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Tome second.
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MUS

maux qui ruminenl. (Du latin mus-ais mousse.)

MUSCULAIRE, adj. ( mus-ku-■■-re) T. (l’Anatomie. Qui s’insèredans les muscles; qui sort des mus-

* les; * qui a rapport aux muscles :

■ hair } veine, action y force muscu-

•re. A.

MUSCULE, s. m. Sorte de ma-J.'jne de guerre des Anciens , des-'* née à mettre les Sapeurs ù couvert.

, U latin musculus.)

MUSCULE , s. f. En Anatomie.Wn de deux veines de la cuisse,l’une interne, et l’autre externe.

MUSCULEUX, EUSE, adj. (mus-hu-leû, cv-zc) Plein de muscles :

Partie musculeuse. — Qui a lesmuscles très apparents et très forts :Homme musculeux. À.

* MUSCULITE OU MYTALITE ,*$• f. Moule fossile , pétrifiée ou mi-"èralisée. B.

* MUSCULO-CUTANÉ , adj. m.T. d’Anat. Se dit des muscles bra-chiaux voisins delà peau. N.

muse , s. f. (muse) Chacune desDéesses , qui, suivant la Fable,présidaient aux Arts libéraux. LesCluses, suivant Hésiode , étaient

• des de Jupiter et de Mnémosyne,l'-esse de la mémoire. (Du lat. musa,

; ns dans la même signification, du.rec mous a. ) — Au lig. et avec lespronoms possessifs ou la prép. depour régime, Poésie : Sa muse est

njouée, etc. La muse de Corneille■st sublime ; celle de fiacine est ten-dre, etc. Boileau (Sat. 10) a dit, dans!e même sens, et sans pronom:Jette enfin sur la muse un regard fa-vorable. Le pluriel les muses , si levers l’eût permis, aurait été plusexact. — En t. de Vénerie , com-mencement du rut des cerfs. — Mu-ses, au pl. Les Belles-Lettres. Cul-tiver les Muses ■ — Les Nourrissonsdes Muses, les poètes. — * Fig. Lesmuses grecques , les muses latines,les 7 mises françaises , etc ., la poésiegrecque, latine, française, etc. Dansce sens, muse se dit quelquefois ausingulier: La musc latine. A.

MUSEAU, s. m. (mu-ffd, s. d.)Celle partie de la tète du chien et dequelques autres animaux , qui com-prend la gueule et le nez. ( Du grecniutis, employé dans la même accep-tion et qui signifie proprement nez,narine. De muiis on a fait dans labasse latinité , musas , et ensuite soudiminutif muscllus, d’où vient immé-diatement museau .)—On le dit quel-quefois des personnes par mépris oupar plaisanterie. — En Menuiserie ,l’accoudoir des stalles d’un chœur ;parce que les Goths y sculptaient des

museaux ou inulles d’animaux._Fn

Serrurerie, la partie du pannetond’une clef; où sont taillées les dents ,entre lesquelles passenî celles du râ-teau. — * Museau long , poisson dug' nre du gymnote. B.

A REGORGE MUSEAU , adv.Excessivement, jusqu'à regorger, en

MUS

parlant des choses qui se mangent.Style popul.

MUSÉE, s. m. (mu-zè-e) Lieudestiné à l’étude des Beaux-Arts, desSciences et des Lettres, * ou à ras-sembler les productions, les monu-ments qui y sont relatifs. A. (Du lat.musceurn , fait du grec ?nouseion , dé-rivé de musa , du grec mou sa muse.)Le Musée était primitivement un lieude la ville d’Alexandrie eu Egypte,où l’on entretenait, aux dépens dupublic, un certain nombre de gensde lettres distingués par leur mérite.

MUSÉES ou MUSÉIES , S. f. pl.Fêtes Grecques en l’honneur desMuses. Les Thespiens les célébraienttous les cinq ans : chez les Macédo-niens, elles duraient neuf jours,conformément au nombre des Muses-

* MUSELER, v. a. Mettre unemuselière à un animal. —- Fig. Em-pêcher de parler. A.

MUSELIÈRE , s. f. (mu-ze-lie-rc)Morceau de bride qui passe sur lenez du cheval et qui est attaché à latêtière. — Morceau de cuir avec depetits clous qu’on met sur le nez desjeunes poulins. — Ce qu’on met àquelques animaux pour les empêcherdémordreoudepaUre. (De museau.)

MUSÉOGUAPK1E, s. m. VoyezMusœographe.

MUSER, v. n. (mn-ze) S’amuser* et perdre son temps à des riens :Cet homme ne fait que muser, fam. A.— Prov. Qui refuse muse', celui quirefuse quelque offre, etc. perd sou-vent une occasion qu’il ne trouveplus. ( Suivant Cascneuve , de l’alfi*-rnand musse loisir, oisiveté. SuivantHuet, du latin vacare musis\ parceque, dit-il, l’occupation des gensde lettres les éloignant de l’action etdu mouvement des gens du monde ,ils semblent être oisifs.) — En l. deVénerie, Les cerfs commencent U7nu-ser , à entrer en rut.

MUSEROLLE , s. f. (mu-sc-ro le)Partie de la bride qui se place audessus du nez (du museau) du che-val.

MUSETTE , s. f. (mtt-sè-te) Ins-trument de Musique champêtre , au-quel on donne le veut avec un souf-flet qu’on tient sous l’aisselle. —Air fait pour la musette. (Diminutifde muse, en latin musa, d’où l'on afait aussi musique.)

MUSÉUM , s. m. ( * on prononcemusêome. A.) T. lat. qui signifie ori-ginairement un lieu consacré auxMuses. Il se dit en français d’un ca-binet d’étude , et plus souvent d’uncabinet d’antiquités, d'histoire natu-relle, de tableaux, etc. * Il a lemême sens que le mot Musée ; ce-pendant on l’emploie plus particuliè-rement pour certains pays : Le mu-séum de Florence . A. (Du grec mou-scion, dérivé de mou sa muse ; parceque les Muses protègent les Beaux-Arts.)

MUSICAL, ALE. adj. (ww-c-hal) Qui appartient à ht

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MUSICALEMENT , adv. (mu-zïka-le-man) D’une manière musicale -

MUSICIEN , IENNE , s . (mu-zi-cien , iè-ne) Celui ou celle qui sait'la Musique , qui enseigne la Musique.— Plus ordinairement, celui qui faitprofession de composer ou d’exé-cuter de la Musique.

MUSICO , s. ni. Daiu les Pays-Bas , et surtout en Hollande , lieu oùle bas peuple, les matelots vontboire, fumer, entendre de la Musi-que , se réjouir avec des femmes dé-bauchées. * Au p). des musicos, ilvieillit. A.

* MUSICOMANE , s. m. Qui a lapassion de la musique. B.

* MUSICOMAME , s. f. Passiorrexcessive pour la musique. N. B.

MUSIQUE , s. f. (i mu-zi-hc )Science du rapport et de l’accord dessons : Savoir la musique ; composeren musique. (Du latin musica , fait dugrec mousilul , dérivé de mousamuse.) — Dans une acception plususitée , l’art de composer des chants,des airs, soit simples ou en partie,soit avec des voix ou avec des ins-truments : Composer en musique ;musique savante. — Chant, concertde voix ou d’instruments : Musiqueagréable ; musique vocale, instru-mentale, etc .—Compagnie de Mu-siciens attachés au service d’uneEglise, d'un Régiment, etc .—* Fig.Certains sons agréables ou désagréa -bles : La voix de cette femme estune musique délicieuse. A.

Notes de musique , marques pourfaire connaître les divers tons de la-Musique. — Livre, papier de musique ,livre , papier on les airs sont écritset notés.—Figur. et popul. Musiqueenragée, musique de chiens et dechats-, i° Musique discordante etchantée par de méchantes voix. —2° Bruit conhis de plusieurs per-sonnes qui se querellent. — Fi°ur.et provorb. i° Pays de musique , oùil y a du haut et du bas.—2° Hommeréglé comme un papier de musique ,extrêmement réglé. — Faire de Inmusique, l’exécuter par amusement,et non pas en composer.

* MUSlQUER , v. n. Faire la mu-sique. J.-.l. Rousseau. — v. a. Met-tre en musique. Grimm. Fam. et inu-sité. B.

* MUSOLEPSïE , s. f. Obses-sion des Muses; métromanie; géniepoétique. B.

MUSOPIIAGE , s. m. ( mu-zo-fa-je) Genre d’oiseaux grimpeurs de lafamille des Lcvirosfres , dont le becdentelé est d’une conformation touteparticulière, et qui se nourrissentprincipalement des fruits du bana-nier, appelé par les Botanistes,musa paradisiacu. ( Du premier deces deux mots, musa , el du verbe%\Qcphagô je mange.)

MUSQUIMER, s. m. (mus-ki-nié) Nom qu’on donne en Picardie,aux Tisserands qui font de la ba-tiste , de la mi-hollande , etc.