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Premier volume.
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EXPLICATION DE L’INSCRIPTION.

Ce fragment d’inscription , quelque court qu’il soit, offre trois exemples d’une confusion fréquente dans les monuments de ce genre, cellede si substitué à i 1 et réciproquement. On y voit aussi, ce qui est moins ordinaire, l’emploi alternatif des formes E et £ de l’ epsilon.

La lacune indiquée à la seconde ligne ne peut exister. Il est évident que cette ligne doit se lier immédiatement à celle qui suit, et que celle-ci doit commencer non par un £, mais par un 0 .

L’inscription doit donc être lue ainsi :

2 a( 3 tvo; dm Eù^a[/.siaç , Tpotpipw; dm È 7 ra<ppo&érou.

Sabinus (fils?) d’Eudamie, Trophimus (fils?) d’Épaphrodite.

Les deux noms de Sabinus et de Trophimus, qui probablement figuraient dans un catalogue dont les autres noms ont disparu, designent-ils des vainqueurs, des agonothetes, ou toute autre magistrature relative aux jeux? c’est ce qu’il est, je crois, impossible de décider dans1 état où se trouve 1 inscription qui, d’ailleurs, doit se rapporter évidemment aux jeux, attendu qu’elle est gravee sur une colonne appartenantau stade. De plus, elle ne peut être que de l’époque romaine : le nom de Sabinus le prouve; car, prétendre aujourdliui que la forme seuledes lettres epsilon et sigma annonce un monument postérieur au siècle desAntonins 2 , ou même d’Auguste ce serait persister dans uneerreur grave, puisqu’il est démontré, de la manière la plus convaincante, que les formes £, £ sont beaucoup plus anciennes 4 .

Je n aurais point ose proposer le sens que j’ai donné aux mots dm Eù^aptefaç et dm È'rcacppo&i'î'ou , quelque plausible qu il paraisse, s il n eûtobtenu l’approbation du savant M. Letronne,juge si compétent en pareille matière. L’usage le plus constant, dans lesformules de ce genre, c’est demettre le nom du père ou de la mère au génitif, avec ellipse du mot ûioç 5 , qui, quelquefois aussi, se trouve exprimé, et surtout au nominatif 6 . D’au-tres fois encore on emploie la formule ix irarpo; 7 , ou iKtTpoç seul 8 , ou même encore la préposition ix seule, en la faisant suivre du nomau génitif 9 . âiro, suivant Sturz (Leæicon Xenophonteum , t. I, p. 3 iy), indique l’origine et la naissance; ce savant affirme même ,que l’on dit aussi bien yiyveuÔai ix , que ytyvsaâat dm rtvoç (lisez ysvetrôat). Damm, dans son Lexicon Homericum IO , avance la mêmeopinion, et cite de Pindare (Pyth. Y, i 52 ), dm p.avpoç , qui ne paraît pas se prêter à cette interprétation , et (Nem. Y, 14 )

Èx Si Kpovou xal Zrjvoç r,pcoaç aîyjxaxà; çuTeuEVraçxal dm ypucsav Nviprit&wv.

où l’on voit figurer les deux prépositions dans le sens què je propose. Du reste, je ne pense pas qu’il faille adopter, comme une vérité absolue,la distinction que Damm établit entre dm et èx, dont le premier marque, dit-il, l’origine paternelle, tandis que le second indique la parentématernelle. J’ajouterai que ce n’est pas le seul cas où ces deux prépositions soient employées indifféremment IX .

Je remarquerai encore, au sujet de Sabinus fils d’Eudamie , qu’il n’est pas rare de rencontrer ainsi le nom seul de la mère I2 . Parmi tantd’exemples qu’on pourrait en apporter, je n’en citerai qu’un seul, cette inscription si bien expliquée par M. Boissonade ,3 :

AHM050ENH

APXEBOYAA2

XAIPE

' Voyez la dissertation épigraphique de M. Boissonade à la fin de LucaeHolstenii Epistolœ ad diversos, p. 437 S et les notes de ce même savant sur lavie de Proclus par Marinus , p. 146.

1 C’est l’opinion de Corsini, réfutée par Marini, Iscrizioni Albane, p. 175.

3 Paléographie de Montfaucon, p. i 53 . M. Nibby ( Giornale Arcadico, Febb.1819, p. x 63 ), partageant l’erreur commune, fait spécialement dater ces formesdu règne de Trajan . Il émet cette opinion, à laquelle du reste il ne paraît pasbeaucoup tenir ( voy. p. 168), au sujet d’une inscription grecque en vers hexa-mètres , gravée sur un hermès acéphale de la Villa Négroni , qui fut acquis parJenkins, et se trouve aujourd’hui au Musée du Vatican. Winkelmann ( Storiadelle arti, t. 2 , Iib. XI, c. 3 , p. 370 ) et Visconti ( Catalogo di monumenti scrittidel Museo di Tomm. Jenkins , p. 36 ) n’en avaient pu lire que les cinq premiersvers. M. Nibby est parvenu à en déchiffrer deux autres. Je crois devoir la re-produire ici avec l’addition due à ce savant, parce que M. Jacobs, dans sonédition de l’Anthologie Palatine , t. 3 , p. cm , n’en a donné que les cinq verslus par Winkelmann, et que le journal Arcadique est assez rare en France . J’yajouterai la restitution fort conjecturale sans doute, mais peut-être assez vrai-semblable, que j’ai faite de ce qui nous reste des cinq dernières lignes. On devraà cette restitution deux nouveaux vers qui complètent l’inscription.

Copie du monument, publiée parM. Nibby.

0 K

11ATPIC EMOI ZHN.NIMAKAPTATHECTA'DPOAICIAC .IIOAAAA 6 ACT 6 AII. . .EMAICI TEXNAICIAIEA0. NKAI TETS AC ZHN. NI NE.IIPOTÊ0NHKOTI IIAIAITÏMBON KAICTHAHNKAISIKONAAÏTOCErAÏ'FATAICIN EMAlCnAAAMAICITEXNACCAMENOC KAYTONEPrON. N0A4>IAHA AOX. KAY • • NH KAI IIAIAI«PIAOIC. ■ . EïSATA<t>ON

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HTAKIAEK AEN0AAË

.IMEC0AAMAOI

.AECANTECK.

.A AOXOCK AlC.

.TOCÏIIÀP. .

Version latine de M. Nibby.

(Les mots en italique indiquent les changementsque j’ai cru devoir faire dans cette version. )

Diis Manibus.

Patria mihi Zeno-ni beatissima est Aphrodi-sias ; multas vero urbes confidensmeis artibus cum peragravissemet cum struxissem Zenoni juvenipræmortuo filiobustum et columnam, etimagines ipse sculpsimeis manibus,arte conjiciens inclytumopus. Hic ubi charæ uxo-ri Clymenæ et filiocharis feci sepulcrum,cum vixissem annosseptuaginta, jaceo. Hicnunc jacemus simulvita defuncti etego , et uxor et tu,fili, qui primus mortuus es.

0eoîç KaTa^Govtoiç.

Ilarplç è[xol Zvjvwvi (J.axxpTaT?] !<jt’ AcppoSotriaç.

IloXXà Sè àcrxEa TrtcTOç * épatai Tsyvauri SieXfitov,

Kai Teuljaç Zvjvwvi vsm TrpOTsOvr/.on touS'iT ujzêov zai CT^Xyv, Kai EÏKOvaç auTOç tyXu<J/a,

Taïaiv iij.cùç Ttakdcpiaiai TEyvaaaauEvoç xXutov epyov.

”Ev 0 a iptXï) àXoym KXujjisvï) xal 7 taiol <p(XotaivTeuija vaçov, Çijaaç Si’ * * Iviov xsïpiai f 7 rraxi’Sexa.

"’EvOaSe vuv xeïjxEdO’ apia ol ^i’otov Tc/.LavTS;

Kàym xaï aXoyoç xal cù, 7râï, 7Tpôixoç uTrap^aç.

* (f. xuaroç. Voy. Etymolog . Magn., p. 3a3, 4g. — Pour le sens donne à muroç, voy.Blomtïeld sur le Prométhée d’Eschyle , v. 653 . )

** (Nibby Si.)

4 M. Letronne, Recherches pour servira l’Hist. d’Égypte , p. n-12.

5 Lambertus Bos de Ellipsi, p. 5 o 6 , éd. Schaefer.

6 BauiXeùç u.jya; ÜToXEiiaToc ûtèç (îaei'AEu; IlToXsp.a;cu, x. t. X. Inscription expliquéepar M. Letronne , op. cit., p. 7 > ©soçpaimiç Epsaioç, MeXâvra xyapetaj ôtoç. Diog.Laert. v, 36 .

7 ÈXmSoç ex iaateo; xal rrarpoî Àp^tTsXsuç, n° i 499 ûu Corpus Inscript, gr. deM. Boeckh.

s Diog. Laert. n , 16. A p/é\a.ot, AOnvaîo;, n MiXnaioç , warpoc ÀwoXXoJ'tipou.

9 Inscription de Rosette, I. 9, BaotXsùî nroXEjzaïoî. ... é èx paatXèwç IlToXspi.aiouxal PaoiXiaans Âputvdnn.

’° P. i 38 , col. 3 de la nouvelle édition.

" M. Letronne , op. cit., p. 211.

13 Le nom seul de la mère indiqué, semble annoncer que le père est mort. Cetusage existe encore en Grèce .

13 Commentatio epigraphica , p. 427.

Suivent les planches 24, 25 , 26, 27, 28 et 29.

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