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Premier volume.
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auquel nous devons reconnaître la ville de Nestor, et qui s’est présenté à nous au cap Coryphasium. Nouspourrions donc sans scrupule reprendre la route de Navarin; mais l’idée qu’en faisant quelques pas deplus, nous rencontrerons peut-être les antiquités annoncées par M. Pouqueville , et le désir aussi vif quesincère de nous trouver d’accord avec ce savant, nous déterminent à pousser nos explorations plusloin. Après avoir traversé le village de Zaïmogli, où se trouve une petite fontaine, nous passons surune montagne dont les couches de pierres découvertes forment une espèce de pavement antique; noustraversons un petit torrent qui, avec la cascade dont proviennent ses eaux, et qu’on aperçoit à peu dedistance vers la gauche, présente un paysage délicieux. Enfin, après une heure de marche, nous trouvons,dans un grand ravin, l’aqueduc objet de nos recherches; il est entièrement couvert de lierre et entouréd’une végétation des plus pittoresques ; près de là, est la fontaine d’où partent les eaux de Navarin, etque les Grecs appellent Goubê*( voyez planche 3, fig. II), nom qu’ils donnent aussi à la grande forêtqui, de ce lieu, s’étend fort loin vers Nisi. Au sud-est de cette source, et à une assez grande distance,on aperçoit le mont conique appelé Pilaw, et anciennement Témathéa. Mais rien en ce lieu, non plusqu’à Pila, ne nous a révélé l’existence d’une ville antique, et nous sommes persuadés qu’il ne faut pointaller chercher Pylos ailleurs qu’au promontoire Coryphasium. Pour revenir à Navarin, nous reprenons laroute que nous venons de suivre; trente-cinq minutes après, l’ayant quittée, nous nous élevons à gauchesur une montagne d’où l’on plonge sur la belle vallée qui borde la rade; descendant ensuite sur uneroute pavée qu’échelonnent souvent des regards d’aqueduc, nous traversons le village ruiné appeléArmaca, d’où nous passons sur le penchant des montagnes; peu de temps après, nous voyons deshangars en planches qui servent d’hôpital aux malades de notre armée que les fièvres, fléau de ce climat,déciment chaque jour; enfin, après avoir côtoyé la rade sur le haut des rochers, nous arrivons au portde Navarin**.

* ROUTE DE PILA A LA SOURCE DE GOUBÊ.

A 12 minutes, Chapelle ruinée. 6 m. Zaïmogli, village ruiné, io m. Route sur des couches de pierres formant un pavement naturel.4 m. Un petit torrent sous des arbres; dans le fond, à gauche, une cascade très-pittoresque. 5 m. Regard de l’aqueduc qui conduit l’eauà Navarin; route pavée. 2 m. Ravin très-pittoresque; à gauche une ruine moderne, ri m. Ravin traversé par un grand aqueduc, couvertentièrement de végétations. 2 m. Ruines modernes. 9 m. Regard d’aqueduc. 10 m. Source d’où part l’eau qui va à Navarin, et que les Grecsappellent Goubê.

Total de la route, une heure 11 minutes.

** ROUTE DE GOUBÊ A NAVARIN.

A 35 minutes, en revenant par la même route, après avoir traversé le petit torrent, on laisse la route à droite pour prendre celle deNavarin. 5 m. Belle vue de la vallée, descente pavée. i 5 m. Un torrent dans la vallée. 8 m. Armaca, village ruiné; on monte. 7 m. Regardd’aqueduc. 5 m. Route sur le penchant d’une montagne. 17 m. Quelques grands ares de l’aqueduc. 8 m. Fontaine; l’hôpital des Français .25 m. L’aqueduc; une petite fontaine. 7 m. Port de Navarin.

Total de la route, deux heures 12 minutes.

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Suivent les planches 1,2, 3 , 4 , 5 , 6 et 7.

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