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Tome second.
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ver, instruire : U faut nourrir les en>fonts dans l’amour de la vertu. —Fig. encore, 1° former, façonner l’es-prit : Les bonnes lectures nourrissentl'esprit , etc. — 2° Entretenir , fairesubsister , faire durer : * Nourrirl'espoir , Vorgueil de quelqu’un.Nourrir dans son ame une passionmalheureuse. A. — En parlant des

f riantes, leur fournir des sucs poura végétation : La bonne terre nourritles arbres y etc .—En t. de Peinture ,nourrir le trait, éviter la maigreuret la sécheresse.—En t. de Musique,nourrir les sons , les soutenir duranttoute leur valeur, et leur donner deU force sans dureté.

Se nourrir , v. ré(l. Prendre de lanourriture : L* homme se nourrit depain , de viandes , de fruits, etc. Cethomme se nourrit bien, cet arbre n’apas de quoi sc nourrir. —Fig. Se re-paître; s'entretenir: Se nourrir d’idéestristes , etc.

* NOURRISSAGE , s. m. T. d'E-conomie rurale , surtout d’usagedans cette phrase : Nourrissage desbestiaux, pour dire, le soin et lamanière de nourrir et d’élever lesbestiaux, A.

nourrissant , ante, adj.(ftoiz-ri-sa», r forte) Qui nourritbeaucoup.

* NOURRISSEUR, s. m. On ap-pelle ainsi à Paris et dans les autresgrandes villes, celui qui nourrit deshaches dans Potable , pour faire com-merce de leur lait. A.

Nourrisson, s. in. {twû-ri-son,

r forte) L’enfant qu’on nourrit ._

Fig. Les Nourrissons des Muses , lesPoètes.

NOURRITURE, s. f. (nou-ri-tu-re , r forte) Ce qui nourrit ; aliment,aupropre et au figuré.Voy. d liment.

Action de nourrir un enfant. —Temps pendant lequel on \t nourrit.•““Autrefois, éducation. On dit en-core prov. Nourriture passe nature ,la bonne éducation peut corriger unmauvais naturel. — * Il se dit ausside certaines humeurs, de certains•tics qui servent au développementà l’entretien des corps animés etdes végétaux : Cet arbre ne prendpoint de nourriture. A. — En t. deMarine, nourriture de temps , hori-*on chargé, temps couvert de nuages,sous l’apparence de balles de lai-ne , etc.

Nous , pron. de la première per-*°nne , et pluriel de moi ou je. (Du* a fin nos , fait du grec nô ou nôi.)

Nous , est ou sujet, ou régime ;mais quelquefois quand il est sujet,pour donner de l’énergie à la phrase,° n le répète en le plaçant avant eta prè$ le verbe : Nous voulons , nous,Vjc telle chose sc fasse. — Nous ,re gime direct ou indirect, se place'oujours avant le verbe, exceptédans les phrases impératives sans“égation : H nous regarde. Parlez-nott f* — fl s’emploie au lieu du sin-gulier Te ou moi, par le roi dans les

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lois, dans les ordonnances , etc. ; parles évêques dans leurs mandements,et en général par les personnes quiont caractère et autorité. Quelquefoisaussi, on l’emploie dans le style fa-milier, à la place de il ou elle. A.

* NOUURE , s. f. Maladie des en-fants qui se nouent. N. * Rachitisme.—II se dit aussi des fruits , lorsqu’ilscommencent A se former après queles ileurs sont tombées. Voy. Nouer.A.

NOUVEAU OU NOUVEL, ELLE,adj. Nouveau se dit devant les nomsqui commencent par une consonne,et nouvel devant ceux qui commen-cent par une voyelle : Nouveau Sol-dat; nouvel Officier, (nottvô , s. d.nott-vèl, è-le) Qui commence «l’êtreou de paraître : * Qui n’existe ou quin’est connu quedepuis peu de temps.A. Fin, fruit nouveau ; nouveau des-sein; nouvel an. Voy. Neuf. (Du lat.novns , fait dans le même sens, dugrec néos , etc. avec le digamma éolique néfos , nêoos .)— * En parlantdes personnes , il signifie , novice ,inexpérimenté : Cet homme est toutnouveau dans les affaires .—Il se ditquelquefois d’une personne ou d’unechose qui a de la ressemblance , dela conformité avec une autre per-sonne ou avec une autre chose : C’estun nouveau César : La terre semblaitêtre menacée d’un nouveau déluge.A.

* Le nouveau vin est le vin nou-vellement mis en perce, ou du vindifférent de celui qu’on buvait; levin nouveau, c’est le vin nouvelle-ment fait. De nouveaux livres , cesont d’autres livres; des livres nou-veaux, ce sont «les livres imprimésdepuis peu. Gram, des Gram.

Un mot nouveau , celui qui cornmonce à s’établir; qui n’est pas en-core autorise par l’usage. — Un habitnouveau , d’une nouvelle mode, àla différence d *un habit neuf , qui apeu ou qui n’a point servi .—La sai-son nouvelle , le printemps. — Lenouveau monde, l’Amérique. —7/est bien nouveau dans son métier ,dans sa charge, il n’y est guère expé-rimenté. — Homme nouveau, le pre-mier de sa race qui parvienne auxhonneurs, qui se fasse remarquer, etc.— * Nouvel hom?ne et homme nou-veau, le chrétien régénéré par lagrâce. — Un nouveau visage , unepersonne qu’on n’a pas encore vue.A. — Nouveau style, manière decompter les jours, réglée par Gré-goire XIII, en 1581, différente dedix jours du vieux style suivi par lesGrecs, les Russes, etc. — Nouvellelune (Aslron.), le commencement dumois lunaire, qui a lieu lorsque lalune est en conjonction , c'est-à-direentre la terre et le soleil.

* Nouveau s’emploie aussi commesubstantif masculin , et signifie cequi est fait ou arrivé depuis peu. —Ce qui est arrivé inopinément. —Chose surprenante : Voici du nou-

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veau. N. — * De nouveau , loc. advDerechef, encore une fois : Il a étéaccusé de nouveau.— A nouveau , lor.adv. à l’usage de la banque, du com-merce. Sur un nouveau compte. A.Porter à nouveau, porter le solded’un compte arrêté à un nouveaucompte ouvert.

NOUVEAU, adv. (noit-vo) Nou-vellement: Nouveau né, né depuispeu. Nouveau venu; qui est venu de -puis peu.

NOUVEAUTÉ, s. f. (non-vô-tè.d.) Qualité de ce qui est nouveau ;* ce qu’il y a de nouveau dans unechose. A. — Chose nouvelle. En cesens, il se dit plus souvent au plu-riel : Etre amateur de nouveautés ;courir après les nouveautés. — * Enparlant de religion , de politique , ilsignifie, innovation, introduction (h*quelque doctrine , «le quelque prati-que nouvelle: Toute nouveauté trouvedes partisans. — Il se dit aussi desétoffes les plus nouvelles et les plusà la mode ; des livres qui viennent deparaître; des spectacles, des piècesnouvelles qui ont une certaine vogue;des légumes , des fruits qui sont dansleur primeur. — Il se dit encore «lutemps pendant lequel ùne chose estnouvelle : Cette mode est encore danssa nouveauté. —* Marchand de nou-veautés, celui qui fait particulière-ment métier de vendre des étoffesnouvelles ou «les livres nouveaux.—Magasin de nouveautés , magasin oùl’on vend toute sorte d’objets de fan-taisie , en mercerie, bijouterie, ta-bletterie , etc. A.

NOUVEL, adj. Voy. Nouveau.

NOUVELLE . s. f. ( nou-vc-le) Lepremier avis qu’on reçoit d’une chosearrivé»* récemment.—Avis sur ce quiregarde une personne , une chose.—be qu’on a appris sur la conduite (lequelqu’un. — Certains romans trèscourts, certains contes, certains ré-cits de nouvelles intéressantes etamusantes : Nouvelle historique ,nouvelle espagnole.* Les nouvelles deRocace. Les cent nouvelles nouvelles.— Fig. et fani., Nouvelles d’anti-chambre , de basse-cour; Nouvelles deVarbredcCracovie, nouvelles fausses,ridicub'S. — Nouvelles à la main , es-pèce de journal manuscrit qu’on dis-tribuait à des abonnés. — Etre à lasource des nouvelles , être au lieu oùse passent les choses les plus impor-tantes, et où l'on est le plus tôt ins-truit des événements. A. — On dit .par forme de menace : Fous aurez,vous recevrez de mes nouvelles , vou>recevrez de ma part quelque sujet dechagrin.—En plaisantant : Je sais dovos nouvelles, de vos aventures se-crètes. — Envoyer savoir des nou-velles de quelqu’un, s’informer dol’étal de sa santé. — Frov. et fig.Il ne faut pas dire les nouvelles deVécole, il ne faut pas dire ce qui »«passe dans une société dont on est.

NOUVELLEMENT, adv. {non-ve-le-man ) Depuis peu : De l-a crème