tu NQU
ùe mon , par le roi, par les «*vè-«ues,etc., (Jai.s les mêmes cas oùils emploient nous pou r je ou moi :Notre conseil d'état entendu, nousavons ordonné , etc. A. — Le notre ,la nôtre , adj. possessif re'alif: Sonpère est le nôtre. Il faut observer quenotre ne prend [joint l'accent circon-flexe dans le premier sens . et qu’ilen prend un dans le second, c’est-à-dire quand il est relatif.
NüiitE (le), s. m. Ce qui est ànous, * ce qui nous appartient . soitbien, soit réputation, etc. A. Dé-fendons le nôtre .—* Il signifie aussi,ce qui vient de nous : Ye mettonsrien ; n’ajoutons rien du nôtre dansle compte que nous avons tt rendre. A.— Les nôtres , au pi. Ceux de notreparti, de notre compagnie: Les nô-tres ont bien combattu ; serez-vousdes nôtres? — * Fam. Nous avonsbien fait des nôtres, nous avons faitbeaucoup de folies, de lions tours,nous nous sommes bien divertis. A.
* NOTRE-DAME, s. f. Fête dela sainte Vierge : La Votre-Damed’aout , de septembre .—Eglises con-sacrées à fa sainte Vierge: Xotrc-Dame de Paris. Votre-Dame d’A-miens. — Il se dit aussi de certainesimages de la Vierge qui sont l’objetd’une vénération particulière: Votre-Dame de Lorette. A.
NOTULE, s. f. Petite note enmarge d’un livre. (Pu latin notnia ,diminutif de nota.)
* NOTES , s. m. Mol tiré du la-lin. Vent du midi. P».
NOUASSE , s. f. ( nou-u-ce ) F.s-pêce de noix muscade sauvage.
NOCE, s. f. Eu Architect. Anglerentrant que forment deux comblesqui se joignent. — Pièce de bois quireçoit les empanons de deux com-bles qui se joignent en angle rentrant.—Sorte de tuile faite en demi-canalpour égoutter l’eau. — Table deplomb , placée dans l’angle rentrantque forment deux parties de comblequi se joignent , pour recevoir etégoutter Peau de ces deux parties.—Endroit noyé d’eaux qui y formentde petites mares.—Terre grasse ethumide.
NOUÉ, ÉE , part. p. et adj. Voy.Nouer.—Cet enfant est noué , rachi-tique. — Cet homme est tout noué degoutte ; l’humeur de la goutte s'estfixée dans les jointures .—Lice nouée(Chasse), qui est pleine.— Pièce deThéâtre bien ou mal nouée , dont lenœud est bien ou mal fait.—Se dit enPeinture, des figures et des couleursqui ont entre elles une belle liaisoncl disposition.
NOUÉES, s. f. p|, T. de Vénerie.Fiente des cerfs depuis la mi-mai jus-qu'à la fin d’aoùt.
NUUEMENT, s. m. (no?î-ma;/)Action de nouer. Il n’est usité quedans celle phrase populaire : Noue-ment d’aiguillette ; prétendu malé-fice.
NOUER , v. a. Lier ea
NCO
f.iisnnt un noeud : Vouer un ruban ,des jarretières. (Du latin nodare.) —* Envelopper dans quelque chose ,en faisant un nœud : Nouer de l’ar-gent dans le coin d'un mouchoir. A.— Fig. Lier : Nouer amitié ; nouerune partie .—* En parlant «les piècesdo théâtre, former le nœud, l’obs-tacle qui donne lieu à l’intrigue : //o fortement noué Vaction , l'intriguede sa pièce. A.— Eu l. «le Faucon.,Vouer la longe, mettre l’oiseau enmue, et lui faire quitter la volericpour quelque temps.— Se nouer , v.prou. En parlant dos fruits , passerdo l'étal de llour à celui de fruit : Lespoires , les pommes commencent à senouer. — fl s'emploie aussi commeneutre dans la même acception : Lesabricots ne nouent pas encore. A.
NOUES ou NOS , s. f. pl. Entrail-les do morues, salées en même; «pie le poisson.
NOUET, s. m. (wow.-è) Lingenoué, dans lequel on a mis quelquesubstance ou quelque drogue, pourla faire tremper ou bouillir.
NOUETTE , s. f. (nou.-è-te) Tuilebordée d’une arête , qu’on emploiedans plusieurs pays.
NOUEUX , EUSE, adj. (uou-eu ,eu-ze) Qui a des nœuds, en parlant dubois. (Du latin nodosus , fait de nodnsnœud.)
NOUGAT, s. m. (nou-ga) Espècedo gâteau fait d’amandes ou de noixnu caramel. (Du latin nux , nncis ,noix.)
* NOUTUUES , s. f. pl. Espèce depâte d’Allemagne, faite avec de lafarine et des œufs ; et qui , par lamanière dont elle est coupée, res-semble au vermicelle : Un potage auxnouilles. Dans les livres de cuisine,on écrit ordinairement Noules. A.
NOUUET, s. m. {nou-lè) Canalfait avec des noues de tuile, deplomb ou de bois , pour l’écoulementdes eaux.—Pièce de charpente qui,dans deux combles qui se joignent,forme le fond de la noue.
NOUUUAIN, s. m. (nou-rein, rforte) Petit poisson qu’on met dansun étang pour le repeupler. Syno-nyme d'Alevin. (Du mot nourrir .)
NOURRI, 1E, part. p. et adj.Voy. Nourrir.—Homme bien nourri ,gros etgras.— filé, grain bien nourri ,bien rempli .—Style nourri, plein, ri-che, abondant.—* Ouvrage nourri depensées, de réflexions, ouvrage où lespensées justes , où les réflexions ju-dicieuses abondent. — Kcrivainnourri des bons auteurs , écrivainqui fait preuve d’une grande con-naissance des bons auteurs. A. —Lettre bien nourrie , dont les traitssont bien formés ; gui n'est pas nour-rie , qui est plus déliée qu’il uc faut.—En Peinture, Couleur nourrie , bienempâtée. Trait nourri , qui n’est pastrop (in. — En t. de Blason , arbrenourri, arbre au pied nourri, dontle tronc est coupé horizontalementen bas. Plante nourrie , qui oo mon-
AIGU
tre point de racine. Fleur-de-Unnourrie , dont la [jointe ne parait pas.— Temps nourri (Marine). VoyezNourriture do temps.
NOURRICE , s. f. (noû-ri-ce.rforte) Femme qui allaite un enbuAqui n’est pas le sien : C'est sa nour-rice, sa mère-nourrice ; mettre un en-fant en nourrice. — On «lit d’unemère qui allaite son enfant, quellea voulu en être la nourrice. — * Il sedit lig. d'une province qui fournit àune ville, à un pays de quoi subsis-ter : A. La Normandie est la nour-rice de Paris. (Du latin nu tri .r , ici**ou nutritia , ce.)— * Il se dit aussi,lig. et fam., des choses qui, danscertaines professions , procurent leplus de gain : Les maladies chroni-ques sont les nourrices du médecin :II est vieux dans ce sens. — Prov.et lig. Lattre sa nourrice , attaquerles choses ou les personnes aux-quelles on est redevable de son édu-cation , desa fortune. A.
NOUmuciER , s. m. (nov-ri~ciè)Le mari «le la nourrice. —Il s’emploieaussi adjectivement : Père nourricier,mari de la nourrice d’un enfant. —Fig. Père nourricier des pauvres,homme qui fait d’abondantes au-mônes.
* NOURRICIER , 1ÈRE , adj.Qui opère la nutrition , qui sert à lanutrition , qui se répand dans uncorps pour en augmenter la subs-tance : La sàco nourricière. A. —Suc tiourricicr , 1° suc dont lesplantes se nourrissent ; 2° la partiedes aliments qui nourrit les animaux.
NOURRIR , v. a. (tiou-rir ; pre-mière r forte) Sustenter, servir d’ali-ment. * Dieu a créé les fruits de laterre pour nourrir l'homme et lesanimaux. — Il se «lit quelquefoisfig. , au sens moral : Nourrir sonimagination de chimères. A.— Euparlant des personnes, entretenird’aliments : Les enfants doivent nour-rir leurs pères et leurs mères dans lebesoin.— Allaiter un enfant : * Unemère qui nourrit son enfant est dou-blement mère .— Il se dit aussi d’unpays qui ordinairement en fournit unautre de vivres; d’une terre, d’unhéritage qui donne au propriétaire dequoi le faire subsister; d’une profes-sion qui procure de quoi vivre à ce-lui qui l’exern*. La Sicile nourris-sait Borne. Cette tcn'e le nourrit, luiet tonte sa famille. Le métier quilfait ne suffit pas pour le nourrir . À.—Eu parlant des choses, il s’emploiequelquefois comme neutre dans lopremier sens : Il y a des aliments quinourrissent trop.— * II signifie aussiquelquefois, porter, produire, ren-fermer : L'Afrique nourrit beaucoupd’animaux féroces.— Prov. Il n*y asi petit métier qui ne nourrisse sonmaître ; on peut, eu travaillant , g a *gner de quoi vivre dans les profe*’sions même les moins lucratives. A.(Du latin nntrire.)
Nourrir 9 siguüie aussi fig. , éle-