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Tome second.
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vou

®mpire sur ses sentimenls , sur sesSciions.—Par forme de souhait :Dieu te veuille ! Il se dit aussi pourmarquer qu’on doute d’une chose ,quoiqu’on la souhaite. — Prov.: Ceque femme veut, Dieu veut, les fem-mes veulent ardemment ce qu'ellesVeulent, et elles viennent ordinaire-ment à bout de l'obtenir. A.

A qui en voulez-vous ? qui préten-dez-vous attaquer? qui cherchez-*ous ? — A qui en veut-il? de quoi»e plaint-il?—* Que veut dire cethomme? que prétend cet homme?— Que veut dire ce mol? Que veutdire ce procédé? que signilie ce mot,Ce procédé ? — Que veut dire cela?Qu'est-ce que cela veut dire? S’em-ploie quelquefois pour marquerun simple étonnement ou pour ex-primer un sentiment mêlé d'impro-bation.—Fam. : Je veux bien quecela soit, je suppose que cela soit,quoique je n’en convienne pas; ouquand cela serait vrai. — Je. veuxbien que vous sachiez, se dit au lieude sachez, apprenez, pour marquerune espèce d’autorité, comme desupérieur à inférieur.— Foulez-vousbien, est quelquefois une formuleimpérative : Voulez-vous bien voustaire, taisez-vous. A.

¥ VOULOIR, s. m. Acte de la vo-lonté, action de vouloir : Je n’aiPoint d'autre vouloir que le vôtre .—Fam. : blalin vouloir, intention ma-ligne, intention de nuire : Il y along-temps qu’il a un malin vouloircontre moi. A.—

TOULON, s. m. Sorte de canned'Inde qui croit à la Guiane , etqu’on nomme aussi Cnmbrouze.

* VOULU, VOULUE, part pass.du verbe vouloir, et adj. Exigé,prescrit : Les formalités vouluesPar la loi. A. — Bien voulu, malVoulu, vu avec plaisir, ou d’unmauvais œil : * Elle est bien vouluedans cette mai-on , il est mal vouluPartout. Cette acception vieillit. A.

* VOURCE, s. f. Voiture deOtasse B.

VOUS, pronom personnel, le plu-riel de tu ou toi. * On s’en sertaussi au singulier par une civilitéd'usage : Vous êtes le maître. A. —Oc vous d moi, entre nous. ( Du la-tin vos.)

VOUSSOIR ou VOUSSEAU, S. m.(vou-çoar, vou-çô) T. d’Archit. Cha-cune des pierres qui forment lecintre d’une voiite : * Les vous-Soirs d’une arcade. Le mot de Vous-soir est plus usité que celui deRousseau. A.

VOUSSURE, s. f. Courbure ouélévation d’une voûte. On le ditaussi des portes et des fenêtres enarc.

VotJTE, s. f. Corps de maçonne-f ' e , cintré par son profil où lespierres se tiennent l’une l’autre parleur arrangement. (Suiv. Du Cange,des mots volulio, voluta, volta, ouvota, employés aveu la même ac-

VÔY

ception dans la basse latinité, etqui dérivent tous de volvere tour-ner, rouler, à cause de la forme dela voûte. Les anciens Français pro-nonçaient vohe. — La clef de lavoûte. Voy. Voûte. —Fig.: C’est laclef de la voûte, se dit du point ca-pital d’une affaire. — Fig.: Vnevoûte de feuillage, de verdure, unberceau formé par des branchesd'arbres, par des plantes grimpan-tes.—F.n t. deMaréchalerie./a voûtedu fer d'un cheval, la partie inté-rieure de l'arc de ce même fer, la-quelle est opposée à la pince.—F.nt. d’Anat.: La voûte palatine ou dupalais, la cloison horizontale quisépare la bouche et les fosses nasa-les.— La voûte du crâne, la partiesupérieure du crâne. A.

Voûte acoustique, construite demanière que la voix de quelqu’unqui parle fort bas , d’un certainpoint est entendue à un autre pointaussi distinctement que si l’oreillequiérouteélail placée devant la per-sonne qui parle.—Fig. et poéliq. :La voûte céleste, azurée ou étoilee,le ciel.

VOÛTÉ, ÉE, part. p. de Voûter,et adj. Qui a une voûte, qui estenvoûte. —Au fig.: Qui est courbé parl’ège.

VOÛTER, v. a. ( von-té ) Faireune voûte dans une pièce d’un bâti-ment : Voilier un salon, etc. — Sevoûter, v. pron. Se courber. Il se ditdes personnes dont la taille com-mence à se courber : foire pèrecommence d se voûter.

VOYAGE, s. m. (voa-ia-ge) Che-min qu’on fait pour aller d’un lieuà un autre lieu qui est éloigné. (Dulatin barbare viagium, fait dans labasse latinité, de via roule, chemin,et aussi voyage.) — Par extension,loute allée d’un lieu à un autre.—Allée ou venue que quelqu’un faitpour notre service. — Séjour dansun lieu où l’on ne fait pas sa de-meure ordinaire. 11 se dit en cesensdu Roi et de la Cour: Le. voyagede Fontainebleau , de Marty , etc.

* Voyage, se dit aussi d'une rela-tion des événements d'un voyage ,et de ce qu'on a découvert ou ap-pris en voyage : J'ai lu un voyagea'Êyypte. — Voyage d'Outre-Mer, lesvoyages que les chrétiens entrepre-naient autrefois pour faire la guerreaux Musulmans. — Voyage de longcours, les grands voyages sur mer.— Voyage pittoresque, relation d’unvoyage avec des vins, des tableaux,des gravures.—Fig.: La vie est unvoyage, nous ne faisons que passersur la terre.—Fig. et fam : Faire levoyage de l'autre monde, le grandvoyage, mourir. A.

VOYAGER, V. n. (voa-ia-gé) Fairevoyage, aller dans un pays éloigné.

VOYAGEUR, EUSE , s. ( voa-ia■jeur, eû-ze) Proprement celui, cellequi ’est actuellement en voyage.—Celui qui a voyagé. —Dans le Ian-

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gage de la Religion : Nous ne son-nes que voyageurs en ce monde ,celle vie est passagère. — * Il s’em-ploie quelquefois adjectivement :Des oiseaux voyageurs . — Commisvoyageur , commis qui voyage pourles affaires d’une maison de com-merce. A.

VOYANT, ANTE, adj. (voa-ian)Qui brille, qui éclaie (qui se faitvoir) : Une couleur trop voyante.Il est familier.

VOYANT, ANTE, part. n. deVoir, ci adj. Qui voit.—Aux Quinzc-Vingls, les Frères voyants , ceux quivoient et qui sont marias à desfemmes aveugles. Les sœurs voyan-tes, les femmes qui voient clair etsont mariées à des aveugles. —Voyant, s. m. Dans l’Ecriture sain-te, Prophète. * C’est dans cette ac-ception que Samuel est appelé leVoyant. A.

VOYELLE, s. f. (voa-iè-le) Lettrequi a un son parfait d'elle-mème, etqui peut se prononcer seule sansI aide d’aucun»? autre lettre, commea, e, i t o, u. (Du latin vox, vocis,voix, emplojé par Cicéron dans lasignification de voyelle, et d'où l’ona fait ensuite vocnlis. ) — * Voyellenasale, Voyelle qu'on prononce du

nez, comme an, in, on, elc. N._

Points-voyelles, points ou petits si-gnes destinés à représenter lesvoyelles, dans l’écriture hébraïque,où toutes les letlres sont consonnes.A.

LOYER , s. m. (von-fe) Officierproposé à la police des chemins à lacampagne, * et à celle des rues dansles villes, A. (Du latin viariHs , faitde via, voie, chemin.)

* Volette, s. f. Grande écuclleemmanchée pour la lessive. B.

* YOYEVSE, s. f. Espece de ta-bouret. B.

VRAC (Pèche) Harengs salés envrac ou en vrali, harengs qu'on meten tom c avec du sel en attendantqu’on les caque avec soin dans desbarils. On no-nme aussi Harengs envrac , ceux qu’on apporte tels qu’ilsont etc mis dans les barils nu mo-ment de la pèche.—Voy. Varec.

VRAI, AIE , adj. (yré, vrée) Vé-ritable, qui est conforme à la vérité rCe bruit est vrai, celte nouvelle 9cette proposition est vraie. En cesens, suivant Girard , vrai marqueprécisément la vérité objective,c’est-à-dire qu'il tombe directementsur la réalité de la chose : il signifie■qu'elle est telle qu’on l’a dit. Vert-

table désigne proprement la véritéexpressive* c’est-à-dire qu’il se rap-porte principalement à l’expositionde la chose; il signifie qu’on la dittelle quelle est : Un fait est tirai,et le récit en est véritable .—* Vrai,en parlant des ouvrages d’esprit oudes ouvrages d’art , signifie , quirend , qui exprime avec vérité lespensées , les objels : Un style vrai ,tm coloris vrai. A.—U signifie aussi,