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Premier volume.
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de sa configuration. Près de ce port, on remarque une partie de rochers qui paraît avoir été taillée pourfaciliter une descente.

De l’extrémité nord de la ville, en revenant un peu sur ses pas, on trouve à l’est, sur des sablesjaunes, une descente au bas de laquelle, en se repliant vers le sud, il existe, entre le lac et la baseà pic de la montagne qui porte la citadelle, une route vénitienne pavée, conduisant au port que nousavons pris pour point de départ. Il est très-probable qu’une route antique sert de fondation à celle-ci, etcommuniquait du port à l’autre extrémité de la ville.

Maintenant que l’existence d’une ville antique nous est démontrée dans les lieux que nous avonsparcourus, et que nous avons retrouvé sur le mont Coryphasium l’aspect de la Pylos inaccessible etsablonneuse décrite ainsi par Homère , notre conviction intime nous porterait à affirmer que nous avonsdécouvert la ville de Nestor; mais comme Strabon ne s’explique pas clairement, et que ce qu’il dit à cesujet 1 pourrait contrarier notre opinion, nous ne nous permettrons pas une décision absolue, etlaisserons ce soin à MM. les archéologues, en leur donnant, par des dessins de la plus scrupuleuseexactitude, tous les documents nécessaires pour motiver et porter leur jugement dans une question quicomme à nous, leur paraîtra sans doute du plus haut intérêt.

Pendant le séjour que nous fîmes à Pylos pour en relever et dessiner les restes, M. Poirot fit uneexcursion sur l’île Sphactérie. Cette île qui a quelque célébrité par la défaite des Lacédémoniens qui yfurent battus par l’Athénien Cléon le corroyeur 2 , et pendant les dernières guerres, par une victoireremportée par les Turcs sur les Grecs, n’est séparée du promontoire Coryphasium que par le petit canaldont nous avons déjà parlé. Ainsi que le promontoire qui en est la suite, elle est escarpée du côté de larade, et forme une plaine inclinée du côté de la haute mer. En suivant la sommité des rochers quidominent la rade, M. Poirot ne vit sur cette île déserte rien de remarquable; il y trouva seulement desdébris de navires turcs qui y avaient été lancés par les explosions, pendant le dernier combat naval.Quelques-uns de ces débris, quoiqu’ils fussent à environ deux cents mètres au-dessus de la mer, avaientjusqu’à trois mètres de longueur. En suivant un sentier, il trouva à peu de distance de la mer une chapellegrecque en ruines, une citerne et un mur de construction moderne. Revenant de ce point dans uneplaine inclinée couverte de houx, en suivant le haut des rochers qui bordent la haute mer, on arrive enune heure et demie au petit canal près du port de Pylos .

1 Strabon , liv. vm, chap. 3 , p. 177.

2 Pouqueville , Deuxième Voyage, liv. xvm, chap. 5 , p. 71.

EXPLICATION DES PLANCHES DE PYLOS .

Planche 5.

Figure II. — Zonchio ou Pylos .

Cette vue, prise de l’extrémité de file Sphactérie, de l’autre côté du petit canal qui communique de la rade à la mer,embrasse le promontoire Coryphasium, sur lequel était la ville antique. Au sommet est l’acropole de cette ville; au bas, àdroite, le petit port, où l’on retrouve encore des constructions antiques d’une jetée. L’horizon est fermé par les montagnessur lesquelles se trouve la ville de Gargaliano.

Planche 6.

Figure I. — Plan de Zonchio ou Pylos .

A. Puits d’eau douce.

B. Construction antique d’une jetée.

C. Canal communiquant de la haute mer à la rade.

D. Route montant a la citadelle sur l’emplacement de la

ville.

E. Citadelle.

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