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d'inopiné, de subit : Comme nousétions à la promenade, voilà qu'uneOndée vint à tomber.—Ne voilà-t-ilPas! Sorte d’exclamation de sur-prise : Ne voilà-t-il pas qu'il sefâche sans sujet ! A.
VOILE , s. m. (voa-le) Pièce d'é-toffe ou de toile qui sert à cacherquelque chose. (Du iatin vélum, syn-cope de vexillum étendard,bannière,«le. Noil .)—Couverture de tète queportent les Religieuses—Étoffe dontle font les voiles des Religieuses, àquelque usage qu’on l’emploie :'Cette fille a pris le voile , elle apris le voile que portent les novices;et fig., elle est entrée au noviciat.——-Il signifie quelquefois, un grandrideau: A.la mort de Jésus-Christ, leVoile du temple se déchira en deuxParts du haut en bas. A.—Fig., pré-texte, apparence spécieuse, ‘moyendont on se seit pour tenir une choseCachée : Un scélérat qui se couvredu voile de la piété, de la dévotion;U faut jeter un voile sur cette af-faire .—Il se dit aussi fig , de ce quinous déiobe la ronnaissancedequel-que chose : Comment soulever levoile qui nous cache l'avenir? A.—F'g : Avoir un voile devant les yeux,être aveuglé par la prévention, parles passions.— Poétiq : Les voiles dela nuit, les ténèbres de la nuit.—En t. d’Anat.: Voile du palais, ex-pansion charnue fixée supérieure-ment au bord de la voûte palatine.
VOILE, s. f. Assemblage de piè-ces de toile ou d’étoffe qu'on alla, lieaux vergues et aux étais pour rcce-T oir le vent qui do t pousser le vais-*cau. — * Voiles d'etai, voiles atta-blées sans vergues aux étais. A.—Mettre à la voile, partir du port,Commencer la navigation. — Pairel oi/e , naviguer. — Faire force deVoiles, forcer de voiles, tendre toutes**s voiles pour aller plus vile.—Fig.ctfara.: 1* Aller à voiles et à ramesdans une affaire , mettre tout en'Cuvre pour réussir. — 2° Donnerdans un projet à pleines voiles , de’Cut son cœur. — 5° Caler ta voiledans une affaire, se relâcher de sesI' r élentioris, parler avec moins de'‘auteur.— Voiles, au pluriel, vais-s Çaux : La flotte est composée devaquante voiles. — Trains de plan-tes qu’on scie dans les montagnes1 es Vosges, et qu’on envoie à Nancyb 4 Metz par la Moselle.
I ''OILÉ , ÉE , part. pass. de Voi-r *> et adj. Couvert d’un voile. —Qui** Pris le voile. — Au figuré, cachéc °nvert. — Vaisseau bien ou malVoile (Marine), qui a ses mils bienJ? rn al placés , et dont les voiles. une largeur convenable sont d unejdate hauteur, ou bien trop ou tropEcu élevées — Porcelaine voilée ,° n t la blancheur est rembrunie ou# ern ‘ e , soit par la flamme du bois ,[ ! ar qndque cause accidentelle." v oix voilee, un peu voilée, voix
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qui, par quelque disposition de l'or-gane, semble n’avoir qu’une partiede son timbre et de son éclat. *()ndit de môme: Un organe voilé. A.
VOILER, v. a. ( voa-lé ) Couvrird’un voile : * On voile les imagesdans les églises pendant le carême.— Par extension , dérober la vue dequelque chose , en le couvrantcomme d’un voile : Le brouillard dumatin voilait encore les collines en -vironnutKes. A.—Donner le voile àune fille. — Au figuré, couvrir, ca-cher : *Ils avaient voilé leur révoltedu prétexte delà religion. A.
Se voiler, v. réll. Se couvrir le vi-sage de quelque chose.—Au ligure,se cacher, se déguiser.— En termed’Arls , se dit du bois qui se courbepar l'elfet de la sécher esse ou del’humidité, etc. (Par allusion à lacourbure des voiles lorsque le ventles eritle.)
VOILERIE, s.f. (voa-le-rî-e) Lieuoù fort Lu et où l'on raccommodeles voiles «les vaisseaux.
voilier , s m. (voa-lié) Celuiqui travaille aux voiles d’un vais-seau, celui qui les fait, qui les rac-commode , etc. ■— Ce mol est aussi«adj et l’on dit: Un vaisseau bonvoilier, qui va vile, qui marche bien;
l'aisseau mauvais voilier, qui valentement, qui marche mal.
VOILIÈRE , s. f. {voa-liè re) T,de Géométrie. Courbe que formeune voile enllée par le vent : elle estla môme que la Chaînette.
VOILI.'RE, s. f (voa-lu-re)* L'as-sortiment, l'ensemble des voiles d'unvaisseau.—La quantité de vodesqtieporte un bâtiment, par rapport auvent qu’il a, et à la roule qu’il veutfaire: Nous fûmes obliges de chan-ger de voiture quatre fois en unjour. A.
VOIR, v. a. Vu. Voyant. Je vois,etc. Nous voyons , vous voyez, ilsvoient. Je vis. J‘ai vu. Je verrai. Vuiou vois, voyez. Que jevoie, que vousvoyiez. Que je visse. ( voar) Con-naître par les yeux : Je vois unhomme qui vient, je l'ai vu de loinEl neulralem ; Voir clair, voir trou-ble, de. (ï)u latin videre , dérivé du_rec éidein ou idéin voir, connaître,savoir. (Morin.) — ‘Connaître parintelligence: Dieu voit le fond descœurs. A.—Faire visite: Aller voirquelqu'un, voir ses Juges .—Regarder,considérer avec attention. En cesens, on voit ce cpii frappe la vue;on regarde où l’on jette le coup d’œil:Nous voyons les objets qui se pré-sentent a nos yeux; nous regardonsceux qui excitent notre curiosité.Giraru.—Examiner : * Le. rapporteurn'a pas enoore vu mon procès. A.—Observer , remarquer : 'Dans quellivre avez vous vu ce passage ? —Consulter: Voyez, sur cette matière,l'ouvrage de. tel auteur .—Inspecteravec autorité : Cet homme na rienà voir ù ma conduite. A.—Observeren voyageant, en fréquentant le
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monde: Il a vu beaucoup de pays.—Fréquenter: Qui voyez-vous danscette ville? Ces deux hommes ne sevoit m point, ils sont mal ensemble.—S’apercevoir.comprendre: Je voisbien qu'on me trompe. —Connaître,juger par les sens : Voyez si levin est bon , cela est chaud , si cetinstrument est d’accord. — S’infor-mer : Voyez s’il est chez lui. —Éprouver, essayer : Voyons si nouspourrons terminer. — ‘Avoir vue:Cette maison voit sur telle rue. N.—Fam. Avoir soin : Voyez à nousfaire souper. 11 se dit quelquefoispour entendre : Je l'ai vu chanter ,et en paibnt d’une femme, je Vaivue chanter.
Voir , s’emploie souvent précédédu verbe faire, dans le sens de mon-trer, ou de faire connaît* c : le rouiferai voir tontes les curiosités de luville .—Il s’emploie aussi , dans dessens analogues, avec le vetb c lais-ser: Laisses-moi voir ce tableau, cebijou ;il n’a pas laissé voir sa mau-vai.se humeur. —P» ov. et par menace:Je lui ferai bien voir à qui il se joue,ù qui il a affaire, je lui ferai bienconnaître, je lui «'ipprendrai bien,etc.— Voir en songe, croire voir endormant. — Voir urn? femme, signi-fie quelquefois , avoir un com-merce intime avec elle. — Ne voirpersonne, vivre dans la retraite, oudans un autre sens, ne pas recevoir,défendre sa porte .—Ce n’t si pas unhomme à voir , ce n’est pas uneft mmeù voir, se dit d'un homme ou d'unefemme de mauvaise icputalion, qu’iln’est pas Convenable de fréquenter.A.
Fig.: Voir de loin , bien loin, avoirbeaucoup de pénétration, de pré-voyance. — Fig. et prov.: Il ne voitpas plus loin que son nez , il a peude lumières, de prévoyance.—Fig.:Voir qu> Iqu’un de bon ou de mauvaisœil , être bien aise ou fâché de levoir .—Un Médecin voit un malade,prend soin de lui pcndanlsa maladie.—Fig. et fin*.: 1° Voir venir quel-qu’un , démêler, découvrir qmd estson dessein.—2° Attendre qu’il fasseles premières démarches pour réglerles siennes. — J'ai vu l'heure, le mo-ment que, peu s’en est fallu que....—Poétiq : Voir le jour , être né etexistant, être au monde. — Fig.: 1 ©Cet homme n’est pos digne de voir
le jour, n'e<t pas digne de vivre_
2° Son ouvrage n’a pas encore vu lejour , n'est pas encore publié.—* 3 oCet homme a vu la mort de près, ila éié sur le point de périr.— Voyez-vous, vois-tu , locutions du langagefamilier qui, sans ajouter au sens dela phrase, se disent seulement pourattirer 1 attention —Je verrat, nousverrons , il faut voir , se disent enparlant d une affaire sur laquellconse réserve de prendre un parti, etsignifient, j’examinerai, nous exami-nerons, il faut examiner. A.
Se voir, v. r. Se regarder. — Se