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OENOPE, adj. (è-no-pe ) De cou-leur de vin. Se dit en Médecine , detout ce qui ressemble à du vin. ( I)"grec oinos vin , et Cps aspect, appa-rence. )
OËMOPHORE, s. m. ( i-no-fo-re )Grande cruche où les Anciens met-taient du vin , et dans laquelle ils lepuisaient pour le servir aux convives.— Officier qui avait soin duri/i, (Dugrec oinos vin , elphérô je porte. )
OENoriioRiES, s. f. (é-nofo-ri-c)Fête des Egyptiens sous les Ptolé-mées , danslaquelleceuxqui devaientassister au festin portaient à la maindes bouteilles de wn, (Du grec oinosvin , et phérô je porte.)
OENOPTE f s. m. (é-nop-te) Espècede Censeur chargé, chez les Athé-niens , de réprimer les débauchesillicites qui pouvaient se glisser dansles festins. (Du grec oinos vin , etoptomai je vois ; inspecteur du vin.)
OEONISTICE , s. m. (d-o-nis-fi-ce)T.d’Antiq. Augure. Mot employé parMartiunus Capelia. (Du grec oiônistôs,fait dans la même signification d’ofo/io*oiseau.)
* oerve s. f. T. de dot. Cadélari,plante de Java. B.
OESOPHAGE, s. m. (é-zo-fa-ge) xT. d’Atnlom. Canal membraneux quiconduit les alimentsdepuis la bouchejusque dans l’estomac. (Du grec oiso-phagos , formé dans le même sens■d 'oiô , fait d’oisô je porte , et d epha-gèin manger , porte-manger .)
OESOPIIA(iIE N , IENNE , adj.[é-zo-fa-ji-en , ie-né) Qui appartient à. {'œsophage.
OESOPII AGOTOMIE t s. f. (e-SO-fa-go-to-mi-e) T. de Chirurgie. Inci-sion faite à l'œsophnge , pour en tirerquelquecorps étranger. (Du grec oiso-phagos œsophage , et tomes incision,dérivé de temnô je cotipe.)
* OESTRE , s. m. Fureur , enthou-siasme : l’œstre poétique et musical.Il est peu usité. A.
OESTRE , s. m. (cs-tro) Familled’insectes diptères, nommés aussiAstomes parce que leur bouche n’estpas visible, et qu’ils ne mangent pas.Ce sont de grosses mouches dont lesiarvesvivent dans l'intérieurclu corpsdes animaux, et produisent desaccidents souvent fâcheux. (Du grecoistros laon, grosse mouche qui piqueles animaux , et leur cause une espècede fureur.)
* OESTROMÀNE , s. Celui, cellequi éprouve une fureur amoureuse. B.
OESTUOMAME , s. f. {iis-tro-mu-ni~e) Eu t. de Médecine f fureur uté-rine. Bu grec, oistros taon , grossemouche dont la piqûre rend les ani-maux furieux , et mania fureur.) Voy.Nymphomanie.
OESVPE , s. m. (d-si-pg) Suint ,espèce de graisse que l’on lire de lalaine des brebis. (Du «rec oisupS t for-mé d 'ots brebis , et de sépo putritier ,corrompre; parce que l’œsype estune matière sale et comme corrom-pue.)
ŒUV
«ETËLr>E, s. m- {è-té-H-ne)Chanson lugubre des anciens Grecs ,à l'honneur de Linus. (Du grec oitoscalamité, malheur, mort, et LinosLinus.)
* OETITE, s. f. fer argileux réni-forme.
OETOSCYROS, s. m. (Mythob)L’Apollon des Scythes.
OEUF , s. m. ( euf , au pl. Vf ne seprononce pas : des œufs , dè-zeû)Corps organique que pond la pouleet l’oiseau femelle, cl qu’ils couvent.(Du grec ôon , et avec le digammacolique , à Fon , ôvon , d’où les Latinsont fait ovum.) — Il se dit par exten-sion , des poissons # des fourmis , destortues , etc. — * Employé sansdéterminatif, il s’entend presquetoujours des œufs de poule, quisont d’un grand usage dans l’éco-nomie domestique , surtout commealiment : OEnf frais ; œuf à la coque.OEufs an miroir , œufs qu’on fait cuiresur un plartwduit de beurre , sansles brouiller , et qu’on nomme aussiœufs sur le plat. A. —- Prov. 1° Don-ner un œuf pour avoir un bœuf ; faireun petit présent pour en avoir un plusconsidérable. — 2° Pondre sur sesiff.uj's , jouir tranquillement de sonbien. — 5° Il tondrait sur vn œuf,il est extrêmement avare. — 4° Jene luiaidit ni œuf ni bœuf , ni petite,ni grosse injure — Plein comme vnœuf; extrêmement plein.
OEUVÉ , ÉE , adj. (eu-vè) II se ditdes poissons qui ont des œufs : Carpeœuvee ; hareng œuve.
OEUVRE , s. f. ( eu-vre ) Ce qui estproduit par quelque agent ; ouvrage:avec celte différence qu’teurrs ditprécisément une chose faite , et ou-vrage une chose travaillée et faite avecart. Œuvre exprime proprement l’ac-tion d’une puissance, ce qui est fait,produit par un agent ; ouvrage , letravail de l’industrie , ce qui est faitou exécuté par un ouvrier. Girard ,Houbaud. ( Du latin oporis , génitif<l ’opus , qui a la même signification.)— Fabrique et entretien d’une Egliseparoissiale# — Banc destiné pour lesMarguilliers. — Production d’esprit.En ce sens , il ne se dit qu’au pluriel :Œuvres de Corneille , de Racine, etc.le recueil de leurs ouvrages. — Actionmorale et chrétienne: Donne œuvre ,œuvre méritoire t œuvre pie , œuvre decharité. ■— OEuvre de surérogation ,qu’on fait sans y être obligé. — * F.nT. de Joaillerie, enchêssure d’une[lierre ; Chaton dans lequel une pierreest enchâssée î L’œuvre de ce diamantest fort délit ate. — Diamant horsd’œuvre , diamaul qui n’est pas en-core monté. A.
OEuvrcs blanches , gros ouvragesde fer tranchants et coupants , qui seblanchissent , ou plutôt qui s’aigui-sent sous la meule, comme les co-gnées , doloires , ciseaux, etc.—OEuvresmortes (Marine), partiesd’unvaisseau qui sont hors de l’eau. —i Œuvres vives , les parties qui sont
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dans l’eau. — OEuvre de mnrcô ,radoub, carénage qu’on donne auxvaisseaux, soit en haute mer , soitsur un banc quand la mer est retirée.
— Maître des hautes , des basses ■œuvres. Voy. Martre. —*Prov. Al'œuvre on cannait Vouvrier , colpar le mérite de l’ouvrage qu’on jugedu mérite de celui qui l’a fait. —Prov. La fin couronne l’œuvre , cen’est pas assez de bien commencer , ilfaut bien finir — L'œuvre de la chair ,oh l'œuvre de chair , la conjonctioncharnelle de l’homme et delà femme.
— Mettre en œuvre, employerà quel-que usage : Mettre du bois , des pier-res en œuvre. A. —Mettre quelqu'unen œuvre , l’employer, l’occuper.
OEUVRE, s. m. La pierre philo-sophale. Les Alchimistes l’appellentle grand œuvre. — Recueil de toutesles estampes d’un Graveur. — Ou-vrage d’un Musicien : T,e premier y lesecond œuvre de.... —En Architec-ture , le corps du bâtiment , les qua-tre grosmurs. — En t. de Métallurgie,plomb qui lient de l’argent — * Dansœuvre , hors d’êmvre , loc. adv. T.d’Archit. Dans le corps du bâtiment,hors du corps du bâtiment. — Dansœuvre , hors d'œuvre , se disent aussi,en parlant des bâtiments que l’onmesure en comprenant l’épaisseur desmurs ou en ne la comprenant pas. A.Voy. Hors d'œuvre , ta lettre H.—■
* Sous œuvre , loc. adv. T. d’Archit.Reprendre un batiment sous œuvre %en réparer les fondations sans l’abat-tre en le soutenant. Il se dit aussiHg. En parlant des ouvrages d’es-prit. — J pied d'œun'e, loc. adv. T.de Maçonnerie. A la proximité dubâtiment que l’on construit : Amenerdes matériaux d pied d'œuvre .A.
OFARAI OU OFFARAI , S. m. AuJapon , petite boite longue d’un pied,et d’environ deux pouces de largeur ,remplie de hâtons fort menus , autourdesquels on entortille des papiersdécoupés. EesCanusi ou desservant 5des temples de la province d’Islesdonnent ces boîtes aux pèlerins , q ulles reçoivent avec vénération et lc sconservent soigneusement chez eux,dans des niches laites exprès. ( Ofaro *signifie grande purification , ou rém^sion totale des péchés.)
OFFENSANT, ANTE, adj. {°*fan-san , an-te) Choquant ; injurieux»
OFFENSE, s. f. (o-fan-ce) Inj» rCde fait ou en parole. — En matièrede Religion , faute , péché. (Du la 1111offensa ou ofjénsio.)
OFFENSE , s. m. ( o-fan-cè ) Cel» 1qui a reçu une offense ; à qui 1 011fait une injure. ^ .
OFFENSER, v. a. (o-fan-cè) F a [ rune offense. — Offenser Dieu , vioR 1 ^ses commandements. — Fig. 1° f* ,c *ser : Ce coup lui a offensé le ccrvcOi
— 2° Pur extension de métapl J ° re 'blesser , choquer : Les discours hbreoffensent les oreilles chastes. (Bu * aoff'endere .) — S'offenser v. pr**'