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ORGUE , s. m. on ORGUES aupl. s. f. ( or-ghe ) Instrument de Mu- jsique à vent , composé, de plusieurstuyaux d’inégale grandeur , de cia- ;viers eide soufflets. Le premier deces instruments qui ait paru enFrance, y fut envoyé en 757 par l’em-pereur Constantin-Copronyme, quien fil présent à Pepiu-le-Brrf. ( Dugrec organon instrument ; l'instru-fne/it. pur excellence.) —Lieu île l’E-glise où sont placées les orgues. —E&pècede herse avec laquelle on fermek porte d’une ville attaquée.—As-8 emblago de plusieurs canons deMousquets dont les lumières se com-muniquent. — * En Musique , pointMorgue , trait que la partie chau-tante exécute ad Libitum, et pétulantlequel l'accompagnement est suspen-du. Orgue hydraulique t qui joueP ar le moyen de l’eau. —Orgue d'Al-^agne , qui joue par le moyeudune manivelle et d’un cylindre ,Anurie les serinettes. * On l’appelle* u $si > orguede barbarie. À. — Orguede mer , substance pierreuse compo-se de plusieurs petits tuyaux rangésfactage les uns contre les autres. On
prend en poudre pour arrêter leshémorrhagies. — Prov. Ces enfantss °at comme des tuyaux d'orgue, d’uue* a ’lle inégale.
Orgueil , s. m. ( or-ghueil;bouillez 17 finale) Opinion uopavan-la geuse de soi-méu»e. Il diffère de, en ce que Vorgueil fait quen °us nous estimons; et la vanité queJ° l *s voulousèlre estimés des autres.
grec orgilos colère, sujet à laç °^re y ou , suivant d’autres , d’or-9»*d j e su is enllé; parce que l'or-fr'^il est une enflure du cœur.)—On
dit
bonne part, vnnoble orgueil ,
sentiment noble et élevé , * quiP° r le h faire de grandes choses , et^ u i éloigne de toute sorte de bas-Ses *e. A.—En t. de Maçons , grosseCa *« de pierre ou coin de bois mis*? u * le bout d’un lévii r ou d’une
PUicePui ,
■ pour servir de point d’ap-
elc.
orgueilleusement , adv.
' P^ghen-gHeu-ze-maii ) D’une ma-n 'ère orgueilleuse.
, ORGUEILLEUX , EVJ9E * adj.^'gheii-glieû , ev-zc; mouiller, le) Qui a de ['orgueil. En ce sens ilaussi substantif. Voy. Glorieux.est l’effet de ['orgueil I * on/"'SUeilse montre. A. Réponse , en-„ ip p r îse cn'gueilleuse .—* Il se dit,et poétiq. , de certaines clioses["“nintées, comme les Ilots de la mer,«tonlagnes L'orgueilleux Apen-
ORGUEILLEUX, s. m. Petit lion■?" s »r la paupière de l’œil. Voy° r geoht.
. * Orirase, s. m. Cun des cldens1 Actéon.—plante. B.
. * ORichalqUE , s. m. CuivreM j, orl " ll >e , mélange de cuivre, d’or^'argent. (Du grec oras , et chal-J euivre.) B. * Alliage de <
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et de zinc ; laiton des anciens. M.de Chimie.
* OUICOU , s. m. Vautour d’A-frique. r>.
ORIENT, s. m. (o-ri-an) Le pointdu ciel où le soleil se lève sur l’ho-rizon. Voy. Levant .—Plus précisé-ment y celui des quatre points cardi-naux où le soleil se leveà l’équinoxe.—Le côté d’une carte de Géogra-phie que nous avons à notre maindroite lorsqu’elle est devant nos yeux.—Etats de l’Asie Orientale : Les ré-gions g les peuples de l'Orient. (Dulatin oriens , fait d 'oriri naître, selever.)—Jeu des couleurs brillantesîle la nacre dans les ouvrages où en-tre celle matière .—Orient équino-xial , le point de l'horizon où le so-leil se lève , quand il est dans l'é-quateur, c’est-à-dire pour l’époqueactuelle , lorsqu’il entre dans le Dé -lier on la Balance .—Orient d'été ,le point où le soleil se lève au com-mencement de l’été , dans les pluslongs jours .—Orient d'hiver, le pointoù le soleil se lève au solstice «l’hiver.—* L'empire â'Orient, l’empire ro-main , lorsqu’il eut été transféré àBysnnce.— L’orient d'une perle , soneau , sa couleur : Cette perle estd'un bel orient. A.j ORIENTAL , ALE , adj. (o-ri-an-tal) Qui est du côté de VOrient, * quiappartient à l'orient. A. Pat/s orien-tal; peuples orientaux .—On dit , enÀslron. qu’une planète est orientale,lorsqu’elle parait suivre le soleil , ^ou lorsqu’elle est plus à l’orient quele soleil.—Qui croit en Orient; qui jvient d’Oricnt : Plantes , perles ^orientales.—Indes Orientales ou lesGrandes-Indes , partie de l’Asie en-tre la Perse et la Chine , par oppo-sition à l’Amérique , qu’on nommesouvent Indes Occidentales. — Lan-gues orientales , l'Hébreu , le Syria-que, le Chaldéen , l’Arabe, le Per-san , etc.—* Style oriental , le stylemétaphorique et hyperbolique dontles peuples de l’Asie font usage.—Luxe oriental , pompe orientale , luxe,pompe digne de l’Orient. A.
ORIENTALISTE , s. m. ( O-rt-an-ta-lis-te ) Savant versé dons laconnaissance des langues orientales .Mol nouveau.
* ORIENTATION, s. f. ( o-ri-an *ta-cion' T. de Géogr. Action d’orien-ter une carte. Mol nouv. N.
ORIENTAUX , s. m. pl. (o-rt*an-lo) Les peuples de VOrient. Il nese dit guère que des peuples del'Asie Occidentale , qui sont à notreOrient, comme les Turcs, les Per-sans , les Arabes.
ORIENTÉ, ÉE , part. p. d *0-rienter , et adj. Plan bien orienté;carte mal orientée.—Maison bien oumal orientée , dans une bonne oumauvaise position à l’égard de 1*0-rient et des autres points cardinaux.
orienter, v. a. (o-rt-an-ié)Disposer une chose selon la situationqu'elle doit avoir par rapport à l'O-
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rient et aux trois autres parties dumonde : Orienter une maison , uncadran , une boussole .—En t. deMarine , orienter les voiles , les dis-poser de manière qu’elles reçoiventle vent relativement à la route qu’onveut faire.— * En Archil. Orienterun plan , un dessin , etc. , y placerla rose des vents, pour indiquercomment sont ou devront être orien-tés , dans la nature , les objets quele plan , le dessin représente. A.
S'orienter , v. réll. ReconnaîtreP Orient et les trois autres pointscardinaux du lieu où l’on est.—Aufiguré f examiner , tâcher de recon-naître ce dont il s’agit, la conduitequ’on tiendra , etc.
ORIFICE , s. m. Ouverture , en-trée de certaines parties intérieuresdu corps : L'orifice de l'estomac , dela vessie. — Pur extension , entréeétroite de certains vases de terre oude verre.—En Hydrnuliq. Surface del’ouverture circulaire d’un ajutage ,etc. Cette surface est toujourscommele carré de son diamètre. (Du latinorificium.)
ORIFLAMME , s. f. (o-rtyïa-mo)Etendard que les anciens Rois deFrance faisaient porter devant euxquand ils allaient à la guerre. C’é-tait , dans l’origine , la bannière del’abbaye de Saint-Denis , sous la-quelle combattaient les vassaux dece monastère. Elle devint , dans lasuite , l’étendard de la France ,mais demeura toujours déposée àSaint-Denis , où les Rois allaient laprendre lorsqu'ils partaient pour uneexpédition , et la rapportaient avecpompe à la fin de la guerre. On di-sait autrefois Juriflamme. (Du latinotrriwior, parce que cet étendardétait attaché à une lance dorce , etflamnia flamme , soit à cause de lacouleur de feu de l’étoffe , soit parceque le bas de cette étoffe était,comme dans toutes les bannières ,découpé en forme de flamme.)
ORIGAN , s. m. Plante vivace , àfleurs labiées , d’une odeur aromati-que , qu’on nomme aussi Origansaurage ou commun , grand Origan,Marjolaine d'Angleterre , saurageou bâtarde. H y en a beaucoup d’es-pèces. (Du gr. oreiganon ou origanon yfait d’oros montagne, et de ganosjoie ; parce que cette plante se plaît,dit-on , sur les montagnes.)
ORIGINAIRE , adj. (o-ri-ji-n'e-re) Qui lire, qui prend son origine«le...—*H se dit aussi des animauxet des plantes , en parlant îles es-pèce* : Les castors sont originairesdu. Canada. Le tabac est une planteoriginaire d'Amérique. A.
ORIGINAIREMENT, adv. (or-ri-ji-nè-re-man) Primitivement; dansVorigine.
ORIGINAL, ALE , adj. Qui n’estd’après aucun modèle, d’après aucunexemplaire de la même nature. 7 T o-hleatt original, Statue originale tpour lesquels l’Auteur n’a eu de mo-