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Troisième volume.
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44
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( 44 )

PAROS.

PREMIÈRE CLASSE.

INSCRIPTIONS DÉJÀ PUBLIEES.

Inscription gravée dans deux couronnes de laurier, placées entretrois triglyphes sur une frise de marbre blanc. Copiée à Paruspar M. Virlet.

0 ÀHM 05

STPATH

TH 2 ANTA

O S'Âu.0;

cxpaxïiyn'cavxa.

Le peuple (couronne ) un telqui a été son stratège.

0 ÀHM 02

POAITA 2

AYTPH 2 A

MENON

O TroXixa;

XuXpMGàptSVCjV.

Le peuple ( couronne )un tel pour avoir rachetédes citoyens.

Ce monument est d’une époque assez ancienne, mais postérieuresans doute à la soumission de Paros par les Athéniens, qui durentfaire prévaloir le régime démocratique dans cette île. Il a été publiépour la première fois par M. le comte Yidua 1 et reproduit dansle Corpus , par M. Boeckh, n° aSqS.

2 .

Inscription provenant de Paros, copiée dans le musée d’Égine ,par M. Virlet. Elle est gravée au-dessous d’un bas-reliefreprésentant un homme couché et un enfant près de la têtedu lit.

SflXAPMOYPAPTf

EPIKAIE500IMEN0

EITAPKAIPAYPA2ETE

AÏI02AINEI20AIT

OPOANAMENMOIPAIST

KEI20nPAI2IXP0N0>

Cette inscription figure dans le Corpus au n° 2/408 B., oùM. Boeckh l’a insérée d’après la copie déjà publiée par Clark 1 . Lesseules variantes qu’offre son texte sont PAPAT, ligne 1, et XPONau lieu de XP 0 N 04 , ligne 6. Voici la transcription qu’en donneM. Boeckh en caractère courants.

2tu£«pp.ou ~ap [à] xe[î t] t xai g; (pÔij/ivo [uçEï yàp xai iraupa; exé[wvaçioç ai’vEÎoGai tÔpçavà. (/.èv Maipai; txeigGcû iraicî ypovo

Assurément si M. Boeckh en eût eu le loisir, il eût facilement com-plété, par d’ingénieuses conjectures, ces six vers sur le sens des-quels il ne peut guère y avoir d’incertitude, quel que soit leur étatde mutilation. J’oserai tenter ce que n’a pas fait mon savant pré-décessseur, non que j’aie la prétention malheureuse d’aller plus loin

que lui dans les travaux de ce genre, mais uniquement pour avoirson avis sur le plus ou moins de succès de ma restitution.

2 wyapizo'j -apà x[âv piaxapcov iïoy.ov rfk'Jk y.uïïoç ,]g[i x]i xai iç <p(hp.évo[uç É'pyexai ex pepoTïtov.]

Ei yàp xai itaupaç Èxs[c>)V àxpaTCOu; 7 rox’ ô&Etlcaçjà'ioç aiveîcGai t[z; àpexïiç ettXexo.]

’Opçavà pèv Motpaiç x[exv« pipKpsxat • EpiTua jüaiàç]xstc&w tocici ypovoç, [raxpo; â-QiyopieVju.j

La gloire de Sochar/nus l’a suivi dans la demeure des Bienheureux,si toutefois rien de chez les vivants arrive jusque chez les morts.C’est que, malgré la courte duree de sa vie, sa vertu l’avait rendudigne d’éloges. Ses enfants orphelins accusent les Parques etleur demandent d’être bientôt réunis au père dont ils pleurentl’absence.

J’essayerai de justifier quelques-unes de mes additions.

Vers 1 . La première moitié de la lettre fl qu’on voit encore surla pierre, m’a dû faire préférer à xgùç piaxapa; une périphrase quid’ailleurs est fréquemment employée dans les monuments de cegenre 3 . Une idée analogue à celle que contient le premier vers si;rencontre dans cette épigramme de l’Anthologie 3 :

Oùàe Gavùv xXso; ÈaGXov aivci'Ascaç iç yGova 7 ;acav,àXY exi cvjç 'iuyyç àyXaà iràvxa ij.évei,occ’ ù.zyiç t’ Êy.aOÉç te cpucEi, p/rixiv iravapicxs •xcô jia xai s; p.axàpwv vîjffov eëriç, IluOea.

Non, la mort ne t’a pas ravi ta gloire qui s’ètait répandue partoute la terre. O modèle de sagesse, ils t’ont survécu les donsbrillants de ton âme , et ceux que tu avais reçus de la nature etceux que tu devais à l’étucle. C’est pour cela, Pythéas , que tu esparvenu dans Vile des Bienheureux.

Vers 2 . La forme de doute que présente ce vers se retrouve dansplusieurs monuments du même genre, par exemple dans l’Appendiceà l’Anthologie palatine, n° 228 :

cTaV gî y’ iv cpÔipiÉvoiffi xiç aîcSvjctç , xe'xvov, ecxiv ;dans le livre VII, n° 23, du même recueil :

eï xiç (pGipivoiç ypip.iTTETai EÙtppocuva ;et dans ce vers d’une épitaphe provenant de file de Rhénée^ :

gî 8é xi[ç i]v <p9i(/.svoi; xpiciç, w; Xoyoç, àpiçt Gavo'vxcov,SwyEVEÇ, 0l’x7)CEtÇ SÎÇ ddlI.OV i’J'JèëécoV.

Vers 3. Cette circonlocution, pour désigner la durée de la vie,est une imitation de ces deux phrases, àvucavxà ce xàv àxpa 7 rixov { 3 io-xou, et eixoci yap xai tcs'vxe p.ovou; Xuxàëavxaç ô^Eucaç, qu’on lit dansdeux epigrammes publiées parM. Boeckh 5 , et reproduites depuis parM. Welcker 6 . Au lieu daxpaixoûç, on pourrait encore lire (hy.ccàc/.;~.Êxe'mv p.£xpa 8 , xuxXa 9 , sont encore des périphrases assez fréquemmentemployées par les poètes de l’Anthologie .

Vers 4- Sans le x qui précède la cassure de la pierre, j’aurais luvolontiers :

à£ioç aïvEÏcGxi oïysxai e£ç À'ofv io .

Vers 5. De même dans l’Anthologie 11 avec un complément dif-férent 13 :

xr,v âiîixov Moipav xaxapipttpExai.

Vers 6. Ce désir d’une prompte mort après la perte d’un père,

Inscr. 1. — 1 Inscr. ant., pl. XLII, 2. Cf. p. 44.

Inscr. 2. — 1 Travels, P. II, S. II, p. 4o3.

1 Anthol. Pal. VII, 690.

3 Ibid. 181, 25 i, 264, 466, 483, 546, 621, 706. Append. 9, p. 75*, 34-Welcker, Sylloge epigr. gr. 3o ; et avec ellipse du complément de la préposition,Anthol. Pat. VII, 262, 362, 370,582 ; Append. 238,248. Welcker, ouvr. cité,n° 56 . — A Sojaov, qu’on trouve rarement joint au mot jxaxdpwv, on pourraitsubstituer raSov, qu’on rencontre dans le n° 55 du recueil de M. Welcker.

I Rheinisches Muséum, i836, p. 410 , n° 23,

5 Corpus Inscr. gr. 2892 et 3i23.

6 Rheinisches Muséum, i836, p. 4 10 et 4 ï 2, n os 24 et 27.

7 Anthol. Pal. VII, i 57 : TpeU Ixe'mv SgxàSaç; et 557 : ïpslç srétov SsxàâEç.

8 Ibid. 334.s Ibid. 5 7 5.

■° Ibid. 19.

11 Ibid. 602.

13 Méjxcpop.ai est construit avec le datif, Ibid. i5o : Mepcpgxxt oùx lyOpoî; xsi f-voç, otÀXà cpi'Xoi;.