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Troisième volume.
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Il est d’ailleurs un autre motif pour attribuer ce monument àAurélien, c’est la conformité' qui existe entre la formule vîpitüv xupiovyr,ç utoT^pa xal Oeov et les médailles de ce prince portant du côté dela face DEO.ET.DOMINO.NOSTRO. AVREL1ANO AYG., et aurevers RESTITVT. ORBIS 9. Eckhel fait remarquer qu’Aurélien , lepremier, a joint, sur les monnaies, le titre de Deus à celui de Do-minus io .

Il est temps maintenant de nous occuper des trois lettres en grandscaractères qu’on remarque au-dessous de la huitième ligne. Si je 11 eme trompe, le lapicide s’étant aperçu qu’il avait omis le nom del’empereur, l’aura placé à la suite de l’inscription et aura donné auxlettres des proportions plus fortes pour réparer et compenser sonerreur. Ce qu’il y a de certain c’est qu’en admettant que le copisteait confondu un A avec un A, et que l’I soit le dernier jambage d’unN, dont la première partie a disparu quand le marbre a été brisé,on peut, sans trop de hardiesse, proposer la restitution suivante :

[aoykio]nao[mitionayph]

[AI AN ON 2EBASTON ]

Cette construction, qui paraîtra sans doute assez singulière, peut êtrej ustifiée par quelques monuments où, après les noms et titres de l’empe-reur, et le nom de la ville qui fait l’offrande, vient encore une nouvelleépithète du prince, comme dans cette inscription de Septime Sévère 11que je me contente de reproduire en caractères courants.

AÙToxp*Top« Kai'sa [pa A.2s7TTtin]ov2eëîipov Âvtwv[ eïvov ppijxavvixovÀcùapïi [vixov IlapÔixov] Eue sévi Mcyiavov vi tc[oXiç tüu Èp(/.tovéwv tovàve [txYiTOv]-

[Ou]yaxepa KXm^£[ou]

[$] povTwvo;.

La ville d’Andros honore Claudia Xanthè,fdle de Claudius Fronton.

La restitution de la première ligne ne peut paraître trop hardiequ’en ce qui concerne le mot ivo'Xi; substitué à TASK, car la con-fusion de A et de fl est chose assez commune 1 . Du reste, nousavons eu plus haut un exemple de la formule vi Âv&pùov vrôXiç dansdeux inscriptions impériales 2 .

12.

EûpeS'/i ci: T7jV àvaoxaçr,v et; Ila'XatouTTo'Xtv.

AHM05

5I0N0MAKAE0Y5

HPHI

[fl (3ooX-À xal d]

. . . .[e]i Ôvoj/.axXeou;

Le sénat et le peupleà un tel, fils d’Onomaclès,héros.

i3.

Il me reste encore quelques observations à faire sur cette ins-cription. D’abord de la formule <[v)<p(p ( 3 ouXÿÎ; il résulte que l’abrévia-tion ‘*F. B. n’équivaut pas toujours, comme on serait porté à lecroire, aux deux mots <]/Y)çt<j[zaTi (3otAvîç. L’on voit ensuite par lesquatre dernières lignes que, sous la domination romaine, Andros étaitgouvernée par deux fonctionnaires, l’un civil, le XoytUTïjç ou cura-tor urbis , chargé de l’administration de la justice et des finances 12et l’autre le cTpav/iyo';, chargé de l’administration militaire.

Si j’ai bien restitué le nom du Xoyicrr/]; d’Andros, ce devait êtreun personnage romain; et, ce qui me porterait à persister dans cetteopinion, c’est qu’on voit dans Philostrate l3 que, sous le règne deNerva,Smyrne avait pour Xoyum]'; un personnage consulaire nommé Rufus.On peut s’étonner de voir que les fonctions, non moins importantes,de stratège, aient été confiées h un Grec Euporus fils d’Euporus l4 .

11 .

EûpéÛY] et; v/jv àvacxafpviv a; IIaXatou;;oXiv.

ANÀPIANTA2KAIANÏANOHNT ATEPAKAfïAIPONTjQNOS

[H] Àv£pi[w]v [ird]x[t]ç[KXwJ&iav SavS^v [t^v]

EupeOv; et;rijv âxacrxaçTiv et; IlaXatouTtoXiv.

TIBEPIO

YIONBfl

TITIAN

H 5IOYO

ITON TAAOY

H IEPE

Tiëépiov [tou Seîvoç] uiôv ... [xal Àv] ti [g] Ttav [ttiV Atovu] clou 0 [uyavspa

1 /•.

La prêtresse de Bacchus a honoré Tibérius , fils de. ., et

séntistia, fdle de Dionysius, et femme d'Alt ale.

La seule difficulté que présente cette restitution, c’est que Tibérius et Antistia sont honorés par une prêtresse, et non pas, comme c’estl’usage, par le sénat et le peuple ou par la ville. Mais cette difficultén’en est pas une, puisque nous avons vu plus haut, à Ténos T , un grandprêtre des Augustes élever de son autorité privée une statue àAntonin, son bienfaiteur.

Les noms d’Antistia, d’Attale et de Dionysius, se retrouvent dansdeux inscriptions d’Andros dont nous nous sommes déjà occupés 2 .

Il paraît que le marbre sur lequel notre inscription est gravéecontenait plusieurs titres du même genre; c’est ce que portent àcroire les traces de deux lignes qu’on distingue encore sur la gauche.

9 Eckhel, D. N., t. VII, p. 482. C. Julius César est appelé cornipa o’txoupi-vriç dans une inscription de Céos ( Corpus Inscr. gr. n° 2369), et Trajan

xoü xocpiou dans une inscription d’Athènes . (Ibid. n° 334-)

10 Ibid. « Domini nomen superbius hactenus visum ac propterea a moneta ro-rnana usque nunç exlorre , etsi illud imperatoribus in salutationibus officiosis acsermonibus jam pridem tribueretur (on le trouve aussi dans des inscriptions an-terieures à Aurélien ). Nunc veropropalam illud Aurelianus in monetaprofilctur,neque eo contentus orbis dominatum sese invidioso hoc litulo complexum in cœ-lesUajura mvolat, et vivus ailhuc homuncio deurn sese rnonumentis publicis ins-cribipatitur. »

11 Corpus inscr. gr. iai5. Cf. 1216 — 1218.

Voyez H. Valois sur Ammien Marcellin , liv. XIV, p. 36, et les Emen-daüones de ce savant, livre III, c. 3, p. 83, ainsi que la note de P. Burmann

sur ce dernier passage. Voyez aussi le commentaire de M. Ch. L. Kayser surPhilostrate , Fie des sophistes. Heidelb., i838, 8°, p. 240. La charge de ces fonc-tionnaires était désignée par le mot XoyiaT£i'a dont on peut voir des exemples auxn os 2529 et 2741 du Corpus . La formule Xoy igteuovto; tou Ssïvo; se retrouve aun° 2912.

13 F. Soph. 1,19, 3. àv7)puTraTo;wovojj.a Poucpoç tou; Sjzupvououç IXoYÎoTeueîtixpô);.

14 Cette dernière restitution me paraît laisser peu de place au doute. Les filsportaient quelquefois le nom de leur père, moins souvent cependant que celuide leur grand-père. Au n° 1278 on trouve encore un Euporus fils d’Euporus.

Inscr. ii. — 1 Voyez plus bas la grande inscription d’Égine , 1. 22, 27, 36, 5a

2 N. 7 et 10.

Inscr. i 3 . — 1 P. 4, n° 4.

2 P. 20, n° 9; etp. n,n° 3.