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Armoires, 3. Rampe autour de la statue, complète. Un trône. Chaise, une. Tréteaux, 4. Petit tronc, 1. Petit lit de repos, 1.Tréteaux que l’on peut replier ou mobiles, 1. Petites armoires, 3. Piédestal sous une coupe, 1. Large armoire (petitecaisse), 1. Dans la sacristie, chaudron de cuivre, 1. Cuvette à laver les mains, 1. Tasses, 2. Hache, r. Levier, 1. Couteaux 3.Lits de repos, 2. Vase de cuivre à laver, 1. Seau, 1. Egouttoir ou passoire, ou perçoir, ou mandrier, ou chasse-clou, 1.
Planche 55.
Façade postérieure du temple. Les figures du fronton, le couronnement du sommet, les griffons et les têtes de lion,ainsi que toutes les peintures, sont rétablis conformément aux autorités existant au musée de Munich , et particulière-ment d’après la représentation qu’on a faite à Munich , du temple avec tous les ornements de la plastique et de la pein-ture qui décoraient cette construction; ce que prouvent encore les ruines. On a été si consciencieux en tout cela, que rienn’a été ajouté aux choses évidemment prouvées par les ruines, lors même que 1 exigence pour 1 harmonie générale del’ensemble aurait demandé quelque addition
Planche 56.
Fig. I. — Extrémité de la face latérale du temple.
Fig. II. — Coupe des constructions existant à la partie postérieure et adossées aux murs de l’hopistodome.
Fig. III. Détail de l’acrotère en marbre qui servait de base aux petites figures et à la palmette du sommet du fronton.
Planche
Coupe transversale sur le portique postérieur et au-devant de l’hopistodome. N’ayant rien pour rétablir les bas-reliefs des métopes de la frise qui couronne les colonnes de l’hopistodome, nous nous sommes abstenus d’en indiqueraucun; et cependant ces métopes devaient être ornées de sculptures, comme le prouve le détail que nous avonsdonné Planche 51, fig. VIII.
Sculptures des frontons.
Nous empruntons à M. Cockerell, architecte anglais très-distingué et l’un des quatre savants qui firent la décou-verte de ces figures, la recomposition de leur ensemble. Ces précieux marbres sont, dit-il, un exemple completde la sculpture dite éginetique et des grandes compositions ronde bosse que les anciens employaient dans leurs frontons.Le mode qu’il a adopté pour l’arrangement a été approuvé par les personnes qui étaient présentes à la fouille. Lesfigures étaient par terre, au-dessous de la place qu’elles occupaient. Les petites figures du haut étaient attachéesau piédestal de l’acrotère. Les figures sont ingénieusement disposées, entre autres le guerrier renversé, dont lesjambes sont disposées de manière à laisser la place de la Minerve qui est derrière. Le support de l’acrotère estdécoupé dans la forme d’un lion. Le sujet est douteux ; bien que ce puisse être le combat entre Hector et Ajax surle corps de Patrocle . Quoique Minerve soit dans le fronton, M. Cockerell ne croit pas que le temple ait été dédié à cettedéesse. Les sculptures de l’est paraissent être l’ouvrage du maître et celles de l’ouest celui des écoliers; les premièressont plus grandes et d’un plus beau caractère que les secondes. Il est probable que le temple a été construit plusde 520 ans avant J. C 2 . Ce temple offre un exemple de la pratique de peindre les sculptures. Pline et Pausanias nous apprennent que telle était cette pratique parmi les plus grands sculpteurs de l’antiquité; le style et l’exécutiondes couleurs prouvent qu elles ne peuvent pas être d’une date autre que celle de la construction 3 .
On connaît 1 occasion mythique de cette construction; elle dut évidemment mener à la pensée de choisir dans lesreprésentations d images de ce temple les objets qui se rapportaient à la gloire des Éacides. C’est pourquoi, dans l’undes frontons, était représentée la lutte pour le corps de Laomédon, dans laquelle l’Éacide Télamon paraît commele principal combattant, et dans l’autre était représenté le combat au sujet du corps de Patrocle , dans lequelAjax, fils de Télamon , joue un rôle principal 4.
Wagner et Scelling (dans leur Rapport sur les objets de sculpture d’Égine ), Hirt (dans les Annales de littératurede Wolf), Muller (dans son Æginet., p. 108), Tliiersch (dans son Amalthée) et l’auteur 5 (dans ses Études desartistes grecs) ont fait ressortir l’importance de ces objets de sculpture pour la connaissance du développementde l art chez les Grecs. L’ensemble surprenant de lourde roideur dans les têtes et de vivacité très-naturelle dansles corps, etc., indique que leur origine remonte vraisemblablement aux temps qui précédèrent l'époque de Phidias .L’exactitude et la délicatesse de l’exécution placent ces sculptures à côté des plus beaux ouvrages de l’art grec.
1 Catalogue explicatif du musée.
2 Cockerell. The quarterlyjournal of science, literature and the arts vol. VI
3 Cockerell. Ibid.
4 Catalogue du musée.
5 M. de Kleuze.
T. III.
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