sot» VOI
réquenter. — * 11 s’emploie aussiquelquefois dans une acception par-ficulière, où il équivaut à peu présau verbe èirc : Se voir son? res-source; se voir dans la misère, aprèsavoir été dans Vopulence. À.
'Voir y regarder. On voit ce quifrappe la vue ; on regarde où l'onporte les yeux.
'Voir, apercevoir. Voir, c’est dis-tinguer les objets d’une manière dis-tincte, claire et parfaite, apercevoir tc’est voir d’une manière confuse,obscure, imparfaite.
VOIRE, adv. (voa-re) Même, vrai-ment. Il est vieux. (Du latin verum.Ménage , qui observe avec raisonqu’auciennementondisait en Francevoire pour frai.)
VOIREMENT, adv. ( voa-re-man)A la vérité. Il est vieux. Voy. Voire.
VOIRIE, s.f. (voa-ri-e) Autrefoisgrand chemin. ( Du latin barbareviautra , fait de via chemin.)— *Lapartie de l’administration publiquequi a pour objet la police des rues etdes chemins publics, l’alignement etla solidité des édifices : La grandevoirie, la petite voirie. A.—Lieu oùl'on porte les immondices d'uneville, où l’on mène quelques bêtesinutiles pour les y tuer , où l’ontraîne celles qui sont mortes de ma-ladie. (Danscetteaccepl.,du latin bar-bare vulturaria , fait de vnltur, uris,vautour, parce que cet oiseau ignobleet vorace vit de charognes, etc )—En t. de Boucher, il se dit du sanginutile des bêles qu’ils tuent, et desparties qui ne sont bonnes à rien.
VOISIN, INE , adj. (von-zein ,i-ne) Qui est pioche, qui demeureauprès. (Du latin vicintts, fait dans lemême sens de virus, quartier d'uneville, ou bourg, village; qui demeuredans le même quartier ou dans le mêmebourg, etc.) — Fig., qui approche,qui est sur le point de...: U est voi-sin de sa ruine , de sa p-^rte ; cediscours emphatique est voisin dugalimatias. A.—*En t. d'TIist. nat.:Une espèce d'animaux, etc., voisined'une autre, qui en approche par lares>cmblance, etc.
VOISIN, IXE, s. Celui, cellequi loge auprès d'un autre : Qui abon voisin a bon mâtin , et non pasmatin Voy. Mâtin.
VOISINAGE, s.m. (t’oa-*i-na-/e)Proximité d’un lieu à l’égard d'unautre : 'Le voisinage de la forêt. A.—Lieuxprochesdc celui où demeurequelqu'un : ‘Les maisons du voisi-nage. A.—Les toisnts, les personnesqui demeurent dans un môme quar-tier. En ce sens, on a dit autrefois,le voisiné.
Voisiner, v. n. (voa-zi-né) Voir
ses voisins ou voisines, Ic3 fréquen-ter, leur readre visite. Il est Lmi-lier.
VOITURE, s. f. (voa tu-re ) Cequi sert au transport des marchan-dises ou des personnes , charrette,carrosse, coche, etc.—Les choses ou
voi
les personnes qu’on transporte : Ceroutier n’n pu trouver voiture ; il n'aque demi-voiture ; il a voiture com-plète. — Le port, l’action de Irans- Iporter : On a payé tant pour la voi-lure. (Du Int. vectura , fnitdevcAereporter, transporter.}— * Voiture deplace, une de ces voilures que l’ontrouve dans les grandes villes surdes places qui leur sont nfTectées, etqu'on prend à la cour.-e ou à 1 heure.
— Voilure de remise, voilure qu’onloue ordinairement au mois ou à lajournée. A —Lettre de voiture, let-tre qui contient le dénombrement Ides choses dont un voiturier est Ichargé. — On dit en plaisantant : Ilest venu par la voilure des Corde-liers, il e-t venu à pied. 'Celle lo-cution a vieilli A.
VOITURER, V. a. ( voa-tu-ré) :Transporter par voilure , en parlantdes denrées, des marchandises. (Dulatin veitnre.) —Fam., mener quel- jqu’un dans son carrosse: Voulez- \vous me voitnrer jusque là ?
VOITURIER, s. in. (voatu-rié)Celui qui voitureei conduit d’un lieuà un autre quelques personnes ouquelques marchandises. j
VOITURIX , s. m. (vûi*fu-reiJt)En Italie et dans les parties de la ^France qui en sont voisines, celuiqui loue des chevaux, des chaises etqui les conduit.
voix, s. f (rod) Son qui sort dela bou'-he «le 1 homme pour marquersa pensée, quelque dé-ir ou quelquemouvement de l’ame. (Du latin voir,vocis ) — Cri, gémissement, accom-pagné de cris et de clameurs.
— * Il se dit particulièrement dela voix modifiée pour le chant :Une belle voix; une grande étenduede voix. A.—Il s’emploie aussi pourdc-igner un chanteur, une chanteu-se : Il y avait ù ce concert dix voixet qumze instruments. —Il se dit decertains animaux: La voix du per-roquet, des oiseaux, des hiboux.—La voix des chiens, à la chasse, leuraboiement. — Suffrage, avis, opi-nion: Donner *a noix; A la pluralitédes voix; tout d'une voix. —* Droitde suffrage: Il a sa voix comme unantre dans l'assemblée. A. En cesens, on dit voix active, le pouvoird’elire ; voix passive, la capacité «l’è-tre élu.—En Grammaire, 1° Le sonreprésenté par la voyelle: Voix ar-ticulée ; voix grave; voixnazale,cic.
— 2° Dans les verbes, intlcxion ensuite de laquelle ils expriment ouune action faite par le sujet: J'aime ,je lis; c'est la voix active; ou unepassion reçue, une impression pro-duite dans le sujet: Je suis aime, celivre est lu; c’est la voix passive.
* V( ix, se ditfig. d’un mouvementintérieur qui nous porte à faire quel-que chose ou qui nous en détourne.*La voix delà nature, de l'humanité ;écouter la voix de l'honneur , la voixde sa conscience .— Il signifie aussi[ sentiment, jugement, opinion : La
VOL
voix publique est pour lui. — Prov. '■La voix du peuple estlavoixde Dieu,le sentiment général c^t ord nairc-nient bien fondé. A.—Fig. • La V0 : xintérieure, les inspirations de Dieu-—Poéliq La Deesse aux cent voix,la renommée.— Apprendre une chosepar la voix de la renommée, parbruit public.
Voix humaine (Musique), inslru-ment de même foree que le hautbois,et qui en joue la quinte à l’ocMT®en dessous. Comme il a plus de lon*gueur que le hautbois, on lui adapteun bocal ainsi qu’au basson.—d® ud’orgue qui imite cet instrument.
VOL, s. m. Action de celui quiprend la chose d’autrui pour se l’ap'proprier. —La chose volée. Voy. ro-ter. — Mouvement progressif et enplein air des oiseaux et de quelque*insectes par le moyen de leurs aijefEncc sens, il diffère de volée et d essor en ce que le vol est l'action d*s’élever dans les airs et .l'en parcou-rir un espace; la volée est un v®‘soutenu et prolongé ou varié ; I es ’sor est un vol hardi, haut et l° n »»le plein vol d’un grand oiseau»Rotibaud. (Du latin volatus )—’p®*tendue et la longueur du vol qu unoiseau fait ordinairement en u n ®fois : Le vol de la perdrix rl e3tpas lonq. — Dans quelques coutu-mes : Le vol du chapon se dis."*d'une certaine étendue de terre q ulétait autour du chftleau , ou p r|l J'ripai manoir. — Vol , se dit co1 'lectivement, en t. de Fauconnerie»d'un nombre d'oiseaux de |' r0,eIre di-
qu’on entretient pour prenverses sortes de gibier : Le
vol
tenait
Pour le héron; ce prince entraii S V0L ' Ppur toutes sortes d’oiseaux■signifie aussi , la chasse dul ’ Ia manière de voler sur le gi-ter. pans les pièces de théâtre,action d'une machine qui fait mon-cr et descendre les personnages.comme s’ils volaient.—En t. de Bla-son, fieux ailes d'oiseau étendues et/ointes ensemble. On appelle derrti-
vol, une aile seule.
, Prendre un vol trop haut,a elever plus qu’on nedoit faire,plusde dépense qu’on ne doit ou qunc peut. il parvenu de pleinvol à cet emploi , sans passer parles degrés ordinaires. — Cet oiseaua trois pieds de vol, il y a trois piedsentre les deux bouts de ses ailesquand elles sont étendues. On dit
au-si Envergure.
* A vol d’oiseau , loc. adv. Enligne droite : De Paris à Rouen, Un'y a que vingt lieues à vol d'oiseau-
A.
VOLABLE, adj. Oui peut être
volé.
VOLAGE, adj. et s. Léger, chan-geant, inconstant. Voy. Léger. (Vaialin volatilis.) — Feu volage, dar-tre ou gale qui vient au visage de#
enfants.
VOLAILLE, »• «• (vo-la-glir