vagues f * d'unvolcan , des vents , etc. A.

MUGUET, s. m. (mu-ghe) Plantefori agréable , à fleur campaniforme,qni vient au printemps dans les val-lées et dans les lieux ombragés. OnRappelle aussi Lis des vallées. ( Sui-vant Ménage, du latin muscatns mus-cat, dont il prétend , d'après Sau-maise, que le neutre muscatum a étéemployé dans le sens A* aromate. Lemuguet est lilium muscatum, lis aro-matique , comme nux muscata signi-fie noix muguette ou muscade. ) —Fig. etfam. Galant auprès des Dames,toujours paré , pomponé , parfumé ,etc. Tl fait le muguet. — Muguet deslois, petit Muguet , Hépatique ètoi-

’ Espérale odorante , plante agrestedu même genre que le Muguet.

MUGUETER , v. a. ( mu-ghe-té )Faire le muguet , le galant ; Tl mu-guette tontes les Dames. *On l’em-ploie aussi neulralement : Il ne faitque mugueter. Fam. et peu usité. A.

— Fig. et fam. Epierl’occnsion d’ob-tenir ce qu’onsoubaiteiAfwyueter unecharge. En ce sens il vieillit.

* MUHARREM , s. m. 1 er moisde 1’ année turque. B.

MUID , s. m. (fin/.*) Sorte demesure de grain , de sel, de char-bon, de plâtre , de vin , etc., inusitéeaujourd’hui. Le muid de hlé 9 mesurede Paris , tenait 12 sétiers ; le muiddevin , 288 pintes. A. * Eu Suisse,le muid du canton de Fond , ou 10*acs, vaut 1550 litres ; le muid ducanton de Neuchâtel , ou 192 pots ,vaut 368 litres 64/100 ; le muid deBerne , ou 12 quarterons , vaut 168litres 1348/10000; \e muid de Zurich.ou 90 pots, vaut 164 litres 16/100;dans les cantons concordants de laSuisse, tels que Berne, Zurich , elc.,le muid n’existe plus. — (Du latinmodium ou modius. ) — Vaisseau ,futaille qui contient la mesure d’unmuid de vin , etc. — Fam. Etre groscomme un muid t extrêmement gros.

MUIRE , s. f. A Salins , Fcaudesfontaines salantes , lorsqu’elle a étéreçue dans les poêles, et que l’éva-poration en a été poussée jusqu’à uncertain point. (Du latin muuria sau-mure. )

MUI.ÀTRE s.et adj.m. et If. Q»el-

MUL

ques-uns disent au fém. Mulâtresse.Nom qu’on donne dans les Indes auxenfants d’un Nègre et d’une Indienne,ou d’un Indien et d’une Négresse.Ceux qui sont nés d’un Indien et d’uneblanche sont appelés Métis , et ceuxnés d’un Sauvage et d’une Métissesont nommes Jarnhos. Ils sont tousdifférents en couleur et en poil. (Demulet , animal engendré de deux dif-férentes espèces.) *L'Académie et laplupart des Dictionnaires définissentMulâtre , qui est né d’un nègre etd’une blanche , ou d’un blanc etd’une négresse.

MULCTER, v. a. (mulk-tè) T.de Palais. Condamner à quelque pei-ne ; punir.— * Par extension , mal-traiter , vexer : Il a été horriblementmnlcté dans cet écrit. A. (Du latinmulctare ou multare. )

MULE , s. f. Animal de somme,engendré d’un âne et d’une cavale ,ou d’un cheval et d’une ânesse , etqui est stérile. (Du latin mula. ) —Pantoufle. Il ne se dit, en parlantdes hommes , que de la pantoufledu Pape , sur laquelle est une croix :Baiser la mule du Papa. (Du latinmulleus , sous-entendu calceus. ) —Espèce de brodequins de couleur depourpre, dont se servirent d’abordles Rois d’Albe , puis les enfants desSénateurs , et enfin les seuls empe-reurs (ainsi nommés, suivant Isidore,etc. de mullus mulet, poisson decouleur rouge comme ces brode-quins. ) —Espèce de chaussure sansquartier , à l’usage des femmes. —Au plur. sorte d’engelures qui vien-nent aux talons. ( Suivant le Duchat,de ce que ces engelures rendent lestalons rouges et luisants comme lecuir roussi , dont on fait ordinaire-ment des mules à l’usage des hommes.)— * En t. d’Art Vétérinaire , fentesou crevasses qui se montrent sur lederrière du boulet du cheval, et d’oùsuinte une sérosité fétide .* Ce chevala des mules dans le paturon. A.

Prov. Ferrer la mule , profiter surl’achat qu’on fait pour un autre. Ceproverbe date du temps où les Con-seillers au parlement de Paris allaientau palais montés sur des mules : leurslaquais jouaient pendant la séance ,et pour avoir de l’argent, ils en de-mandaient à leurs maîtres , sous pré-texte que leurs mules avaient besoind’être ferrées.

MULET , s. m. ( mu-lè ) Animalde somme , engendré d’un cheval etd’une ânesse , ou d’un âne et d’unecavale. ( Du latin mulns. ) — * Il sedit en général de tout animal prove-nu de deux auimauxdedifférente es-pece, et qui n’engendre point.—Par extension , en Botanique , touteplante qui est le produit d’une se-mence fécondée parla poussière d’uneplante d’une autre espèce. A. — F,nt. de Vénerie , cerf qui a mis bas etqui n’a pas encore de refait. — EnIchthyologie , genre de poissons os-seux , holobranrhes. thoraciques ,

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de la famille des Léiopomes , dontle corps, recouvert de grandes écail-les lâches , peu adhérentes, est pres-que cylindrique. C’est à ce genrequ’appartient le Rouget, ainsi nomméde sa belle couleur écarlate. (Du lot.mullus . ) — Vaisseau de Portugal, demoyenne grandeur , qui a trois mâtsavec des voiles latines.

Prov. et fig. Garder le mulet , at-tendre longtemps quelqu’un avecennui. Voy. au mot Garder. —Etrerembourré comme un bât de mulet ,avoir beaucoup d’habits les uns surles autres. Style populaire.

MULETIER, s. m. (mu-le-tià)Celui qui fait métier de conduire desmulets.

MULETIÈRES, s. f. pl. (Pèche)Pièces de filets de la longueur de 40à 50 brasses chacune , qui servent àprendre des muges ou mulets.

MULETTE , s. f. ( mn-le-te ) T.de Fauconnerie. Gésier des oiseauxde proie. — La partie du veau quilui sert de sac ou de poche , et oùest contenue la présure. Tr. (Du latinmollis mou ; parce que cette parti'est toujours molle. ) — * Genre detestacés bivalves. N.

MULIER Ou MULOTÏER , S. m.

( mu-liè , rnu-lo-tiè ) T. de Pêche.Espèce de Cibaudière tendue en ra-voir sur des piquets , et qui sert àprendre des muges ou mulets.

MULLE , adj. f. Garance mulle ,nom qu’on donne â Amsterdam à ladernière qualité de garance.

MULON , s. m. Grand tas de selqu’on amasse sur le bord de la mer.

MULOT , s. m. ( mu-lo ) Espècede rat à queue rase et écailleuse ,qui vit ordinairement sous terre, dansles champs , dans les bois , elc. (Dulatin mus , mûris , rat, souris , donton a fait dans la basse latinité mu-rossns et mulotus. ) — * Mulot-vo-lant, chauve-souris des champs. B.— Prov. Endormir le mulot , amuserun homme pour le tromper.

MULOTER , v. n. (mn-lo-tê ) Ilse dit du sanglier qui fouille les trousdes 7/wfotapour en manger le grain.

MULQUINERIE , s. f. ( mul-ki-ne-rt-e ) Métier et commerce du Mul-quinier.

MULQUINIER , s. m. ( mul-ki-nié) Celui qui s’occupe des prépa-rations et du commerce des plusbeaux fils , particulièrement de ceuxqui sont propres pour la fabricationdes dentelles.

MULTANGULAIRE , adj. ( Géo-métrie ) Qui a plusieurs angles. Ondit plus ordinairement Polygone.( Du latin multus nombreux, et aji-gulus angle. )

MULTICAPSULAIRE , adj. (mul-ti-kap-sn-lè-re) Se dit en Botaniquedu fruit formé de plusieurs capsules.(Du latin multus nombreux , et cap-sula capsule. )

MULTICAULE , adj. (mul-ti-kô-le ) T. de Botanique. Se dit des plan-tes dont la racine produit plusieurs