Band 
Troisième volume.
Seite
42
JPEG-Download
 

( 4 ^ )

chitecture d’un mauvais style. On voit sur la porte d’une église, dans le voisinage de laquelle s’élève unbeau palmier, les restes d’un bas-relief en marbre. Il représente le combat d’un centaure et d’un lion.Cette composition est mauvaise. Non loin existe encore un autre bas-relief qui date du moyen âge. Cettesculpture manque aussi de caractère. Toutes les maisons de Yostitza, si l’on en excepte celles du Bazar,sont construites au milieu de jardins plantés d’orangers, de citronniers et de figuiers.

ROUTE DE VOSTITZA A PATRAS.

Deux routes conduisent de Yostitza à Patras , l’une haute, l’autre basse : si l’on prend la première, ilfaut traverser Yostitza. On laisse alors, sur la droite et au-dessous de soi, la route de la ville basse. Ontraverse la rivière Méganitas, en ayant à gauche des montagnes couvertes de buissons, et à droite le golfede Lépante, au delà duquel on découvre les montagnes arides de la Locride . Après avoir suivi la routed’en haut pendant environ cinq heures, nous atteignîmes le khan de Psato-Pirgo, vis-à-vis duquel estsituée la ville de Lépante . Elle est fortifiée et placée sur le penchant d’une montagne très-escarpée.Quand ensuite nous eûmes passé le lit de plusieurs torrents et de plusieurs ruisseaux, nous vîmes, vers ladroite, le château de Morée. Il s’élève sur un promontoire qui s’avance dans le golfe de Lépante . A l’op-posé de ce château se fait remarquer le fort de Romélie. Ces deux places, bien fortifiées, défendentl’entrée du golfe dans sa partie la plus étroite. Nous gagnâmes ensuite le sommet d’un monticuled où l’on découvre Patras , et bientôt après nous entrâmes dans cette ville *.

PATRAS .

Patras , l’une des plus importantes villes de la Morée, se divise en deux parties, la ville ancienne et lamoderne. C’est dans le voisinage de la ville ancienne que s’élève la citadelle construite sur un monticuleassez rapproché de la mer. De la citadelle on aperçoit Missolonghi et toute l’embouchure du golfe deLépante . La ville basse se trouve comprise entre le monticule et la mer. Elle a acquis le plus d’importancedepuis la dernière guerre. C’est là surtout que s’élèvent Jes maisons nouvelles. Elles sont, pour laplupart, bâties en bois ou construites très-légèrement.

La citadelle ne remonte qu’au moyen âge. On ne reconnaît aucun détail antique dans son architecture,à l’exception de quelques fragments encastrés dans les murs. On voit à l’extérieur le torse d’une statuenue sur lequel est placée une tête qui s’y ajuste assez mal. L’intérieur de cette citadelle n’offre rien deremarquable, mais l’entrée est d’un aspect pittoresque. Un beau platane et les eaux abondantes d’unefontaine en augmentent l’effet agréable.

Les seules antiquités que l’on retrouve à Patras consistent, indépendamment de quelques ruinesromaines en briques, en une excavation découverte par l’ingénieur de la ville, et qu'il supposait untombeau ou une chambre sépulcrale. Il ne reste point de vestige des édifices vus et décrits par Pau -sanias x . Les temples de Diane, les tombeaux d’Eurypilus et de Patréus, le théâtre, et l’Odéon qui ne lecédait en beauté qu’à celui d’Athènes, ainsi que les autres monuments qui embellissaient Patras , ontentièrement disparu.

* DISTANCE DE VOSTITZA A PATRAS .

En partant de Yostitza on rencontre, à i 5 minutes, un ravin au-dessus du rivage de la mer, la route continue à l’O; 29 m., on traversela rivière Méganitas; 1 h. 5 i m., la plaine finit, et la route est près du rivage de la mer au bas des montagnes; 44 m - ? une fontaine sanseau, à côté un mur d’appui circulaire; 1 h. 4 om., plusieurs cabanes, khan de Psato-Pirgo; 3 o m., on voit l’embouchure du golfe deLépante et le fort ou château de Romélie; 20 m., à gauche, un petit monticule en forme de tumulus; 1 h. 5 m., on traverse le lit d’untorrent, la route tourne au S.-O.; 3 o m., reste de route pavée, à gauche un hameau ruiné; i 5 m., à gauche, un canal en pierre et plusloin un hameau; 8 m., on passe un torrent, ensuite, de dessus un monticule, on découvre Patras; 37 m., on entre à Patras .

Total de la distance, 8 h. 24 m.

1 Pausanias , ch. XVIII, XIX, XX, XXI.