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Troisième volume.
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ROUTE DE SICYONE A ÆGIUM OU YOSTITZA.

A la sortie de Sicyone , nous descendîmes dans une plaine, en nous dirigeant vers le N.-O. au milieud’un pays cultivé. Nous traversâmes l’Élisson, le Sys et plusieurs autres fleuves ou rivières. Nous com-mençâmes à voir dans cette partie de l’Acliaïe des pins couronner les montagnes. La route que noussuivîmes borde le rivage de la mer; souvent elle passe au travers de buissons de pins et de lentisques.Elle conduit au fleuve Calanque-Zacoli. A peu de distance de ses bords la route se trouve très-resserréeentre des rochers noirâtres et la mer. Alors nous reconnûmes le défilé des Pierres noires, espèce deporte servant autrefois à fermer l’étroit passage qui fait communiquer le canton de Vostitza aveccelui de Corinthe .

En continuant notre marche, nous trouvâmes un chemin pavé et un pont en pierre, de sept arches,jeté sur un large fleuve appelé Acrato ; ce fut par là que nous atteignîmes le khan d’Acrata, où nousdressâmes nos tentes. Lorsque nous nous remîmes en route, nous aperçûmes un rocher remarquable parsa position et par sa grosseur : il est couronné de végétations. Ses cavités obscures et superposées ont unaspect particulier qui étonne. Ce rocher était l’antre sacré d’IIercule surnommé Buraïcus. Là était lastatue du dieu qui y rendait ses oracles. Voulait-on. connaître l’avenir, on prenait quatre dés parmi ceuxqui se trouvaient toujours en grand nombre devant la statue du dieu; on les jetait sur une table, etl’explication du coup, décrite à l’avance sur un tableau, dévoilait les secrets des temps futurs. Pausanias place cette caverne à environ trente stades d’Hélice, par le chemin le plus court x .

De ce lieu nous gagnâmes Diacovto, village s’élevant au milieu de plantations d’oliviers. La contréeétait couverte de maïs. Des myrtes et des orangers croissent également dans la campagne. Plus loinnous trouvâmes le Cérynite sortant d’une gorge formée par d’énormes roches amoncelées. Cette rivièrese divise dans son cours en un grand nombre de petits ruisseaux. A droite nous aperçûmes un villageprès duquel devait être Hélice, ville malheureuse, détruite autrefois de fond en comble par l’effet d’untremblement de terre, puis entourée par les flots de la mer, et enfin submergée avec tous ses habitants \Après nous être éloignés des rives du Cérynite, nous ne tardâmes pas à arriver aux premières maisonsde Vostitza *.

ÆGIUM OU VOSTITZA.

Avant sa ruine, cette ville était assez considérable. Pausanias y vit un théâtre, plusieurs temples etquelques autres monuments 1 * 3 . On y compte maintenant cinq mille habitants. Vostitza est située sur unplateau élevé au-dessus de rochers dominant la mer. Une partie de Vostitza, appelée la ville basse, s’étendau pied de ces rochers. On y remarque un platane d’une grandeur extraordinaire. Son tronc a douzemètres de circonférence..Près de cet arbre majestueux et aux proportions gigantesques, existe une fontainedont l’eau coule abondamment par dix-sept ouvertures disposées dans un pareil nombre d’arcades.

On ne retrouve plus à Vostitza, des monuments de l’antique Ægium, que des fragments épars d’ar-

1 Pausanias , ch. XXV.

1 Pausanias , ch. XXIV.

3 Pausanias , ch. XXIII, XXIV.

DISTANCE DE SICYONE A VOSTITZA.

A 20 minutes on voit, partant de Sicyone , à gauche au bas d’une montagne, Mauzi, village; 26 m., on traverse une riviere; 3y m.,une rivière qui se jette dans le golfe Mélisse ; 32 m., quelques maisons le long d une colline; 3o m., on tiaverse lElisson; 43 m., villageappelé Xilo-Castron ; 7 m., on traverse le Sys; 28 m., on traverse le Creus, petite riviere, 28 m., a gauche, quelques maisons ruinées,une chapelle et un pyrgos ; 45 m., la route sur le rivage dans des bosquets de lentisques et de jeunes pins; 56 m., à gauche, une petitefontaine, à droite, le mont Parnasse; 22 m., à gauche, un petit village, Zacoli ; 56 m., une livieie Calanque-Zacoli; 4-* m-, la route esttrès-serrée entre des rochers noirâtres et la mer; 33 m., on traverse une riviere, le Clialo; 52 m., on traverse un chemin pavé et un ponten pierre de sept arches sur une rivière appelée Acrato; 7 in., khan d’Acrata; 34 m., on traverse un ravin, des rochers sur la route;35 ni., lit d’un petit torrent; 37 m., lit d’un ruisseau, la route sur le rivage de la mer; 32 m., lit dun torrent; a gauche, un petit cou-vent sur de hautes montagnes à pic couronnées de pins; 3o in., Diacovto, village au milieu d’oliviers; 28 m., on traverse le Cérynite;16 m. on arrive sur le rivage à une des embouchures du Cérynite; 46 m., une rivière; 37 m., à droite, un village; 17 m., le lit très-étendu d’une rivière ; 18 in., premières maisons de Vostitza.

Total de la distance, i4 h- 56 m.

T. III.

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