218 MÛT_
MUSQUÉ , ÉE , p. p. de .1 îusquer,Ct adj. Parfumé avec du ?m/sc. —Par extension, fruits musqués , quisentent un peu I amuse. —Fig. et fam-Paroles musquées, obligeantes etflatteuses. Fantaisies musquées , ca-price des gens riches, des joliesfemmes , etc. * Écrivain , orateur ,poète musqué , qui a trop d’appr'et, derecherche, qui affecte les ornements{utiles : On dit, dans le même sens,style musqué , phrases musquées ,comédie musquée. Messe musquée , ladernière messe, où assistent ordinai-rement les gens du monde. A.
MUSQUER, V. a. (mi/s-Aè) Par-fumer avec du musc.
musse, s. f. Cachette. Il estvieux. — En t, de Chasse, passageétroit d’un fort ou d’une haie pourles lièvres , les lapins, etc.— * Fam.À masse-pot, et, par corruption,àmuche-pot, en cachette. A.
se MUSSER , v. prou, (mu-ré) Secacher. Il est vieux. (Du grec mutincacher; ou, suivant quelques-uns ,du latin mussare parler bas, mur-murer, gronder entre ses dents, faitdu grec muzéin, qui signifie propre-ment rendre un son par le nez en fer-mant les lèvres.)
* MUSSITATION, s. f. T. deMéd. Dans les lièvres ataxiques ,mouvement des lèvres du malade ,qui semble parler à voix basse. N.
* MUSSOLE, s. m. ou Arche deNoé , coquillage. B.
* MUSTEK LE , s. f. Poisson dugenre du gade. — Mustalle fossile,poisson du genre du cobile. B.
MUSULMAN , ANE , s. (musul-man) Titre que prennent les Maho-mélans , et qui signifie vrai croyant,qui met toute sa coutiance eu Dieu.—On «lit aussi adjectiv. Lcsrils musul-mans, la loi musulmane.
MU S U LM AN ism E , s. m. La re-ligion musulmane.
MUSURGIE , s. f. ( mu-sur‘ji-e )T. de Musique. Art d'employer Apropos les consonnauccs et les dis-sonances. (Du grec mousourgia , faitdans le même sens , de monsonrgèincomposer de la musique : racine,mousa chant musical, musique, eteryon ouvrage.) Le P. Atn/wa,sous ce litre «le Musurgic , publié unouvrage sur la Musique qui n’a pasmoins de deux volumes in-folio-
MUTABILITÉ, s. f. Etal, qua-lité des choses sujettes au change-ment. (Du latin mutabililas, fait demu tare changer.)
MUTACISME , s. m. Difficulté deprononcer les lettres h,m, p. Lespersonnes sujettes A ce défaut dou-blent souvent les syllabes qui com-mencent par ces lettres. Dict. deMédec. (i'Anat. etc. par Lavoisier.
MUTAFKHACAS, s. in. p|. T. doRelation. Officiers du Grand-Sei-gneur, dont ils sont comme les Gen-tilshommes ordinaires destinés à l’ac-compagner lorsqu’il sort du sérail.Ii% $o„t au nombre de six cents.
_ MUT
MUTANDE , s. f. Caleçon ou ha-bit de dessous de certains religieux(ainsi nommé du latin mutarc chan-ger ; parce qu’ils ne peuvent portertoujours le même).
MUTATION , s. f. (mu-ta-cion)* Changement, remplacement d’unepersonne par une autre : Il y a desmutations dans ce régiment, danscelte administration ; mutation depropriétaire. A. * On le dit aussi doschoses : Pc grandes richesses sontune mutation de misères. R. — (Dulatin mutatio .) — Aupl., révolutionsdans un Etat, dans Pair , etc. Stylesoutenu.
MUTILATION, S. f. (mu-ti-Ja-cion) Amputation ou retranchementd’un membre.— Action «le celui quise mutile. —- Ou dit aussi In mutila-tion d'une statue , * d'un tableau ,d'un édifice , d'une production litté-raire. A. (Du latin mutilatio.)
* MUTILAT EU II, s. m. Celuiqui mutile un corps , une statue , unouvrage. B.
MUTILÉ , ÉE , part. p. de muti-ler , et adj. A qui l’on a retranchéquelque membre ou quelque partie.
MUTILER , v. a. (mu-ti-lè) Cou-per, retrancher quelque membre ;Mutiler un bras.Qui l'a ainsi mutilai
— Il se dit, «lans le même sens , «1rsstatues, * des tableaux, des édifi-ces , etc. A. (Du latin inntilare.) —Quand mutiler se «lit absolument, ilsignifie ordinairement châtrer. —Figuréin. Mutiler unouvrago , eu re-trancher une on plusieurs parties es-sentielles à sa perfection.
MUTILEE , s. f. [mu-ti-îe] Genred'insectes hyménoptères , de la fa-mille dos Myrinégcs, qui ont beau-coup de rapport avec les fourmis,mais qui n'ont ni nœud , ni étrangle-ment, ni écaille sur le pétiole de leur
abdomen.
MUTIN, TINE, adj. (mu-tein ,ti-nn) Opiniâtre , entêté, obstiné. Ilse dit surtout «les enfants. — EnclinA la révolte , séditieux. — * Il s’em-ploie subst. «lans les deux sens: Pu-nir les mutins. Cf est un petit mutin.
— Un visage, un air mutin , un vi-sage, un air vif, éveillé , piquant. Onilil dans le même sens, des yeuxmutins. A. (Suivant Ménage , du lai.barbare mutions , fait «lans la basselatinité «le movero remuer; remuant ;porté an trouble, à la récolte.)
MUTINÉ, ÉE, part. p. «le se Mu-tiner, et adj. Troupes mutinées .—Fig. et poéliq. Il se dit des vents etles (lots.
se MUTINER , v. ré fl. (mn-ti-né)Fat parlant d'un enfant , se dépiter,faire le mutin *— Se porter A la sédi-tion , A la révolte.
MUTINERIE , s- f- Penchant A Inr«'*volte, ou la révolte même. — Obs-tination d’iin enfant qui se dépite,qui fait le mutin.
MUTIQUE , adj. (mu-ti-he) T. deÜotaniq. Qui ne se termine pas enpointes piquantes. C’est l'opposé
MYC
d'aristê. (Du latin mutietts , employépar Fan on h peu près avec la inémesignification.)
MUTIR , v. n. En parlant des oi-seaux de proie , fienler* On dit pluscommunément et mieux êmeutir.Voy.ce mol. — * Murmurer, grommelercomme la chèvre; faire le bruit d’unmuet qui essaie des articulations im-parfaites. Robert Etienne.
MUTISME , s. m. Etat d’une per-sonne muette. (Du lat. mutas, muet.)Quelques Médecins disent mutité ,s. f.
* MUTUALISTE, s. m. Aclion-nairc «l’une société mutuelle contrel'incendie, etc. B.
* MUTUALITÉ, s. f. Système descompagnies mutuelles contre l’incen-die, etc.—Etal de ce qui est mutuel.B.
MUTUEL, ELLE, adj. Récipro-que : avec celle différence que le motmutuel désigne rechange, le motréciproque, le retour. Le premierexprime l’action de donner et de re-cevoir de part ct «l’autre; ct le se-cond, l’action de rcudre selon qu'onreçoit, c'esl-A-dire la réaction. Bou-band » (Du latin mutuus.)
MUTUELLEMENT , ndv. (mrf-îif-ede-man) Réciproquement. (Du latinmutuo ou muluô.)
MUTULE, s. f. T. d'Architcct.Espèce de niodillon carré dans la cor-nit he «le l'ordre dorique, qui répondperpendiculairement au triglyphe, etd'uù pendent des gouttes ou clochet-tes. (Du latin mutnlus, employé parVitruve «lans le même sens , et quequelques-uns dérivent du ÿrucmnti-los moule, coquillage.)
MVAGitUM, s. m. ( mi-a-grome)Sorte de plante dont la semence four-nit une huile propre A adoucir lesAprelés «le la peau. On lui attribueaussi la propriété «le chasser les rats.(Du grec mu a gros , formé d q mus,génitif muos, rat , ct dfagra•.•liasse. )
* MYCÈNES, s. m. pl. Groupe dechampignons peu charnus et d'unenature suspecte. B.
MYCÉTOlïiE , s. m. (Entomol.)Famille d'insectes coléoptères, quivivent, ainsi que leurs larves, dansl«*s champignons, et qu’on nommeaussi Fangivorcs. Voy. ce mot. (Dugrec inukês, génitif muhétos , cham-pignon, et Irtoojc vis.)
* MYCÉTOLOGIE, s. f. Traité«les champignons. (Du grec muhétoschampignon , logos discours.) B.
* MYCÉTOLOGIIE, s. m. Cryp-tognmistc qui traite spécialement deschampignons. B.
MYCÉTorilAGE , s. m. (Enlom.)Genre d’insectes coléoptères , de lafamille «les Omaloïdrs ou Planifor-m«*s,qui rongnt les morilles dessé-chées ct les champignons. (Du grecmuhétos , gén. «le inukês champi*gnon , et phagô je mange.)
* MYCÉTOPIIILES , adj. phAmateurs de champignous. B.