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désignent un mauvais dessein ; maistramer dit plus que ourdir , et ma-chiner marque quelque chose deplus profond et de plus odieux quetramer.
* OURDISSAGE, s. m. Action del’ouvrier, de l’ouvrière qui ourdit.— Fa^-on de l’ouvrage ourdi. A.
* ourdisseur, euse ,s. Ce-lui , celle qui ourdit. A.
OURDISSOIR, s.m. ( our-di-soar )Pièce de hois sur laquelle les Tisse-rands , les rubaniers , les fabricantsde draps mettent le fil, la soie, lalaine, lorsqu’ils ourdissent.
OURDISSURE, s. 1. Action d’our-dir de la toile ou quelque tissu. Oudit mieux, Ourdissage. Voy. ce mot.
OURDOIY, s. m. Espèce de plantequ’on appelle aussi petit séné.
* OURÉTIQUE , voy. Urique. 15.
OURLER, (onr-lè) Faire un our-let à du linge ou à quelque étoffe :Ourler des serviettes , etc.
OURLET, s. m. (our-lè)Lc pli ,le rebord que l’on fait à du linge , àdes étoffes de laine ou de soie, soitpour ornement, soit pour empêcherqu'elles ne s’effilent. (Du latin orabord, dont, suivant Ménage, on alait dans la basse latinité le diininutilorlum , et successivement orletum.Les Italiens disent encore aujour-d’hui, et dans le même sens, orlo ,qui est tiré de la même source.) —Petit rebord qui est sur l'aile duplomb des panneaux de vitre. —•Itaudede cuir longue et mince dontles Selliers , etc. bordent les groscuirs. — En Botan. Disposition desorganes de la fructification sur le dosdes feuilles de quelques fougères.—F.nllydraul. Bourletou bordsaillantd’uutuyau de grès emboîté dans un autre,et précisément l’endroit où il sejoint par un nœud de soudure demastic.
OURONOLOGIE , s. f. (Médec.)Partie de la Médecine qui traite del'urine. (Du grec ouron urine, et lo-gos discours.)
* «UROiNOSCOPE, s. m. Médecindes urines. (Du grec ouron urine, etskopéô j’examine.) B.
* OUROINOSCOPIE , s. f. Pré-tendue connaissance des maladies parl’inspection des uriDes. B.
OURQUE , s. f. ( our-ke ) Grospoisson de mer. Il parait que c’estle même que l 'orque ou Ÿèpanlard.
OURS, s. m. (on prononce l’s)Mammifère plantigrade et féroce, àcorps gros , court, bas sur jambes ,couvert d’un poil touffu et raide, dontle nez se prolonge en une sorte demuseau, et dont les larges pâtessont armées d’ongles longs et cour-bés. (Du latin ursus. ) — Fig. 1°Homme fort velu. — 2° Homme fa-rouche qui fuit la société , etc. —Prov. Etre monté sur l’ours , n’avoirpoint de peur, en parlant d’un en-fant. — Ours mal léché , enfant malfait ou homme brutal, rustre et malélevé._ Etre fait comme un meneur
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d'ours , être mal vêtu et ma!bâti.
OURSE , s. f. La femelle de l’ot/rs.—Nom de deux constellations voisinesdu pôle arctique: La grande Ourse ,la -petite Ourse ; dans la seconde setrouve l’étoile polaire. La grandeOurse, composée de quaire-vingt-cinq étoiles dans le Catalogue britan-nique, est la plus remarquable desconstellations boréales. Elle est aussiappelée Hélice ou Vis, parce qu'elleloiirne autour du pôle, et Chariot ,à cause de sa forme. Le nom d 'Ourselui vient vraisemblablement des Oursqui habitent le Nord. — Poétiq. leSeptentrion. — Ourses , pi. (Murine)Manœuvres qui servent à orienter lesantennes des bâtiments latins, ainsique celles des artimons des vais-seaux.
OURSIN, 8. m. (our-ecw) Coquil-lage de mer, de forme ronde, régu-lière, dont la coquilleest tout héris-sée de pointes. C’est unzoopbytc dela famille des Echinodermes ou Ila-diaires. On le nomme aussi liouton ,Châtaigne de mer , Hérisson de mer.
* OURSINK , s. f. ( our-ci-ne )Plante du Cap de Bonne-Espérance.N.
* OURSiné, ée , adj. T. de Bot.Hérissée d’aiguillons. N.
ourson, s. in. Le petit d*unours .
ounvARi, s. m. Voy. Ilourvari,
OUTARDE , s. f. Genre d’oiseauxgallinacés , de la famille des Alectri-des , très haut montés sur jambes ,qui ont souvent le derrière de la tètegarni de deux faisceaux de plumes.Ce sont des oiseaux de passage , etles plus gros de l’Europe. (Du latinavis tarda , à cause de sa pesanteur.Albert-le-Grand l’a nommée Bistarda,parce qu’elle fait deux sauts lors-qu’elle se dispose à voler.)
OUTARDEAU, s. m. ( on-tar-dô ,s. d.) Le petit d’une outarde.
OUTIL, s. m. (pa-ei) Tout instru-ment dont les artisans , les labou-reurs , les jardiniers, etc., se serventpour travailler. L'outil est une inven-tion utile, usuelle; l'instrument, uneinvention adroite, ingénieuse. Si lachose est plus compliquée , c’est unemachine . (Du latin utile chose utile,Quutensile ustensile.)
outillé, ÉE,adj. (mouillez lesU) Etre bien ou mal outillé, avoirde bons ou de mauvais outils . —* ilse dit lig. et popul., d un homme bienou mal pourvu de ce qui lui seraitnécessaire pour ce qu’il entreprend :Vousn'étes posasses bien outillé pourréussir dans ce que vous entreprenez.A. 11 est familier.
♦outiller, V. a. (U mouillées)Garnir, fournir d’outils. U est fami-lier et ne s’emploie guère que dansces phrases : Il a fallu l'outiller. OnVa outillé comme on a pu. A»
OUTRAGE , s. m. Injure atroce.Voy. Affront . (Suivant Du Cange , dulatin barbare ultragivm , fait avec la
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même acception, dans la basse latî*nilé, üVultra outre , au-delà, et d’o-gero agir ; injure outre mesure, ex-cès.) — * Fig. Faire outrage à hfraison, an bon sens, « la gramme x ‘re , faire ou dire quelque chose q a!soit contraire à la raison , qui of'fense grossièrement le bon sens , l ;lgrammaire. — Poétiq. L'outrage de*ans; les outrages du temps’, le dont - 'mage que la durée du temps cause àla solidité , à la beauté de certaine 3choses : Cet édifice se ressent de*outrages du temps, A.
OUTRAGEANT, ANTE, adject*(ou-tra-jan, ante) Qui outrage, ll ,lCse dit que des choses : Paroles 0 &"trageantes,
OUTRAGER, v. a. (ou-tra-jé)Offenser cruellement. — Faire ou-trage. — * Il se dit aussi en parlantde certaines choses morales : O#*trager la pudeur, le bon sens, lard 1 ’son. A.
OUTRAGEUSEMENT , adv. ( 011tra-jeu-ze-mun ) Avec outrage ; d’u 1 ^manière outrayeuse. — *11 sign^quelquefois , avec excès, à outrant■On l'a battu outrageusement. AOUTRAGEUX , EUSE , (oa-jf ajeu) Qui fait outrage , tort ou inj‘ ,re 'Il se dit des choses et des personne* 5 'OUTRANCE , s. f. Il u’estque dans ces locutions adverbial 65 .’A outrance, « toute outrance , à JJrigueur; avec violence;l’excès. (Du latin ultra outre.)Combat à outrance , ancicnnem entduel qui ne «levait se terminer T 1 "par la mort de l’un des deuxeomb 3(nuis.
OUTRE , s. f. Peau de bouc p r ®
parée et cousue pour y mettreque liqueur, ou qu’on rempli
vent. ( Du latin uter. )
i >là<
OUTRE , prép. et adv. An *.
Les guerres d'outre mer. La fVempècha de passer outre. —■* ^lessus: Outre cela. Outre la s0 y. e ,promise. Outre ce que je viens de d 1 .
— * En Jurispr., lésion d’outretiè, lésion de plus de la moitié.outre , loc. adv. Outre cela ; de P p e
— D'outre en outre, loc. adv*part en part. — * Outre \conjonctive. A. Outre qu*il esti tCil est sage. (Du latin ultra
OUTRÉ , ÉE, part. p. ■* ; Jtf#ret adj. Exagéré : Pensée oulî' ce 'timents outrés, moralePénétré ; transporté : Outré d 0
leur , de dépit > de colèreFâché ; irrité ; indigné : Outre ^ (affront. On t&l outré , dit M»par le sentiment violent d’une 1personnelle ; il suffit, pour *
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(jné , du sentimentjustice qui fait cm’
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se soulève contre une ,1)0U „
lion, soit que l’effet noupersonnel ou étranger ; On~^
du mauvais procédé d'uti am l tgnê do la perfidie qu’il a mis 0sa conduite . —En parlant des psonnes, exagéré, excessif, g u * P 3