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(Du grec priuma prisme, et eidosforme, ressemblance; solide sem-blable au prisme .)
PRISON, s. f. (pri-zon) Lieu oùl’on enferme les criminels, les ac-cusés, etc. (Suivant Du Cange, dulatin barbare prisio, que dans labasse latinité on a fait par corrup-tion de prehensio action de prendre,et qu’on a ensuite par extensionemployé dans le sens de prison.) Ondit élégamment au figuré: Le corpsest la prison de rame, etc.— * Si-gnifie quelquefois, emprisonnement:Il a fait son temps de prison. À.—Prov. et pop. 1° Homme gracieuxcomme la porte d'une prison , rudeet grossier. — 2° Être dans la pri-son de saint CrCpin , avoir des sou-liers trop étroits.
PRISONNIER, s. m. (pri-to-nié)Celui qui est arrêté pour être misen prison ou qui y est détenu.—Enparlant des prisonniers pris enguerre, on dit ordinairement faireprisonnier , faire des prisonniers.—*
* Prisonnier d'Êtat , celui qui estarrêté, qui est renfermé pour quelqueaction contraire à la sûreté del’État. A.
PRISONNIÈRE, s. f. Celle qui esten prison. — Prisonnières , pi. An-ciennes étoffes de soie, transparen-tes et légères , qui imitaient lagaze.
PRIVATIF , IVE, adj. T. deGrammaire.il se dit des particulesqui, étant mises Jevantquelque mot,lui font signifier le contraire , etmarquer la privation de la choseénoncée par le mot : In est particuleprivative dans inconnu , incorrigible ,inattendu. —* Privatif, s’emploiequelquefois subsl. Un traité des pri-vatifs. A. ( Du latin privativus.) —Quantité privative (Algèbre) , lamême chose que quantité négative.Elle est opposée à la quantité posi-tive ou attirmalive, et désignée parle signe —.
PRIVATION , s. f. ( pri-va-cion)Perte d’un bien, d’un avantage qu’onavait ou qu’on devait avoir : Priva-tion de la vue, de l'ouïe , etc. —Abandon volontaire qu’on en fait:S'imposer des privations. — Man-que des choses nécessaires : Êtredans la privation de toutes choses ;
* Vixre de privations , manquer debeaucoup de choses nécessaires.—Dans le langage de l'ancienne Phi-losophie, absence d'une forme qu’unsujet peut avoir. A. (Du latin pri -vaiio.)
PRIVATIVEMENT , adv. (pri-va ti-ve-mnn) Exclusivement, à l’ex-clusion. Il n’est guère d’usagequ'encette phrase : Privativement ù toutautre.
PRTVAUTÉ, s. f. (pri-vô-te) Gran-des familiarités. (Ut privé, familier.— Prendre des privautés , prendrede grandes libertés. U se dit surtoutdes libertés que les hommes prén-om avec les femmes.
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PRIVÉ, s. m. Lieu d’une maisonoù l’on Ta faire ses nécessités.
PRIVÉE, ÉE, p. p. de Priver, etadj. Qui a perdu, à qui l’on a ôté,à qui il manque quelque chose :Privé de ses biens, de la liberté, dela vue.— Q ui est simple particulier,qui n'a point d'emploi public : Vivreen homme privé, en personne privée.‘ 11 se dit aussi des choses, et il estopposé à public : L’imérét privé ;vie privée. A. F aire quelque chosede son autorité privée, de sa propreautorité. — En son propre et privénom, 1° pour lui-même, pour soncoinple; 2* de son chef, sans enavoir reçu la charge, la commission.(Du lal. privatus .)—Familier; il nese dit guère que pour marquer tropde familiarité: Ce domestique se rendun peu trop privé avec ses maîtres.Style famil. — En parlant des ani-maux, apprivoisé : Oiseau, moineau,canard privé. Les animaux privés ,dit l'abbé Girard, le sont naturelle-ment, et les apprivoisés le sont parl’art et l'industrie des hommes ; àquoi Roubaud ajoute que l’animaiapprivoisé devient privé c'est-à-direfamilier. Le chien est naturellementprivé ; un moineau, un serin, unetourterelle ne sont privés que parcequ’on les a apprivoises.
PRIVÉMENT, adv. ( pri vé-man )Familièrement, d’une manière pri-vée, libre et familière : Ils ont tou-jours vécu privément , fort privé-ment ensemble. * Il a vieilli. A.
PRIVER, v. a. (pri-vé) ùler àquelqu’un ce qu’il possède ou doitposséder ; l’en dépouiller ou l'empê-cher d'en jouir. —"Apprivoiser,rendre privé : Cette espèce d'oiseauest difficile ù priver. A. (Du latinprivare.)
SK PIIIVBR l)E , V. pr. * Ils sesont privés de tout secours. A. —S'abstenir : Se priver du plaisir dela comédie, de la chasse, de la pro-menade. S'abstenir, dit Guizot, n’ex-prime qu'une action ; se priver ex-prime aussi le sentiment qui l’ac-compagne. On peut s'abstenir d'unechose indiflérenle ; on ne se priveque d'une jouissance.
PRIVILÈGE, s. m. Faculté ac-cordée à quelqu’un de jouir de quel-que avantage, à l'exclusion des au-tres. (Du latin privitegium, formétla ns le même sens de privait lex,loi en faveur d'un particulier.) —Acte qui contient cette concession.— Droit, prérogative. V. Préroga-tive. — Hypothèque préférable : Lebailleur de fonds a un privilège surle prixde l'héritoge —Don naturel:La raison, ce beau privilège qui dis-tingue l'homme de la brute. —Liberté qu'on a ou qu'on se donne defaire des choses que les autres n'o-seraient faire : La beauté donne degrands privilèges.
PRIVILÉGIÉ, ÉE, adj. Qui aquelque privilège, qui jouit de quel-que grâce particulière : Toutes les
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personnes privilégiées.
personnes privilégiées Dl -éfé*privilégié, qui doit être P 3 f e V 0.rabiement aux autres. — Ara li er
légié, dans lequel le J u S e , * as iiqu ejuge les crimes d’un E cc ' eS j jjlis econjointement avec le Juge ___Jtitdmalgré le privilège clérical- jj es seprivilégié, où l'on peut dire ‘ elll pa>
des morts les jours qu’on ce P ,
la dire à d’autres autels. s 0 o-privilégié, lieu qui n’étai 1 P‘ ^i-mis à la police générale Vr**
vilégié, celui ou l’on ne p eUpour dette. A. . ge 3 *
PRIVILÉGIÉS , s m- P ‘-.ygi.qui jouissent de quelque P r ‘ u ne
%RIX, s. m. (Vf, et «!■'»!>
voyelle pria), Valeur, est mU e ch <l11ce qu une chose vaut : 'ppe
a son prix. Voy. Valeur .— pd 1 ’
chose se vend : Bas prix,
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prix moyen; vendre à vil f ^prix coûtant, au prix c0lit po>* f"Fig. tout ce qu’il en coê ^ tobtenir quelque avantage $at>acheté la victoire au p'’*sang. A. — Mérite d'une P® la;ou excellence d’une chose-
lin pretium.) — Ce qui est P jgjr>pour être donné à celui qu' j ce i ale mieux dans quelque exefcorps ou de l'esprit. En ce 5 |pri*!dit remporter leprix, obtenir ..11 1la récompense, la coure?? jifféavait été mise au concours; 3 . s jgai*rence d'emporter le prix, fi u ' a va<*'
fteoblenir une récompense," ^'o 3
lage, un honneur quelcorl^pr 8 *'ambitionnait. Cette seconde e<sion a quelque chose de fie*la première, un objet se 1 "
baud. Fig. Remporter le P r> ’ c fro se 'passer les autres en quel<l uC e tts e '(Du latin prœmium.) —Ré r< !' plj*avec cette différence qu*sont réglés, convenus; f**,',:» 11 .’de justice. Les récompensai, jtr? 1traire sont plus on moins a |ai r ®res ; c'est affaire d'équité- *^ o|J tr>?d'un ouvrier est le prix de ^coé 1vail ; une gratification est , gliâ?pense de son assiduité- ^ pdment, expiation : Il a reçnde ses forfaits. A. y pd f \
Mettre la tête d'un ^°? in, ( . e |iii ^promettre une somme 3 qpe ele tuera. — A quelque P r ’ oe p e ' n ,soit, quelque argent, fi ue ^ e<qu'il en coûte.— Hors de P, fl*cessivement cher.— Pri * ” ve pd ?son de commerce où 1 °?- iemarchandises à un pri* J, • ac^qui esl écrit au dessus. 3 prFcela dans un prix fixe i , r( . s» 1 ’,fixes. Prix fixe, veut bi en . r ch sI ^prix fixé d’avance par le L,itt e ’et dont il n'y a rien a r 0 „ c*Prix fait, le prix j f» 1
venu d’une chose ; 013 , fi
fait. A. , |nC- i -„n
* Mire POUR p *“*’prop° rt irlqui marque une certain meur» L*entre deux choses, “ : ‘.j
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pour prix, votre drap e