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L'aqnflon souffle, et d'on eomman areaPoint n'est ma chambre exposée à son ir*.
Viens-y souper, j’ai du muscat charmant*
Quand je te vois, ma tendresse s'éreiile ,
Désirerais être homme en ce moment »
Ou quand ta voix se mêle follementAu doux glouglou que fait une bouteille*
£r> dévorant carpe de Seine au bleu vDe sottes gens à l'aise pourront rire lTrop bien savais qu'il u’en est pas pour peutPlaisante et longue en sera la satire.
Nous chercherons un nouvel enjoument ,
Vu nouveau feu dans le jus de la treille}
C’est un secours contre plus d'un tourment sIl n'en est point qui ne cède aisémentAu doux glouglou que fait une bouteille •
Le verre en main je prétends faire un vœuDont nul mortel ne me fera dédire ;
C'est de braver, ceci n'est point uu jeu ,
Ce traître Amour qu’on ne peut trop maudire.
Les repentirs suivent rengagementsN'écoutons point ce que le cœur conseille }
Ne préférons , pour vivre heureusement ,
Ni les sonpirs , ni les soins d’un amant ,
Au doux glouglou que fait une bouteille .
ENVOr.
Cruel Amour, j’en fais ici serment,
Si tu me mets un jour puce à l’oreille •
Je veux jamais ne trouver d’agrémentAu doux glouglou que fait une bouteille»
ta mUlanelle est une espèce de petite bergerie. Cette chan-son, supposée faite par des bergers, et sur un air cham-pêtre , est coupée en tercets , et se termine par un quatrain.La double villanelle est divisée eu sixaftis , et finit par unhuitain. Chaque couplet doit rappeler nu des vers du pre-mier tercet ou sixain. La règle est de les faire sur deux rimes.
J’ai perdu ma tourterelle.
Esl-cc point elle que j’oi ?
Je veux aller après elle.
Tu regrettes ta femelle sHélas 1 aussi fais-je , mol ;
J’ai perdu ma tourterelle.
Si ton amour est fidèle ,
Aussi est ferme ma foi »
Je veux aller après elle.
Ta plainte se renouvelleToujours plaindre je me doi tJ’ai perdu ma tourterelle.
En ne voyant plus la bellePlus rien de beau je ne voi ;
Je veux aller après elle.
Mort, que tant de fois j'appellePrends ce qui se donne à toi tJ’ai perdu ma tourterelle ;
Je veux aller après elle.
Jean Pxssxtx-r.
Telles sont à peu près les pièces de poésie que nos ri meursont abandonnées, parce que la facture en était pénible elbizarre, sans aucun protit pour le plaisir de l’esprit pu leprogrès de l’art.
SECTION IL
DES PIECES DEVERS USITEES AUJOURD’HUI.
£e poème épique , la tragédie , la comédie et le drame ,Ijont assujettis à des règles spéciales qui tiennent à leurLontexture plus qu’à la versification , dont les deux derniers^peuvent même se passer ; nous n’eu parlerons pas.
Nous ne dirons rien non plus du petit poème ni deYêpitre ; leur étendue ou leurs limites , le Ion des penséesou des images , ainsi que le genre des vers , y sont au choixdu poète.
Il n’en est pas absolument de même de Yode ; c’est cellede nos petites pièces qui demande le plus d’élévation dans lesidées , de noblesse dans le style, et de richesse dans la rime.
On In divise en fractions , que l’on appelle strophes.Ces divisions sont de son essence. Sans cela, ce serait unmorceau lyrique ; ce ne serait pas une ode.
TRAITÉ
La strophe est un assemblage de six , huit ou dix vers quiforment entre eux un sens complet, quoique subordonné aumotif général de la pièce.
La strophe est pour l’ode ce que le couplet est pour lachanson.
Le poète peut disposer comme il lui plaît les vers de lapremière strophe , et y mélanger les rimes à son grc; maiscette première disposition une fois faite , et le nombre de?vers une fois arrêté , toutes les autres strophes doivent somodeler sur ce type ou patron.
Quelquefois les strophes se suivent deux à deux, chacuneordonnée diversement pour le nombre et le mélange dosvers ; mais cette marche doit être constante du commence-ment jusqu’à la fm.
Un soin qu’il faut avoir, c’est de ne pas se donner la licencedont les Latins abusaîeut, en faisant enjamber les strophesl’une sur l’autre.
Une attention encore est de ne pas commencer la strophequi suit par un vers du même genre que celui qui finit laprécédente. Le rimeur délicat les arrange de manière qu’lne se trouve jamais deux vers masculins ou féminins , l’un hla fm delà strophe lue ou récitée , l’autre au commencementîde celle que l’on va réciter on lire. J
Racine s’est écarté de ceî usage dans les stances si connues :\Ilots , chassez la calomnie , etc. Rousseau l’a négligé de\même dans une ou deux de ses odes : mais ce sont là desexceptions , el l’oreille prescrit de suivre la règle.
Le nombre des strophes de l’ode n’est pas déterminé :elle est régulière , si toutes les strophes sont de la mêmemesure ; irrégulière, si leur mesure est inégale.
J’ajoute que , si , d’une part, cette inégalité est considé-rable, et que, de l’autre, le désordre des idées devienne unesorte de délire , l’ode alors prendra le nom de dithyrambe ,c’est-à-dire chant de Pacchus.
M. de Laharpe a composé sous ce titre une pièce enl’honneur de Voltaire, lions une autre du même genre,M. l'abbé Delille foudroie l’impiété et l’athéisme. C’est là ,c’est dans le dithyrambe, que le génie doit déployer ton!;?sa verve, changer l’enthousiasme en ivresse , s’égarer sansse perdre , s’agrandir sans se déformer , sq livrera une sortede démence sans trahir la raison , rompre la mesure sans dé-naturer le vers, et faire de sa muse la bacchante du Parnasse.
L’ode embrasse à peu près tous les sujets. S’ils sont grandset nobles , c’est Yode pindarique ; tiennent-ils à la Religion ,c’est Yode sacrée ; n'est-cllc que philosophique et morale ,elle perd son nom d’ode, et ses strophes deviennent dosimples stances , où l’on cherche la raison plus que ÏVn-thousiasme , et d’où le beau désordre , qui est quelquefo *pour l’ode un effet de Cart , doit être sévèrement banni.
Je ne passerai point sous silence Yode anacréonliqne : "Uappellcainsi celle qui respire l’amour et les grâces. Anacréon,né dans l’ile de Théo* , les chanta jusqu’à son dernier âge.et il a donné son nom aux hymnes dont ces divinités sontl’objet. Quelquefois aussi il leur associa le dieu du vin. M-iiJl’ode (pii n'a pour objet que de célébrer le jus de la treille,est nommée chanson bachique . L'ode anacréonliqne propre*ment dite s’adresse à Vénus , à l’Amour ou à ses Soeurs.
Je ne citerai que celle-ci de La Fontaine; il suppose T 1 /*Psyché l’entend dans le palais de l’Amour; et l’on dii ^qu’elle est faite par le dieu même.
Tout l’univers obéît à l’Amour ;
Relie Psyché,soumelte/.-lui voire âm®
Les autres dieux à ce dieu font la cour,lit leur pouvoir est moins doux que sa <îamtn*«
Iles jeunes creurs c'est le suprême bien}
Aime/ , aime/ : tout le reste n’est rien.
Sans cet Amour, (mit d'objets renaissants*
Lambris dorés , bois , jardins et fontaine* ,
N’oul point d'attraits qui ne soient languissants,
Kt Jours plaisirs sont moi i/s doux que ses peines.
Des jeunes cœurs c’est le suprême bien }
Aimez, aimez t tout le reste n’est rien.
Je ne citeiai aucun exemple des autres espèces ^ 0< !*^d’abord parce quM en faudrait trop rapporter , puisque