564 RET
( ré-tcm-cio-nè-re ) T. de Palais. Quiretient , qui a eotre les mains ce quiappartient à d’autres.
RETENTIR , v. n. ( re-tan-tir)Rendre, renvoyer un son éclatant;résonner : * L’air retentit de crisd'allegresse, A. (Du latin retinnireou reiinniiare, formé de la particuleintensive re, et de tinnire ou tinni-tare, rendre un son aigu comme ce-lui des métaux qu’on fait sonner.)—* Il signifie aussi, faire ou produireun bruit éclatant : Cette trompetteretentit dans les airs. A. — Il s’em-ploie quelquefois figurcment : TouteT Europe retentit de ses louanges, ouses louanges retentissent dam toutel’Europe, oti leioue dans toute l’Eu-rope.
RETENTISSANT, ANTE, adjQui retentit: * Lieu retentissant;voix retentissante. A.
RETENTISSEMENT, S. m. ( re-tan-ti-ce-man ) Bruit, ton rendu,renvoyé avec éclat.
RETENTUM, s. m. emprunté dulatin, où il signifie chose retenue,de retentus, part. p. de retinere rete-nir. (rètam-tome) T. de Pratique.Article que les Juges n’exprimentpas dans une sentence, mais qui nelaisse pas d’en faire partie et d'a-voir son exécution. Il ne se disaitqu’au criminel: * L'arrêt portail qu’ilserait rompu vif ; mais il y avait unretentum, qu’il serait étranglé aupa-ravant. U n’y a plus aujourd’hui deretentum dans les arrêts criminels.A.—Par extension, ce qu’on retient,qu’on réserve en soi-même par du-plicité, lorsqu’on traite d'affairesavec quelqu’un.
RETENU, t'E, part. p. et adj.Voy. Retenir. — Destiné et arrêtépour quelque emploi. - Posé, sage,modéré, circonspect. — Cheval re-tenu (Manège), cheval qui saute aulieu d’aller en avant, qui ne partpas franchement de la main, qui esttrop retenu et se fait trop solliciterpour aller en avant.
Retenu , Modeste. On est retenudans ses paroles et dans ses actions.On est modeste dans ses désirs, dansson air, dans son habillement.
RETENUE , s. f. Modération, dis-crétion, modestie.—En i. de Char-penterie, pièce de bois en arc-bou-tanl contre une autre, entaillée demanière qu’elle la retient et l'em-pêche d’aller et de venir d’aucunrôle.—(Commerce.) Nomination quee Prieur et les Consuls de Toulousefaisaient annuellement de soixantemarchands, pour assister aux juge-ments. — * En t. de Finances et deComptabilité, ce qu’on relient envertu de la loi ou d'une stipulationconvenue, sur un traitement, un sa-laire, ou sur une rente : Faire uneretenue sur la solde des troupes.—Une pension sans retenue , exemptede retenue, une pension sur laquelleon ne retient aucune imposition. A.— Brevet de retenu -, qui assurait au
RÉT
titulaire d’une charge non hérédi-taire ou à ses héritiers une certainesomme payable par celui qui possé-derait la charge après lui.— Droit deretenue , droit qu'accordaient cer-taines coutumes au Seigneur cen-sier de retenir un héritage vendudans sa censive , en remboursant àl’acquéreur le prix de la vente. —* Dans les Collèges, être en retenue ,se dit d’un écolier qu’on empêchede sortir, ou qu’on prive de la ré-création, pour le punir de quelquefaute. À.—En t. de Marine, retenuede cordage, cordage qui sert à con-tretenir un bâtiment que l'on hâledans un port. Voy. Attrape.
RÉTÉrORE , s. f. Production depolypes marins, mince, poreuse oumarquée de petits points comme unouvrage à réseau. C’est une espècede Lithophyle. (Du latin rete rets,réseau, et porus pore.)
‘ RETERSAGE, s. m. T. d’Agri-cull. Action dereterscr, ou le résul-tat de celte action. A.
* RETERSER, v. a. T. d’Agricult.Donner un second labour à la vigne,pour détruire l’herbe. Reterser unevigne. A.
RÉTIAIRES, s. m. pl. (ré-ci-è-re)Gladiateurs qui portaient un tridentd’une main, et de l’autre un rets oufilet, dont ils tâchaient d'envelopperleur adversaire. Ils combaitaicnt entunique contre les Mirmiltons. Voy.ce mot. (Du latin retiarii, fait derete rets, filet.)
RÉTICENCE, s. f. ( ré-ti-san-ce )Figure de Rhétorique par laquellel’Orateur interrompt brusquementune phrase commencée, comme en-traîné par quelque passion ou arrêtépar quelque réflexion subito, de ma-nière cepehdant à faire entendre cequ'il ne dit pas. — Suppression vo-lontaire d’une chose qu’on devraitdire ou mentionner dans un acte.—*La chose même qu’on n'a pas dite.A. (Du latin reticentia , fait de reti-cere celer, taire, se taire, ne diremot; racine, tacere.)
RÉTICULAIRE, adj. m. et f. (i ré-ti-ku lè re ) Qui ressemble à unréseau : Tissu réticulaire. (Du latinreticularis, fjit de réticulum, dimin.de rete rets, réseau.)
RÉTICULE, s. m. (Astronomie)Instrument composé de plusieurs fils,qui se place au foyer d’une lunette,pour mesurer le diamètre des astresou pour observer les différences deleurs passages. il)u latin réticulumréseau , à cause de la disposition deces fils.)—Constellation australe in-troduite par La Caille, et située en-tre l’Hydre et la Dorade, au dessousdes Deux Nuages. On l’appelle aussiRéticulé rhomboïde.
RÉTICULÉ, ÉE,adj. (Botanique)Marqué de nervures , en forme deréseau.—* En archil. formé de cail-loutage ou de briquetage en carréslongs imitant un réseau : Mur de ma-çonnerie réticulée. A.—(Du laun re-
RET
ticulatus, fait de réticulum, diin ,n *de rete rets, réseau.)
Rétif, IVE, adj. En parlant deschevaux, ânes, etc., qui recule mIs’arrête au lieu d’avancer. (D u *‘ n,rîbarbare retivus , fait de restare n*#1er, s’arrêter. Voy Rester.) —en parlant des hommes, * difficile •'conduire, à persuader : C est w/jhomme d'un caractère rétif . "7s’emploie quelquefois substafl lJVft *ment : lia beau faire le ret'j, Hf aHdra qu’il en passe par là. A .
Rétiforme, adj.m.etf T. (l Anatomie. Qui a la forme d’un rc '(Du latin rete rets, et forma forn*
RÉTINE, s. f. Sorte de lacismé dans le fond de l’œil par le®du nerf optique, et sur lequel s 'peint l’image <lesobjel 9 par lemoJ'''des rayons de lumière qui parie / 1de chaque point de ces objets-('.latin retina, fait dans la même sig ^ 11fication, de reste rets, réiea u > acis.)
retirade, s, f. T. de ForiiS cal '
Retranchement fait derrière unvrage, et dans lequel les assiégésretirent quand les assiégeant» 'emporté l'ouvrage.
RETIRATION, s. f. T. d’imp rl jmerie. Action d’imprimer le secut”côté d'une feuille de papier, a“ ,rl ’ment dit le Ferso, ce qui ne se .. _ f ,qu'après l'impression de la preniic " 5feuille.
RETIRÉ, ÉE, part.p. ctadj Vo )‘Retirer. — Lieux retirés , solU 3 ' 1 ]^'.peu fréquentés. — Homme reit* 1 ’
OU'
se
ont
.Hans
qui mené ttnevie retirée, qui vu 11 ,une grande retraite. —" titre re ' ir ^se dit aussi d’une personne q ul - tchez elle le soir, et qui ne r e< ‘plus de visites : Il est trop tard p°aller cher un tel; tout le monde m" 1tenant est retire. — Il est to v }° u yretiré en lui-mCme, se dit d’un n°me silencieux, qui fuit les cotnications, la société. A.
RETIREMENT, s. m. (ré-
iiniu"'
.ti-re-
man ) Terme de Chirurgie, Contré'don, raccourcissement : Retire”’""'de nerfs.
RETIRER, v. a. {re ti ré) Tt,etune seconde fois : Retirer une la ,e 'rie qui a (té mal tirée.— Faire «neseconde décharge d’armes à h’ 11, ^En t. d’imprimerie, imprimer wj 1 'feuille en retiration, c’est à-dire 1 “côté opposé à celui qui a été impr> n, ‘ !en papier blanc. — Tirer à soi “ n ;chose qu'on avait poussée dehorsRetirer son haleine, etc. — Tirer unechose, une personne d’un heu aitelle avait été mise, * où elle éw'entrée: Retirer un homme de pris”” 1
Retirer des effets qui étaient engage-— Donner asile, retraite, refuge ■m’a retiré chez lui dans ma d sgrace,A. _ Tirer «”
arrière, écarier, reculer, éloig ne "j
dans ma détresse.arrière, écarter, reculer,
dit A peu près dans ce sens.* "fit retirer (sortir) tous les spèctt*'leurs. — Reprendre ce qui était ® nX-ape, en dépôt. — * Oter i qu^*