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Hercule combattant le taureau de Crète, et l’autre Hercule vainqueur du lion de Némée; le troisième du pronaos a rapportà son expédition contre Géryon . (Voyez les quatre métopes, planche 78.) Ce qui nous a autorisés à supposer des portes enbronze à l’entrée du naos et sous l’opisthodome, c’est le passage de Pausanias qui commence ainsi : « En entrant dans le« temple par les portes de bronze, etc. »
Quant aux plafonds qui couvrent les portiques et l’intérieur du monument, nous avons dû les supposer en bois, à causedes grands espaces qui résultent de la disposition du plan et qui ne permettent pas d’admettre qu’ils aient pu être enpierre ou en marbre. Le temple de Thésée et les propylées d’Éleusis ont été les modèles que nous avons suivis pour cettepartie de notre restauration.
Planche 68.
Coupe transversale sur le naos.
De tout notre travail sur le temple de Jupiter Olympien cette partie est celle pour laquelle nous avons eu le moins dematériaux positifs; cependant nous avons cru nécessaire de donner cette coupe pour compléter le monument, en indiquanttoutefois ce qui est conjectural, et les autorités sur lesquelles nous nous sommes appuyés pour restituer les parties man-quantes.
L’analogie qu’il y a entre les parties existantes du plan du temple d’Olympie et le temple de Pæstum nous ayant déterminésà adopter, en partie, la disposition intérieure de ce monument, afin de restituer au nôtre ce qui lui manque quant auplan, nous avons dû, pour ne pas nous écarter de ce principe, l’adopter aussi pour la décoration intérieure, avec cettedifférence seulement que toutes les parties existantes du temple d’Olympie étant d’une proportion beaucoup moins lourdeque celles du temple de Pæstum , nous avons, dans notre restauration, mis en rapport les parties qui nous étaient inconnuesavec celles que nous connaissions. Ainsi, ayant le diamètre inférieur des colonnes de l’intérieur, et donnant à ces colonnesle même rapport qu’à celles du dehors, nous avons obtenu la hauteur de l’ordre inférieur, et par conséquent une nouvellepreuve qu’il devait y en avoir un second au-dessus, puisque cette hauteur n’arrivait pas à la moitié de celle que donnePausanias pour la hauteur générale du temple ; supposant ensuite à l’ordre supérieur, d’après l’ordre inférieur, la proportionde l’un et de l’autre du temple de Pæstum , nous avons obtenu, sinon la décoration intérieure comme elle était, au moinscomme elle pouvait être.
Indépendamment du temple de Pæstum , qui autorise à mettre deux rangs de colonnes l’un sur l’autre, dans l’intérieurdu temple d’Olympie, on a encore l’autorité de Vitruve qui dit que dans les temples hypèthres on plaçait un doublerang de colonnes les unes au-dessus des autres ’. Pausanias dit que le temple de Minerve Aléa à Tégée, bâti par lestatuaire Scopas , était orné de deux rangs de colonnes à l’intérieur, que l’ordre inférieur était dorique et l’ordre supérieurcorinthien 1 2 ... Nous avons été déterminés à adopter les deux ordres doriques par ce que nous connaissons du temple dePæstum et par M. Quatremère de Quiney qui, dans l’ouvrage que nous avons cité, a adopté le même système de décoration.
Il est très-probable que les architectes de l’antiquité avaient imaginé de mettre deux rangs de colonnes l’un sur l’autredans l’intérieur de leur temple, pour éviter les gros diamètres qu’auraient eus nécessairement des colonnes assez élevéespour atteindre la grande hauteur de ces intérieurs. Ce qui peut encore appuyer cette opinion, c’est que ces colonnesn’ayant à supporter que la charpente du comble et la couverture, n’avaient pas besoin d’être aussi fortes que si elles eussentdû porter des soffites en marbre ou en pierre.
Maintenant que, par ce qui précède, nous avons suffisamment prouvé, au moins à ce qu’il nous semble, que le templeétait décoré à l’intérieur comme ceux dont parle Vitruve sous le nom d’Hypthères, nous devons dire qu’il différaitcependant de ceux-ci en ce qu’il était au moins en partie couvert; ce qui ne peut être mis en doute d’après ce passage deStrabon : « Mais le plus considérable de ces ornements était le Jupiter d’ivoire, fait par l’Athénien Phidias, fils de Charmide.« Cette statue était si grande, que, malgré la hauteur du temple, elle paraissait excéder les proportions. L’artiste l’avait« faite assise, et cependant la tête touchait presque à la couverture du temple; en sorte quelle semblait, si elle eût été« debout, devoir enlever cette couverture 3 . » Ce qui vient à l’appui de l’autorité de Strabon , c’est que, d’accord avecM. Quatremère , il nous est impossible d’admettre que tous les objets précieux déposés dans le temple, et entre autres leJupiter en or et en ivoire, eussent pu être conservés s’ils eussent été dans un temple entièrement découvert, exposés à toutesles intempéries. Or, puisque le temple était couvert, il reste à répondre à cette question : Comment était-il éclairé? (car ilest impossible de croire, comme beaucoup d’auteurs qui ont écrit sur l’antiquité, que les temples étaient seulement éclairespar les portes ; c’est surtout pour les temples grecs que la raison se refuse à admettre cette hypothèse quand on considère lagrande distance qui se trouve d’abord depuis le portique extérieur jusqu’à la porte du pronaos, et ensuite celle quil y adepuis cette porte jusqu’au fond du naos, où était la statue du dieu 4 . )
M. Quatremère supplée en quelque sorte au silence de Vitruve sur ce sujet par la manière dont il interprète ce que ditcet ancien auteur relativement aux temples hypèthres : il pense que ces mots « le milieu est à jour et sans toit » doivents’entendre seulement d’une ouverture au milieu, sans que le toit soit découvert; et il en conclut que les grands templespériptères étaient éclairés par des jours du haut, et cite à l’appui de son opinion les passages suivants : «Au temple de
1 Vit., lib. III., cap. 1 ., in fine. pien de M. Quatremère , If partie, § xn; et sur le même sujet sa
2 Pausan., iiv. VIII, cliap. xlix. dissertation dans les Mémoires de l’Institut, classe de littérature an-
3 Strabon , tom. III, liv. vm, p. 1 83 de la traduction. cienne, tome III.
4 Pour la manière dont était éclairé le temple, voir le Jupiter Olym-
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