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Tome second.
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259
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ŒIL

ost fort vigilant, rie» M'échappe A son Jattention. — 7 in* a des yeux que pourun tel , i[ n’a d’affection que pourun tel. *— Les yeux sont le miroir delame, les différentes passions del’ame paraissent dans les yeux. —4voir Vieil à quelque chose , y veil-ler , y prendre garde. — Avoir l’œils ur quelqu'un, prendre garde à sa•onduite. — Fermer les yeux sur une1 hose , faire semblant de ne pas lav oir , etc. — * Faire toucher unechose au doigt et à l'œil , la démon-trer clairement, en convaincre pardes preuves indubitables. — Ne pou-voir fermerl'œil , ne pouvoir dormir.—Donner dans V œil à quelqu'un , faires,, Hui une vive impression par desAgréments extérieurs. — Avoir lecompas dans Vœil, mesurer presqueaussi juste à l’œil qu’on pourrait lefaire avec un compas. A.

Coup d'œil, regard , œillade. Voy.ce dernier mol. —Fn un clin-d'œil ,dans un moment. —A vue d'œil ,sensiblement.—* Par dessus les yeux,foc. ndv. cl figurée. Plus qu’on n’enpeut faire ou supporter .—Aux yeux,sons les yeux , loc. prépositives. Sousles regards, en présence : Cela s’efitpassé aux yeux , sons les yeux de toutela cille.—Aux yeux , signifie aussi,fig. et an sens moral, suivant la ma-nière de voir, selon le sentiment :Aux yeux du monde , la vertu estQuelquefois ridicule. — Entre quatreyeux , loc. adv. Tète-à-iélc. Il estfamilier. A. * L’Acad. ajoute qu’onprononce ordinairement, par eupho-nie, quatre-z-yenx. Celte décision ,contraire à la grammaire et à l'usage,fions parait loul-à-fail fausse.

OEIL-RE-BOEUF. s. m. Genre dePlantes à (leurs conjointes , de la di-v ‘$ion des Dadiées. — Voy. Camo-mille. — En t. de Marine , ouverturel’on voit dans les nuages , lors-que le t< nips est chargé et couvert :c est par lé que le vent se fait un pas-Sa ge. L’œil-de-bœuf esl toujours mar-qué des mêmes couleurs que l’arc-en-ciel, à cause des globules d’eauM u i en sont le principe , à l’opposédu soleil ou de la lune.—Voy. OEil.

OElL-i)E iiOUC,s. rn.Voy .GrandeMarguerite , au mot Marguerite .—ku t. de Marine, phénomène quiparait comme le bout d’un arc-en-ciel, et q»i annonce un ouragan. N.

OEil-de-ciiat, 8. m. Espèce d’a-gate dont la pAte est très fine , trans-parente , dure , d’un gris de paille0u .' a , u .[ l , e » P 11 ve rdAtre, avecun pointqui réfléchit des rayons lumineux.—En botanique. Voy. n 0 ndue.

OEIL-RE-Chèvue, S . m. (euil-e-chèvre) 1. de Botanique. Sorteue graminée. N.

OEIL-RE-CHRIST, s. m . Pb nlel’on cultive dans les jardins. Voy.Aster et Mignotie .

OEIL-DE-PAON, s. m. Voy. r 0 .

BEil-DE-PERDRIX , S. m. F.n"fijanique , arbre de la Chine , d’undur et lourd de couleur brun

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foncé.—En Minéralogie , la subs-'lance appelée aujourd’hui Lave am -phigénique étJn rée.

OEIL-DE-PHISSON, s. m. (Miné-ralogie.) Nom «’onné par Daubentonau feld-spnlh n,«cré.

* OEIL-DE-SOLEÏL , s. m. (euil-de-soleil) Plante matricaire à Heurssimples. N.

OEIL-DU-IUONDE, s. m. En l. deLapidaire ,caillou d’un gris roussûtreou cendré, qui réiléehit les rayonsde la lumière.C’est le quartzrésinitehydrophane des Minéralogistes mo-dernes. Voy. Ocuhii -mundi.

OEILLADE , s. (eu-glia-de ;mouillez les //) Régi rd , coup-d’œil :Jeter une oeillade, dis ce llades. L'œil-lade , dit Rouhaud , est un coup-d’œil , ou un regari jeté comme fur-tivement , avec dm sein et avec uneexpression marquée; le coup-d'œilest un t egard furtif ou jeté commeen passant ; le regard est l’actionde In vue qui se porte sur l’objetqu’on veut voir.

OEILLADE!!, v. a. (eu-glia-dé)Jeter des œillades ; regarder. H estpeu usité.

* OEILLK, s. m. ( eui-llé , mouil-lez les II ) Chien de mer. N.

* OEILLÉ, ÉE , adj. ( Pierre œil-lée. ) Pierre transparente, à cerclesconcentriques. B.

OEILLÈRE, s. f. 'eu-gliè-re ) Petitmorceau de cuir attaché à la brille d’uncheval de carrosse , qui lui couvre etlui garantit Vœil.— Voy. Commende,

OEILLÈRE, adj. Dents œillères ,celles dont la racine répond 5 Vœil .—* On l’emploie aussi comme substan-tif : On lui a arraché une œillère. A.

OEILLET, s. m. (eu-gliè i mouil-lez les//) Plante vivace cultivée par-tout , et connue par In beauté et l’o-deur de ses (leurs , dont le nom latincarynphyllus , a donné le nom à lavm c classe de la méthode de Tonrne-fort , composée de plantes à (leurcari/ophi/llée. — Fleur de cette plante.(Du mol œil , « à cause , dit PierreMorin , célèbre fleuriste , de sa beau-té , et de la conformité qu’il a , ensa figure , à l’œil , cette précieusepartie du corps Immain. » ) — En t.de Couturière , petit trou entouré delil , q u’on fait au col des chemises ,*à du linge , à des habits, pourpasser un lacet, un aiguillette , uncordon, etc. A. —Petits bouillonsqui s’élèvent sur les plaquesémaillées,lorsqu’on les rnet au feu.

OEillet de Dieu , Passe-fleur , nomdonné au Lychnis cultivé, qu'on ap-pelle aussi Coquelourde à couronne ,etau Lychnis sauvage, nommé vulgai-rement Compagnon blanc , et Coque-

lourde des jardiniers.—OEillet-d’fnde,

plante annuelle , à fleur tlosculeuse,qui est improprement nomméeœillet. Ou cultive dans les jardins tsous le nom de grand et petit œillet-d’fnde , deux espèces de Tanaisiesexotiques. — OEiUet-de-Paris. Voy.

’ Statice. — DEiV»t frangé, Mignardise

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des jardins , espèce d’œillet sauvagequi croit en gazon. —OEiUet d’Espa-gne , petit œillet d*u» rouge fort vif.—OEillet de Poète , œillet encore pluspetit qui vient dans Jes bois.

OEILLÉTERIE, s. f- (eu-gliè-te-ri-e) Lieu plnntéd’œiZ/e/J.

OEILLETON, s. m. (eu-glie-ton)Rejeton, marcotted’a?/7/cjL—Rejetood’artichaut. — Eu, Mécanique, pièceronde de cuivre qui se met dans les té-lescopes à l’extrémité du tuyau desoculaires. Elle est percée d’un troufort petit auquel Vœil s’appliqueim-médiatement.

OEILLETONER , v. a. (eu glie-to-né ) Oter les œilletons des œillets,des artichauts et des autres plantes.

* OEILLETTE, s. f. Nom vulgairedu pavot cultivé, dont on tire del’huile : Huile d'œillette. A.

OEN,s. m. ( o-ène ) Voy. Cannes.

OENAN'TIIE, s, f. (é-jwn-te) Planteaquatique, omheilifère, vivace et vé-néneuse qu’on nomme aussi Filipen -dule aquatique et Persil des marais .On en connaît plusieurs especes (Dugrec oinos vin, et anthos Heur , fleurde vin ; soit parce que ces (leurs ontl'odeur de la vigne, soit parce qu'ellefleurit en même temps que la vigne.)

OENAS , s. m. («-«ace) Pignonsauvage. ( Du grec oinas vigne , oupigeon sauvage, pareequesa couleurapproche de celle îles raisins mûrs,dérivé d’o?*«os vin. )

OENÉLÉUM, s. m. (é-né-léo-mé)Mélange de vin et d'huile rosat pourles fomentations. (Du grec oinos vin,et êlaion huile. )

OENISTÉRIES , s. f, pi. ( é-nis—té-ri-e) Fêle du vin , qui se célébraità Athènes par les jeunes gens prèsd’entrer en Age d’adolescence. Ils ap-portaient dans le temple d’IIerculoune certaine, mesure de vin , en fai-saient des libations, et en offraient*boire aux assistants. (Du grec oints»têria , fait dans le même sens, d’os-nos vin. )

OENOLOGIE , s. f. {é-no-lo-jî-e)Art de faire le vin. — Traité surcetart. (Du grocot/ios vin , et/ojosdit-cours, traité , etc.)

OENOLOGISTE , s. m. [é-no-lo-jis-te) Celui qui a écrit sur Vœnolo-gie.

OENOMANCIE, s. f. ( é-no-man -ci-e) Divination qui, chez les An-ciens , se faisait avec le vin destinéaux libations, etc. (Du grec oinosvin , et mantéia divination.)

OENORIEL, s. m. (é-no-mé- ’•)Fin de miel , ou mêle avec du miel.( Du grec oinos vin , et ?neli miel. )

OENOMÈTRE, s. in. ( ê-no-mè-tre jInstrument pour mesurer le degré deforce ou de qualité du vin. (Dugrecoinos vin, et mètron mesure. )—Autreinstrument propre à faire connaîtrela quantité de sucre qui se trouvedans le moût de raisin , inventé en1808, par un Capuciu de Vicence ,nomme le frère /. B. de Saint»Martin.