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Troisième volume.
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25
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Rochette, Letronne et Hittorf; et nous'renverrons à leurs ouvrages pour connaître les développe-ments dont cette question est susceptible. Les faits observés par des artistes et des archéologues prou-vent d’une manière incontestable qu’assez généralement beaucoup de monuments d’architecture et desculpture chez les Grecs, et jusqu’à une certaine époque chez les Romains, étaient ornés de couleurs.Ces couleurs couvraient-elles entièrement les monuments? et dans quelles mesures y étaient-elles appli-quées ? C’est ce que l’on trouvera dans les ouvrages mentionnés ci-dessus. Quant aux nuances de cescouleurs, elles n’avaient pas pour but l’imitation de la nature; elles étaient vives, franches, et donnaientpour résultat un effet piquant qui relevait et enrichissait les formes architecturales et sculpturales demanière à les faire ressortir suivant leur degré d éloignement et la place plus ou moins obscure qu’ellesoccupaient. Les monuments d’Egypte, de la Grèce, de la Sicile et de l’Italie , offrent de nombreuses tracesde ces couleurs; mais comme leur exposition à l’air et les dégradations du temps les ont fait disparaîtreentièrement, ou les ont au moins fort altérées, nous pensons que les hypogées de Corneto, Tarquinia ,Montalto, etc., où ces couleurs se sont trouvées parfaitement conservées, donnent une idée exacte de leurintensité et de l’effet quelles devaient produire lorsqu’elles étaient dans leur premier état de fraîcheur.

Le temple de Jupiter à Egine est sans contredit un des exemples les plus précieux de cette coutumede peindre les monuments. Des traces de couleurs y ont été retrouvées non-seulement sur les partiesarchitecturales, mais encore sur les belles sculptures qui donnent un si haut intérêt à ce monument.

Ce qui vient encore ajouter à cet intérêt, c’est le soin et la conscience qui ont été apportés par lesarchéologues et les architectes qui, réunis ensemble , ont examiné et étudié avec le plus grand scrupuletous les documents recueillis sur les lieux, et en ont déduit les conséquences qui peuvent être regardéescomme l’opinion de l’Allemagne sur ce monument; ce qui n’était pas approuvé par toute l’assembléeétait rejeté comme ne présentant pas un caractère suffisant d’authenticité.

Le résultat d’un travail si consciencieux fut la reproduction de la façade complète du côté postérieurdu temple, exécutée en relief dans le musée de Munich et ornée de toutes les peintures recomposées etrestaurées d’après les investigations des hommes les plus judicieux. C’est au moyen de ce même travail,que nous reproduisons le plus fidèlement possible, que nous avons complété les nombreux matériauxque nous avions recueillis sur les lieux; ainsi nous pouvons donner un ensemble d’études qui doiventintéresser d’autant plus , qu’elles s’appuient sur les faits les plus authentiques.

EXPLICATION DES PLANCHES.

Planche 46.

Fig. VI. — Plan de l’ensemble du temple de Jupiter et des ruines qui l’avoisinent.

A. Temple de Jupiter.

B. Partie de dallage et plateau soutenu par des restes de

C. Restes d’un édifice et de quelques autres fondationsde constructions antiques.

murs de soutènement qui formaient l’enceinte du temple.

Planche 47-

Vue de la face principale du temple.

Planche 48-

Plan du temple tel qu’il existe , à l’exception des colonnes intérieures qui sont rétablies comme elles étaientlors des explorations des auteurs de l’ouvrage sur les antiquités ioniennes.

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Not a. Ce qui est teinté en noir indique ce qui est en place, et ce qui est teinté en gris indique ce qui est

seulement déplace.

Planche 49*

j _Face principale du temple, état actuel.

Fig jj_ _Coupe transversale sur le portique, id.

F^ III. _Coupe transversale sur le naos, ici.

1. ni.