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Ne point garder de ressentiment :Oublier une injure, une offense. —Eu parlant des personnes, négligerquelqu'un, ne pas songer à lui,manquer à lui faire du bien dans uneoccasion qui se présente : H m’a ou-blié dans son. testament. A .—Oublierses parents , ses amis ; ne pas leurrendre les devoirs de la parenté, de1 amitié. — Oublier le respect quondoit à quelqu’un , manquer au res-pect , etc. — * Oublier qui l’on est,ae méconnaître , vouloir s’élever par0r Sueil au-dessus de sa condition.^ e Ue manière de parler vieillit. A.
Oublier , v. n. Il a lé premier sensde l'actif ; il apprend aisément et ou-de même. — Oublier à , perdreJj 1 facilité que l’exercice et l'usagedonnaient : En ne chantant point, enne dansant point , on oublie à chan-* er , à danser. — Oublier de , man-der de mémoire ou d'exactitude :J ai oublié de vous dire que.... lîoi-* e au , dans une de ses lettres , a dite |* ce sens : J’oubliais à vous dire ,c est une faute.
S’oublier , v. réfl. Sc méconnaître,Manquer de respect, devenir fier ,v ain , etc. — Oublier son devoir.—^égliger ses intérêts. — S’oublier detaire , pour oublier de faire , est unS^seonisrne.
OUBLIETTES , S. f. pl. [on-hli-e-* e ) Autrefois , cachot couvert d’unela usse trappe où l'on enfermaitCe ux qui étaient condamnés à unePOson perpétuelle, à être îout-à-faiiOubliés : t Mettre aux oubliettes', fairePasser par les oubliettes.— * Suivantjttte tradition populaire , espèce deIü sse couverte d’une fausse trappe ,laquelle on faisait tomber ceuxd°nt ou voulait se défaire secrète-ment. A.
OUBLIEUR, S. m. (ou-bli-ev)qui fuit et vend des oublies. On‘ ,s ait autrefois oblatjenr.
OUBLIEUX-, EUSE, adj. ( OK-ll 'cû , eu-ze ) Qui oublie aisément;T" ne se souvient plus ; * qui est* Ü M à oublier. A. Les vieillards sont0l dinnirement oublieux.
Ouest, s. m. La partie du Mon-! e< pii est au soleil couchant. C’esta même chose <\\\* Occident. — * Il* e dit quelquefois de la partie d’unP'^Js située du côté d e l’ouest : LesP r 0ï7?/iee lÇ iic l'ouest. (l)c l’allemand ,'J flamand ou de l’anglais West, qui* * même signification.) — Le venlS'n souille de ce côté.— Ouest-nord-°\ Uest .’ s - m -Plage située au milieu' cs l ,ace qui sépare l ’Ouest duord-Ouest ; elle décline de vinçt-Ueuit degrés trente minutes de l’OuestNord. — Vent qui soofllc de celteP âge. — Ouest-quart-{Vord-Ouest ,
P; a ge située au milieu de l'espace quiPare l ’Ouest de l ’O uest■ iVord- Ouest ;, e décline de onze degrés quinze
1I1| nulesde l’Ouest au Nord_Vent
'lui souille de celle région.— Ouest-V* a i't-Sud-OHCst, plage qui occupe” milieu de l’espace qui sépare
OUI
Y Ouest de V Ouest-Sud-Ouest ; elledécline de onze degrés quinze minu-tes de l’Ouest au Sud. — Vent quisouille de cette région, ■— Ouest-Sud-Ouest, plage située au milieu del’espace qui sépare VOuest du Sud-Ouest ; elle décline de vingt-deuxdegrés trente minutes de l’Ouest auSud. — Vent qui souflle de cetteplage.
* OVETTE , s. f. (oi/~èfe) Oiseaudu Drésil, espèce de Cotinga.N.
OUFÎ interjection qui marque unedouleur subite , etc., ou * i’élouffe-menl, l’oppression. A.
OUI, adv. ou particule d’affirma-tion opposée A non : Il est vrai, jel'avoue; j’y consens; je le veux bien.— * Il s’emploie quelquefois d'unemanière simplement affirmative, sansopposition directe à non ; et alorsil ne se met guère qu’au commence-ment de la phrase ; Oui , je veuxque tout la monde sache ce que j’enpense. Il se redouble quelquefois pourmarquer davantage l'affirmation: Oui,oui, je m’en sout iens, il se joint aussiquelquefois avec les adverbes, certes ,vraiment , etc. t pour affirmer davan-tage. A. Pans les mots placés avantoui, la consonne finale ne se lie etla voyelle ne s’élide pas plus que sioui commençait par une h aspirée ,excepté peut-être dans il dit qn oui,et non pas que oui. (Suivant Ménage ,des deux mots latins hoc est c’est ce-la , c’est cela même. On a dit autre-fois oc pour oui dans une grandepartie de la France, qui en a conser-vé longtemps le uoin de Languedoc.De ce mol oc s'est formé par des al-térations successives celui d’oc# etenfin celui d’oui. C’est de ce mêmemot hoc ou oc dit pour oui qu’est ve*nue celle faconde parler proverbiale:Cela vous est hoc , vous est assuré.)
OUI, s. m. Le oui et le non ; il adit ce oui-là à regret. — * Prov. Direle grand oui , se marier. A.
ouï , OUÏE , part. p. d’Ouïr , etadj. Entendu.
* OU 1 AKOU, s. m. Oiseau véné-ré du Mississipi. B.
OUICOU , s. m. Sorte de boissondes Américains , faite de manioc, depatates, de bananes et de cannes desucre.
* OUI-DÀ, adv. Volontiers , debon cauir. Il est familier. N.
OUÏ-DIRE , s. m. Chose qu’on nesait que sur le dire d’autrui.
OUÏE , s. f. {ou-i-e) Crluides cinqsens par lequel on reçoit les sons. #Il ne se dit qu’au singulier : Avoirl'ouïe bonne. A. Voy. Ouïr. —- Entermes de Luthier , ouverture sur lesvioles , la harpe , etc.
OUÏES, s. f. pl. Dans les Poissons,certaines parties de la tête qui leurservent pour In respiration. — Fig.et fnm. Avoir les ouïes pâles ; êtreabattu de maladie ou avoir reçu quel-que mortification.
OUILLER , v. a. (ou-glîe, enmouillant les II) Quitter un ton-
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neau, achever de le remplir entière*ment
OUÏR, v. a. (oM-iV) (* fois, tuois , il oit, nous oyons , \ous oi/es ,ils oient. J’oyais. J’ouis. J’oirai. J’oi-rais. Que j’oie ou que j’oye. Quej’ouisse. Oyant . Ouï , ouïe. Ou ne sesert aujourd'hui presque jamais deceverbe qu’à l’inlinilif, et aux tempsformés du participe ouï et du verbeAvoir . A.) Entendre , avec celle dif-férence qu'il a une signification moinsétendue. 11 ne se dit proprement qued'un sou passager, et qu’on entendpar hasard et sans dessein. (Du latinaudire .)—Donner audience, * écou-ter , prêter attention : Un juge doitouir les deux parties. A. — Ecoulerfavorablement, exaucer : Seigneur tdaignez ouïr nos prières. — Au Pa-lais , ouïr des témoins , recevoir leurdéposition.
* OUISTITI, s. in. Petite espècede singe qui vient d’Amérique. A.
OULEMARY, s. m. Très grandarbre de la Gnîane, dont le troncest porté sur les arceaux formés parses racines , qui s’élèvent à six ousept pieds au-dessus du sol. Les in-tervalles qui séparent ces arceauxservent de retraite aux bêtes fauves.
OULÉMAS, s. m. pl. Titre qu'oudonne en Turquie à une classe de gensde loi, par qui le Mufti est élu. Onécrit plus souvent ulémas . ( De l'a-rabe eulama ou olama , pluriel d'a-liirty savant lettré.)
* oui.ogéime, s. f. Code russedu 16 e siècle. B.
OUPELOTE, s. f. ( ou-pîo-te )Racine médicinale qui nous vient deSurate.
OURAGAN, s. m. Tempête vio-lente , accompagnée de tourbillons.(Suivant Le Duchat, du mot indienou plutôt américain uracan ou httra-con, qui a, sous cette dernière forme,passé dans la langue espagnole avecla même acception d’orage furieux ,et qui, dans la langue des insulairesde Saint-Domingue , signifie les qua-tre vents réunis ensemble et souillanta la fois.)
OURAQUE, s. m. (Anatomie)Pe-lil cordon du fœtus qui va du fondde la vessie jusqu'au nombril. (Dugrec ouron urine, et écho je con-tiens.)
OUODIDOU, s. m. (Pèche) Espècede hangar ou de balle, sous laquelleon fait les pièces de canne. Voy.Our-dir les cannes •
OURDIR, v. a. Disposer les filspour faire la toile. (Du latin ordiH.)— Tortiller de l’osier. — Fig. Our-dir une trahison ; prendre des me-sures pour trahir quelqu’un. — *Prov. et lîg. A toile ourdie Dieu en-voie le fil , la providence fournit lesmoyens d'achever l’ouvrage qu’on acommencé. A. — Ourdir les cannes(Pèche), et» faire des copies ou desespèces de claies. Chaque pièce senomme ordun ou autel.— * Ourdir ptramêr ; machiner . Ces trois mots