DE T.A VERSIFICATION FRANÇAISE.
63
exprimé autre chose (jue de, lamentations, le lai , dis-je , \sire , reine, etc. Le chant royal se composait de cinqroulait sur deux rimes , et formait une pièce courte ,|couplets de onze vers chacun , ie dernier vers du premiercomposée de petits vers , que coupait encore , de distiqueicouplet devant servir de refrainà tous les autres. Ces couplets>n distique, un vers plus petit que les autres. On cite cetlétaient sur les mêmes rimes; c’est-à-dire que les rimes
exemple;
Sur l'êppui dumondu
Que faut-il qu'ou fond*D’espoir ?
Cette mer profonde.
En débris féconde ,
Fait voir
Calme au matin l'onde*Et l’orage y groad*
Ise soir.
adoptées pour le premier couplet ne pouvaient plus changer]daus les suivants : elles devaient aussi reparaître avec ierefrain dans uu envoi de cinq ou sept vers , qui terminaitla pièce , dont il devenait l’explication ou Implication.
ANTÉE,
CHANT ROYAL.
Le virelai , ainsi nommé parce qu’il vire ou tourne surideux rimes et un refrain , le virelai , dis-je , a plus d’élen-,ic que le lai ; et le poète est obligé de ramener fréquent-j..eut le ver» ouïes deux vers qui commencent la pièce,mi du moins quelques mots de ces deux premiers vers , par«wsouels il doit encore terminer l’ouvrage.
LE RIMEUR REBUTlL
Adieu vous dis, triste lyre tC'en trop apprête*" à rire.
De tou* tes métiers le pireEst celui qu’il faut élirePour mourir de ma/e faim;
C'est à point celui d'écrire.
Adieu vous dis , Iris le lyre l
.l’aveit vu dans la satirePelletier cherchant soi» pain;
Cela me devait suffire :
M'y voilà, s’il faut le dire.
Faquin ri double faquin.
Que de bon cœur jVn soupire IJ'ai voulu part au Pasquin;
C'est trop apprêter à rire.
Tournons ailleurs notre mire.
Et prenons plutôt en maintJne rame de navire.
Adieu vous dis , triste lyre /
Je veux que quelqu’un désire.
Voire , brûle de nous lire ;
Qu'on nous dore en maroqufikfQu’on grave 8ur le porphyreNotre nom , ou sur L'airxiuiQue sue l'aile de Zcphiro11 vole <;n chmat lointain.
Ce maigre lot où j'aspireRemplit-il ma lire-lire?
En ai-je mieux de quoi frire*
VhûbilJe-t-oM de véJia ?liélas! ma chevance expire |
Souris vont me doconfire ;
J’eu suis plus jaune que cira,l’ar un si falot martyreC'est trop apprêter à rire,
pot» pour un qui m’admire ,
1! irntautre et maint me déchire»t outre uunt renom conspire,
V eut la rime m’interdire.
Te? cherche un bon médecin(VH en trouve, ii sera fm)
Pour me guérir du délire,lit comme à cerveau mal.iJn1 Vllèborc me prescrire.
Je ne suis ni le plus vain,
Si le plus sol écrivain,
Si sais-je bien pour certainQu'aisément s'enflamme J'ir*
Dans le littéraire empire,tiespréaux encor respire,
Toujours irauc, toujours mutin.
Adieu voüj du , triste lyre l
Jouter avec ce beau sireSerait pour moi petit gain ;
Sans bruit mes grègurs )e tire.
Cest t'-op appr ‘ter à rire /
Adieu vous dis , triste lyre !
Le P. Mou au o es , jésuite.
Modèle des héros, Alcide infatigable ,
Toi qu’un père immortel rendit trop odieux ,pus fureurs de .binon écueil inébranlable,
Toujours bai des » ieux , toujours digne des cienx ,
Ta valeur se fit jour jusqu'au sombre rivage.
De i’Olvuipc et de* dieu* !or«cju’All.is su soulage »
Tu soutiens le fardeau qui fait plier Atlas.
Après doiue travaux , après initie combat*.
Tu penses respirer au bout de la carrière,
Et lu ne t'attends pas à te voir sur les bra*
Un tyran qui triomphe en mordant la poussière•
Ivre de sang humain, de sang insatiable,
Antée , affreux Titan, croit honorer les dieux,
Gardant pour scs autels les reliefs de sa table iQue ne couvre-t-on point d’uu zèle spécieux 1De. crânes entasses par un triste carnage,
Il prépare à Neptune un sanguinaire liommag® *
Tout uu temple bâti de ce funeste amas ,
(Jusqu’oii va la fureur des dévots scélérat* ! )
A celle de ce monstre oppose une barrière ,
Immole au dieu des ilôts, qui hait'tels attenta*.» ,
Un tyran qui triomphe en mordant la poussière.
Vois te tendant les mains un reste déplorableDca barbares repas du géant furieux ■
A la.trace du sang suis, vengeur équitable,
1/boinicide altéré qui dépeuple ces lieux.
L'implacable Junon , qui met tout en usaroPour se venger sur toi de son époux vobig-j,
Plus timide que toi, te devance où tu vas .
Brave de son courroux les impuissants icIaU «
Brave le désespoir d’une épreuve dernièreQui garde pour trophée à Ion bras déjà iasUn tyran qui triomphe en mordant ia poussttre,
Ab ! je vous vois aux mains. CeT.vphee effroyaVe.Kctimani de la bouche , étincelant Jrs yeux ,
Te destine en son temple uri endroit remarqua^ 8 *
U pense y voir ta tôle , ornement cur eux .
Mais comme il soutient ni.il celle inum* ra?*,
De tcscoups rrdouHés le .ViJroyunt arigeJl chancelle ; c’est tiil, il *.o:r.he : quel .racas !
Victoire I Mais que vois-je ? Il .<e relève , IEt sa chute lui rend sa vigueur tout entière.
Je vois reprendre haleine et raffermir ses ;> 3 s.
Un tyran qui triomphe en mordant Ut poussière.
La Terre, en ce danger mère trop pitoyable .
A son SU qui l’embrasse offre un secours o.eax 3Etendu sur la poudre il devient indomptable ,
Et le coup qui l'abat le rend victorieuxHéros. tu n’en es point 1 ton apprentissage îT u lui fais perdre terre , il perd >on avantage.
Les dieux ^u'ilerut servir font gloire l'ètre uijr*!*.'Lors moins rude lutteur que oesant embarras ,
Il «omit dans es airs son àme carnassière.
Ainsi devait trouver dans le ciel sou trépas ,
Un tyrust qui triomphe en mordant la poussti-e.
KNYOT.
Prince,Pantiquîtf*, dans cette noble image »
Nous a peint le plaisir assailli du courage.
Le souvenir du ciel affaiblit ses appas ,
T ru p pnîs.'M.t* sur lin cirur volujn ueux et bas %
Qi •"•u\e leur amorce au sein de la matière.Terrestre, impérieux, le plaisir nVst-il pasUn tyran qui triomphe en mordant la poussière ?
Le P Mouiauts , jésuite.
La ballade* que madame Deshouüèrcs a voulu en va njrajeimir , ne contient que trois couplets tic liuit ou de Jixis chacun , cl finit île même par un envoi * mais elluj n exige pas la même gravité dans le sujet. Les ballades deiMarol, celles mêmes de madame Deshoulièrcs, sont pUiï'badines que sérieuses. Les couplets, qui doivent être sur les
« * dipiiité i mêmes cimes, (missent par un i tîram uni tannins Cj; a ' e *te chant royal avait pns «a dénomination «e ’» «'P™' I me(U
nu’n.e de Oi- geint* du |i()ème. Le sujet detail en t'"e u" ' I
)V/i.-ui nui ue nnuvail être ndrc.sé nu’a ë“ tlKl ■) \\ r«t taUnn de miner [.,!>» itnfrni
commentait louio.ir, parmi de ce, mol *; prince, > I, Ui.uJ 1'h.U,,. Mil, Ici,..« .v.i«; ^