vilainement trahi, trompé, d’une ma-nière infâme.—r/1 fait tomes chosesvilainement, sordidement.— Il s'estlogé vilainement, désagréablement.— Il mange vilainement, malpropre-ment. A.
VII.EilREQUIN, s. m. (t iile-bre-kein) Outil qui sert à trouer, à per-cerdu bois, etc.,au moyen d’un petitfer nommé miche, qui a un taillanten spirale, et qu’on fait entr.er enle tournant. ( Suivant Le Ducliat,c’est une corruption de virebrrquinqu’on dit encore en Anjou , et quiest formé des deux mots virer tour-ner, et bréqnin nom de la inèclie decet outil, dérivé, continue cet Ely-mologisie, du ialin veru broche ,ou plutôt de son diminutif verucum.)
VILEMENT , adv. ( vi-le-man )D’une manière vile et basse. Il estpeu usité.
VILEN’É, adj. En t. de Bla3on, ilse dit du lion dont on voit le sexe.
VILENIE, s. f. Ordure, saleté :* Cette maison est pleine de vilenie.A. — Avarice sordide : ’ Sa vileniele fait mépriser de tout le monde.—Action basse et vile : Il a fait centvilenies en sa vie. A.—Au pluriel,t° Paroles injurieuses : " Il lui a ditmille vilenies. A. — 2° Obscénités.—5° Mauvaise nourriture , nourri-ture mal saine : Cet enfant ne mangeque des vilenies.
VILETÉ, s. f. Qualité de ce quiest vil et à bas prix : * La vilelédes denrées. — Il signifie aussi, lepeu d'importance d’une chose : Lavilelé de lu matière. A.
VILIPENDER, v. a. ( vi-li-pan -dé) Traiter de vif, .déprimer, traiteravec beaucoup de mépris.* 11 se diten parlant des personnes et deschoses : Il ne faut pas tant le vili-pender; vilipender une marchandise.A. Il est familier.Voy. Honnir. (Dulatin vitipendere, formé de vilis vil,de peu de valeur, et pendere priser,estimer.)
* VILLA, s. f. Mot emprunté del'italien. Vcty. Vigne.
VILLACE, s. f. (vi-la ce) Grandev ile mal peuplée et mal bâtie. Ilest trés-famiber. A.
VILLAGE, s. m. ( virla-je) ' Lieunon fermé de murailles, composéprincipalement de maisons de pay-sans. A. Voy. Hameau. (Du latinbarbare villagium, fa il de villa mai»on des champs, ferme, etc.)— Fam.et prov.: Gel homme est bien de sonvillage, il est bien mal instruit dece qui se passe dans le monde.
villageois, eoise, s. ( vi-la -joé,jo(t ze) Habitant de village.
villageois, EOISE, adj. Quiappanient au village, qui est propreaux gens de village : Air villageois,manières villageoises.
VILLANelle, s. f. (vi-la nè-le)
Sorte de poésie pastorale dont lescouplets finissent par le même re-frain. -—Air propre à faire danserdes paysans. (Voy. pour l'étymolo-
gie le mot Vilain, dans sa premièreacception.)
VILLE, s. f. ( vi le ) Assemblaged’un grand nombre de maisons dis-posées par rues, et fermées par uneclôture commune. Voy. Cité. (Sui-vant Wachter, du grec polis qui ala même signification, donnée en-suite dans la basse latinité au motvilla, qui désigne proprement unemaison de campagne, une métairie,etc.) — Les habitants d’une ville :Toute la ville parle de celte nou-velle. — " Se dit absolument, du sé-jour des villes, de la vie qu’on ymène, et des mœurs qui y régnent;par opposition au séjour, à la vie,aux mœurs de la campagne : J'aimemieux la ville que les champs. A..—Ville de commerce, ville marchande,où le commerce est considérable.-rrVille d’entrepôt, où les marchandisesfont expédiées pour passer outre.-—Villes lianscatiques ou anséamiques ,villes de commerce jadis lices en-semble pour des intérêts de com-merce par une association qu’oa adepuis appelée la Hanse teutonique.Voy. Hanse et Hanséalique. .— LeCorps de ville ou simplement laVille, les Magistrats municipaux.
La ville est bonne, on y trouveaisément les choses dont on a be-soin.— Meut frère est i la ville, n’estpas 6 la campagne. —il Ion frère esten ville, dfne, soupe en ville, nsihors de chez lui, dine, soupe horsde chez lui. Il est fam. — Fig.et prov.: Ville qui parlemente est ùmoitié rendue; une personne quiécoule les propositions qu’on luifait n’est pas éloignée d'accorder cequ’on lui demande.
VILLETTE, s. f. (vi-Ii-te) Trèspetite ville. Familier.
* VILLEL’X, EL'SE, adj.Couvertd’un duvet mou B.
'VILLOSITÉ, s. f. Qualité d’unetige, d’une feuille, d'une peau velue.(Du lat. villus poil.) B.
VIMAIRE, s. f. ( vi-mé-re ) T.d’Eaux-el-Forêts. Dégât causé dansles forêts par des ouragans.(Du lat.vis major, force majeure.)
* VIMISA , S. f. VIMURE , S. m.Poisson du genre du cyprin, dusal-mone. B.
VIMINALE, adj.f. T. d’Anliq. IIse dit d'une colline de l'ancienneBorne, et d’une rue et d’une portequi conduisaient à celle colline.(Dulat. viminalis, fait dans la mêmesignification, de vimen, viminis osier;p.>rre que la colline viminalc étaitplantée d'osiers .)
VIN, s. m. (vein) Liqueur propreà boire, qu'on lire du raisin : Vinblanc, rouge, r lairet, rosé, paillai,etc. (Du latin vinum, Tait du grecoinos .)—Il se [irend quelque fui-pourla force du vin même : Ce vin a beau-coup ou peu de vin.—Vin de deux,trois ou quatre feuilles, qui a deux,trois ou quatre .".ns.—* Vin du cru,vin fait avec le raisin recueilli dans
l'endroit même où on le consolé-A.— Vin de copeaux. Voy. Copeau •
— Vin doux, qui n'a point encorecuvé. — Vin bourru, qui n’a guerecuve.— Vin de ville ou vin d’honneur,vin que les officiers monicipâti*offrent à de hauts personnages-* lorsque ceux-ci font leur °? lr ® edans certaines villes- A. — Vin “tl’étrier, le verre de vin qu° ondonne à quelqu'un qui va monter acheval.— Vin coupé, mêle avec d®*ire.—Vin de prunelles, boispn > 31eavec des prunes sauvage?; et “ivvin faible et aigre.—‘ Vin de f 'queur, vin qu'on boit, en P® 11 'quantité, â l’entremets et au d esie j/
— Vin, se dit particulière™ 0 ? 1 . ’plusieurs préparations médic® 3 ',faites avec du vin auquel on ad'autres substances : fin d’absinié(’vin de quinquina, pin antiscorl> ul ‘que. A.
F-tre pris de vin, être ivre.—^entre deux vipt, être chaud de Japprocher de l'ivresse. — El ,e *pointe de pin, se dit d'un hof®^'que le vin commence à n?eitr° egaieté.—* Porter bien le vin, V 01 *bien son vin, boire beaucoup liu 'qu’il y paraisse. A. — pig- : CuV ‘son vin, dormir pour laisser P 39 ,son ivgcsse. _ Popul, : Sac & W V’grand ivrogne. — Fig. : Il a lemauvais, il est querelleur qua 3 “■ov. : 1° Meure de l ee ,dans sou vin, se modérer sur T® 6 ?que affaire, marquer moins <i a,1 ' :rï; : ,sué. 2° S’enivrer de son vin, s° ’ 3 ”illusion, s’entêter de ses P r °P r .idées.—* Faut.: Poire le vin duché, se.dit.de ceux qui vonten.-tnible, après avoir conclu 9®.que affaire. — Tache de vin, 13touge que quelques personnes Fportent en naissant sur le V sou sur quelque autre part®corps. A. ,
VINAGE, s. m. Dans 1» rc =',,iti sa puf
féodal, droit seigneurial quen vin pris dans la cave. , finVINAIGRE, s. m. ser 1
rendu aigre par artifice,* ® 9 0 giieà une foule d’usages dans 1 ] eV ; e otdomesliquo. A. Quand H 1 a ;grt,naturellement, on dit du v, ^ a „éoé-et non pas du vinaigre. — ( | e laral, loule liqueur qui a ^y/geigrefermentation à l actdilé.—’ lra goll,
faù
rusai, à la framboise, A n aetc., vinaigre dans lequel unjscs.d®infuser des roses, des Irai» e jdte,l’estragon, etc. Vinaigré< d . ojgrode bière , etc., sorte ù® „,ncd°
, uiu., jjvcC
obtient avec du cld , *
ou
qu on ouucm ave»;
la bierre, eic.— ^ j u bois
acide pyroligueux, açidu *
par distillation —. c0 fûr
tre volrurs , espèce de vin ® g(ï pré*
posé qu'on poru* sursoj'jW y^Qigtf&ervur de
radical, vinaigre disttl' e ' ,,| llin ist°»cieniie), acideacéliquO 005 çaturd*'
modernes. - Vinaigre deacétate de plomb.