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Premier volume.
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Quant au 0 indiquant le mot ôuyarnp, il serait facile d’en citer de nombreux exemples 4 . On sait d’ailleurs que chez les Grecs c’était unusage assez commun que de donner au petit-fils le nom de son grand-père 5 .

Enfin la conjonction iis. dont je fais suivre le mot piTep est indiquée par la ligne qui, perpendiculaire aux deux jambages du M, formeavec la ligne brisée qui les unit un A renversé, position que le A a parfois dans les sigles 6 . Cette construction est d’ailleurs dans l’usage dela langue, aussi ne citerai-je d’autre autorité épigraphique que deux inscriptions copiées par le comte Vidua dans l’île de Chio ? ;

i.

APTEMI2IA

SIINO<I>ANOY

01TATHP

TYNHAE

nosEiAinnor

a.

0AÏIM02

ABP02YNIINEHNIA02

ITNAIKAAE

AÜEAAfîI (sic) TOY 0EOMNIAO2

U resterait à justifier l’ellipse d’àv^poç. Je conviens qu’elle est rare, mais il me suffît qu’on en trouve des exemples pour qu’il me soit permisd’y avoir recours 8 . On sait d ailleurs que l’ellipse du mot conjux se rencontre fréquemment dans les inscriptions latines.

L’explication que je donne du monument qui nous occupe, se trouve appuyée par la conjecture de M. Boeckh sur l’inscription 743 deson recueil, et confirmée par cette inscription du colosse de Mcinnon 9 :

FAIOCIOYAIOCAIONYCIOCAPXIAI KACTIIC0EÜNOCAPXIAI K ACTOYYOCKAIIl A T H P II K O YC A M IÏM N ONOCflPACIIPÜTIIC

Caius Julius Dionysius archidicaste , fils et pere de Théon archidicaste,fai entendu Memnon à la première heure.

On voit dans cette inscription que le père et le fils de Dionysius portaient tous deux le nom de Théon, comme le père et le filsd’Eumolpé portaient celui d’Atimétus.

Disons encore que le nom de Sozoméné n arien qui doive surprendrinoms propres. M. Boissonade en cite de nombreux exemples dans sa

4 Corsini Nolœ Grœcorum , p. 28; Placentinus, op. cit., p. 84 sq. et 122.

5 Harless, de Nominibus Grœcorum , p. 33 . Il cite un passage de Déinnsthène

contra Macartatum , p. 1039, qui ne laisse aucun doute à cet égard. Voyez aussiPlaton , Lâches, p. i,vol. I, p. a 5 i, 1 . 10, ed. Bekker. x[aTv etViv uuïç curoit, o£e |xèvtcü^ê, '7rà7T7rcu ovo(/.a , Èjjloç é's a5 0 <^e, 'iraTTTrwov te xat gutgç ovcp/iyEt

TOUfAOU ttlXTpoV Api<TT6(^Y)V yàp aÙTOV ZaXoOfAîV.

6 Comme dans la sigle [^, 5 o, résultant de la combinaison d’un navec un a.Voy.Placentinus, op. cit., p. i 35 .

2. On trouve dans l’antiquité beaucoup de participes employés commedissertation épigraphique 10 .

7 Inscripliones antiquœ a Comité Carolo Vidua in Turcico itinere collectas.Paris , 1826. 8°. Tab. xl , 3 et i.

8 Voyez Scliaefer sur les Ellipses de Lambert Bos, p. 21, et M. Boissonadesur les Iléroïquesde Philostrate, p. 307.

9 N° XXVIII, p. 38 , du mémoire de M. Letronne sur les inscriptions ducolos.se de Memnon; dans les Transactions of the Royal Society of littérature ofLondon , t. II.

10 A la suite des lettres d’Holstenius, p. 434 -

\ AIAIONAYPHAIONOYHPONKAI2APAOIEAAHNE5EYXAPISTOYNTE2TOI50EOI55 . KAIAITOYMENOITAArAOATHOlKHEISHn-ISAMENO .KAITAANAAflMATAPAPASXONT05TIBKA5A10IAAKAIAIANOYTOYAPX1EPEH2AY10. THNAIABIOYKAIEAAAAAPXO Y A rOTO Y KO 1N O YTH NAXAIHNANE5TH5AN

Cette inscription est gravée sur un piédestal en marbre blanc à moitié enfoui, qui se trouve près d’une fontaine à Messène . CommeFourni ont prétendait l’avoir copiée à Sparte , in area thealri , elle a été attribuée à cette ville par tous ceux qui l’ont reproduite d’aprèslui 1 . M. Boeckh, qui l’a insérée dans son recueilsous le n° i 3 i 8 , affirme, sur le témoignage de Mustoxidès et de Fauvel 2 , qu’elle appartientà Messène . La copie que l’on en donne ici, et qui a été prise sur les lieux par M. Lenormant, 11e laisse pins aucun doute à cet égard.

Cette copie, comparée au texte adopté par M. Boeckh, ne contient d’autre variante que l’absence du trait qui, à la fin de la ligne 6,indique la place de lu terminant le mot asyiy/iGapivou, et celle de l’un des deux traits qui, à la première ligne, ont été pris parM. Osann pour les restes effacés d’un M, par M. Fauvel pour les lignes parallèles d’un P, mais qui ne peuvent être que les deux lignesconvergentes d’un A.

1 Sainte-Croix, Gouv. fédérât, de la Grece , p. 4 ® 2 » n 2- > Angelo Mai, ad Front., t. I, p. xevi ; Osann, Auctar. Lex. Gr., p. 60, et Syllog. II, 10, p. 258 .3 P. 646 et 922.

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