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Troisième volume.
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sur ces bas-reliefs , que sir Edward Dodwell n «ut pus parlé du sujet représenté sur cette métopeechappee a nos recherches , il aurait pu, par cette importante description , nous faire connaître lemotif de sculpture adopté pour la décoration de ce beau monument.

Nous ne pouvons partager l’opinion de sir Edward Dodwell sur la destination qu’il donne aux bas-reliefs dont il est ici question : il est vrai que la hauteur de ces bas-reliefs est à tous la meme, mais il n’enest pas ainsi de leur largeur; elle varie suivant chaque morceau, et aucun d’eux ne s’est rencontré avoircelle des métopes de la frise extérieure du temple : cette largeur est ou plus grande ou plus petite quecelle que nous avons trouvée aux métopes de ce temple ; largeur qui nous fut donnée par l’intervallequi sépare deux triglyphes encore existants sur un morceau de la frise. Ce qui viendrait lever toutesespèces d’objections, si dans cette dernière circonstance il pouvait encore y avoir des doutes, c’estque cette métope, refouillée seulement de 0,02, n’a jamais été décorée par aucune sculpture. Nousn’avons donc pas hésité un seul instant à supposer que ces bas-reliefs, qui ne pouvaient appartenirà l’ordre extérieur du temple, devaient par conséquent être placés sous ses portiques, dans la frisedu pronaos et du posticum. La disposition des pilastres d 'ante, semblable à celle du temple de Théséeà Athènes , est encore venue nous confirmer dans cette dernière opinion, puisque cette dispositionadoptée par les architectes grecs paraît être la meilleure pour placer des bas-reliefs dans les frises despéristyles antérieurs et postérieurs de leurs temples.

Nous avons regretté de n’avoir point pu pratiquer des fouilles au milieu de cette belle ruine, oùil paraît presque impossible de ne pas rencontrer quelques restes précieux. M. Lechevalier, dans sonvoyage en Troade r , s’étant arrêté à Sunium, nous dit qu’il fit faire des fouilles en sa présence dansl’intérieur du temple; mais y ayant trouvé quelques squelettes humains, les ouvriers grecs ne voulurentpoint continuer leur travail, parce qu’ils supposaient que cet endroit avait été autrefois une église.

Ce temple, situé près de la mer, étant continuellement exposé aux vents, a été tellement détériorépar les émanations salines, que les arêtes des cannelures de ses colonnes sont en partie détruites, et aulieu de ce ton doré que l’on voit sur la plupart des édifices en marbre situés au milieu des terres, le vieuxmarbre de Sunium présente encore sa blancheur primitive, ce qui contraste singulièrement avecl’azur du ciel et le fait apercevoir à une bien grande distance, lorsque l’on est en mer.

Le petit temple d’ordre dorique, se reliant avec le mur du péribole, servait d’entrée à l’enceintesacrée du temple de Minerve, et d’après sa position, que nous avons déterminée par rapport augrand temple, nous devons croire qu’il en était les propylées.

Une portion de l’aire de ce temple est conservée; à l’un de ses angles se trouvent encore en placedeux assises d’un pilastre d 'ante formant arrachement du mur latéral, et à côté, dans sa positionprimitive, deux tambours d’une colonne. Autour et çà et là se voient différents débris de ce petitmonument.

Sir Edward Dodwell dit avoir rencontré, vers la partie sud du grand temple, quelques fragmentsde colonne en pierre unie (probablement sans cannelure) : seraient-ce les restes d’un temple dédié àNeptune, qu’Aristophane place aussi sur le promontoire de Sunium ?

Ce que l’histoire nous apprend sur la nécessité que les anciens auraient eue de fortifier Sunium,nous est bien attesté par les restes, sinon d’anciennes fortifications, du moins par ceux d’un très-long mur d’enceinte qui commençait à l’extrémité du promontoire à sa partie la plus escarpée,passait devant le temple et allait jusqu’au fond de la baie envelopper le bourg de Sunium, petiteville maritime qui s’y trouvait située. Une tour demi-circulaire fait partie de ce mur, que l’on ditpourtant avoir été flanqué de tours carrées. Nous n’avons pu vérifier s’il reste encore quelquestraces de ces dernières tours. Sunium fut fortifié par les Athéniens, lors de la guerre du Péloponèse 3 ,vers la quatrième année de la 91 e olympiade ( 4 i 1 ans avant J. C.); et pendant cette guerre son acropolefut occupée par les esclaves, qui s’en servirent pour nuire aux contrées voisines 4 .

Ce bourg n’est éloigné de Thorricos que d’environ trois heures de marche : sa distance avec lesanciennes mines d’argent creusées dans les flancs du Laurium , est moins grande. Sir Dodwell donne

1 Lechevalier, Voy. de la Troade , cliap. VU.

a Aristophaii. Eq. v. 55 g. — Théâtre des Grecs de Brumoy, t. XII, p. 247 (2 e édit.).

3 Thucyd., 6, 8, c. 4 *

* Atheneus Deipuosoph.. 1 . 6, c. 20.