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Troisième volume.
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42
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de Délos , j’ai cru devoir, d’après l’indication de M. Blouet *, laranger parmi les inscriptions de Rhénée, car il est probable quemême après l’introduction du christianisme dans les Cyclades , l’usaged’enterrer les morts de Delos dans l’îlc de Rbénëe, dut se maintenir,d’autant plus que dans la décision par suite de laquelle il s’était établi,il faut voir surtout line mesure de salubrité; car Délos , malgré sonpeu détendue, était très-peuplée par suite de la grande affluenced’etrangers qu’y appelait la religion et plus encore le commerce,surtout après la ruine de Corintlie 2 . Ce qui semble appuyer cetteconjecture, c’est qu’au temps d’Escbine, comme nous l’apprend cetorateur dans sa première lettre 3 , la peste se déclara à Délos , parceque, s’écartant de l’ancien usage , on avait recommencé à y donner lasépulture aux morts. Quoi qu’il en soit de l’authenticité de cette lettre,que Taylor, tout en reconnaissant qu’elle n’est pas indigne d’Escbine4,croit devoir rejeter comme il rejette toutes les autres 5 , il est cons-tant qu’elle reproduit des idées qui avaient cours dans l’antiquité etpeut servir à constater le maintien d’une coutume dont notre inscrip-tion prouve la longue persistance.

Trois copies de notre monument ont été prises, la première parM. Trézel, la seconde par M. Poirot, et la troisième par M. Virlet.De ces trois copies, la seconde, qui est la plus fautive, est précisémentcelle qu’on a choisie pour être gravée, sans doute parce qu’elle repro-duit en même temps l’aspect du monument sur lequel elle a été lue.

Comme ces trois copies diffèrent trop entre elles pour qu’il soitpossible d’indiquer brièvement les variantes qu’elles présentent, jeme suis vu obligé de les reproduire ici toutes trois en les rappro-chant ligne par ligne. Par ce moyen, on pourra reconnaître queldegré de confiance méritent certaines transcriptions, et quellesétranges confusions de lettres font trop souvent les copistes. Ce seraencore un argument en faveur du procédé de l’estampage. Je désignechacun des trois exemplaires par la lettre initiale du nom de celuiauquel il est dû.

1. T.

P.

AA

V.

AAO

2. T.

P.

ST

V.

STO

PAO

3 . T.

EPITOYS

P.

ITIYO S

V.

AIPOS

EPITOYS

4 - T.

H<t>APMAKEYSAN

P.

AcDAPMA'EYI AN

V.

cDO

MOAPMAKSYEAN

Inscr. 72. — 1 Voyez p. 7 de la première partie de ce volume.

2 Strabon , lib. X, 5 , 4 , p. 485 .

3 T. XII, p. 29 de l’édit, des Orateurs attiques, donnée par M. Dobson.

4 Epistola quidem luculenta. Nam et verborum construclione satis ornatur etest ubi gravitate sententiarurn ad Æschinisfelicitatem propernodum assurgat.

3 Voyez plus haut, p. 25 .

6 o ,56 dans sa plus grande hauteur, et o ,33 dans sa plus grande largeur.

’ Voyez plus bas les inscriptions de Loucou, n° 1, et Fabretti, Iriser, antiq.,p. 5 9 4 , CXXI, CXXII.

8 Cette formule qu’on lit précédée du mot me sur un vase de verre publiépar le père Lupi, Epitaph. Sevcr. martyr. , p. i 43 , devait se rencontrer sur lestombeaux, à en juger par cette formule latine, VIBAS INTER SANCTIS, citeepar Boldetti, Obss. I, 19, p. 80.

9 Voyez plus bas les inscriptions de Loucou, ibid.

10 Odericus Dissert., p. 38 o.

11 Inscriptions de Loucou, ibid.

” Fabretti, op. cit., p. 587. VIII, 64 -

lî M. Raoul-Rochette , Deuxième mémoire sur les antiquités chrétiennes, p. 27,prouve que cette formule a pu aussi être en usage dans les derniers temps dupaganisme.

,4 Fabretti, ibid., 61.

■ 5 Idem, ibid., p. 5 gi, VIII, CVIII.

,<! Idem., ibid., p. 588 . VIII, CIII.

’’ Ibid., p. 590, VIII, CIL

5 . T.

nPONAHPONMAP

P.

hpoî 4 0 hponm ai

y.

SX

nPONAHPONMAS

6. T.

0

SAYTHSTOANAITI

P.

011

AYTHCTOANAITI

V.

OM

ASAYTHSTOANAITI

7. T.

ONA

AOYTflSrENHT Al

P.

ONA

NAOYinsrrNHTAI

V.

ONAIM

INAOYOnsrENHTAI

8. T.

TOISOO

SINAYTIINHcDAPMAKEY

P.

TOIScP

NAYTINHOAPNAYEY

V.

TOIScDO

SINAYI 1 NHcDAPMAKEY

9. T.

SASNI

NOISAYTHNKYPIE

P.

ZASM

NOISAYTHNPYPIE

V.

SASNI

EKNOISAYTnNKYPIE

10. T.

OPANTAS

HNKAlOIArrEAOIOEOYn

P.

OPANTAI

nw oiAiTEAoioroYn

y.

OPANPAI

nNKAIOIArrEAOIOEOYH

11. T.

PASAVY

HENTHSHMEPONHMEPAITA

p.

NASA

ENTHLHMEPON 1 II LEAITA

V.

PASA'KYXHENTHSHMEPONHMEEAITA

12. T.

PE1N0YT AIMKOIKETH ASINASYAIKHSH

P.

PEIMOYTAIMEO KEiriASINArCAIKHSHI

V.

PE1M0YTAIME01 KETEIASINAETAIAHSH1

i 3 . T.

TOAIMATOANAPTIONKAITHNTAXISTH

P.

TOAIMATOANA ITI ONKAIT 1NTAXISYH

V.

TOAIMATOANA PI ONKAITHNTAKISTH

L’explication de ce monument n’est pas sans difficulté. Sa formeet ses dimensions 6 annoncent un stèle funéraire; et l’inscription,malheureusement très-mutilée qui s’y trouve gravée, ne peut guèrelaisser de doute à cet égard. Il est bien vrai que les épitaphes chré-tiennes sont ordinairement, du moins du quatrième au sixième siècle,conçues en peu de mots et terminées par des formules consacréestelles que, Ç/fceiç, 'Qrpv.c, ëv Gecp, 'Qr.oaiç, 7, Çnfoaiç ëv âyaGoîç 8 , tÿç etç6eov 9, '(-?i èv Gsoi IO , Çvfca; èv XpiSTto lI , èv etpvfvïi xoip.<xTa>, èv etpvi'v/i l3EipiQVTi cro'. *4, etpr'v/i 001 èv Geu i5 , avExausaTO l6 , ëv àyaxvj 17 , èxoïpfQïi l8 ,àxvi'Xî.ayâv], et quelques autres dont l’usage remonte au paganisme,comme l’a très-bien démontré mon confrère et mon ami ]\I. Raoul-Rochette 1 9, par exemple, eùÿuyei , Oapiret, eupoipei 2 °, etc.

’ 8 Ibid., p. 591, VIII, 2 o 3 .

19 Op. cit., p. 21.

20 Cette formule est évidemment païenne dans deux inscriptions provenantd’Alep , dont je dois une copie à mon respectable confrère M. le marquis Fortiad’Urban, et que je crois devoir reproduire ici parce qu’elles sont inédites.

1.

EYTYXI

ÏIO 0 OYMENH

Eù|ux[s]i

IIoGoupiivY].

Prends bon courage, chère Pothurnéné.

2.

EYWYXIAAE 2 ANAPEOYAE 2 A 0 ANATO 2

Eù'l'uxH 1 , ’A)i!;«v8pE' o 38 s[\]ç àôâvaxoç.

Prends bon courage, Alexandre, personne n’est immortel.

Sur la formule voyez Reinesius, Inscr. ant., XIV, 3 i, p. 73 i, et XVII,

46, p. 826 ; Marini, Iscriz. Alb., p. 98 ; Welcker, Syllog. epigr. gr., p. 94 ; Orelli,Inter, lat. ampl. coll., t. II, p. 358 et suiv.