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Troisième volume.
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d’un époux ou d’un enfant chéri, n’est pas sans exemple clansl’Anthologie , témoin cette épitaphe l3 :

 ÀvtixXeiç, iïsiX-h S' èyw vî tov èv riSri;

à/jj-r, xai [zoùvov Traîna irupcoGap.év/1,ôxTwxatSexÉTVi; 8 ; àiîwXso, téxvov • syw <^èopçiaviov xXatw yôpa; o^upopiwi •

Patvjv et; AiÏÏoç oxiepov â'op.ov ■ oute p.oi ‘Àtocvî^r, oôV àxTt; coxÉo; ‘ileXtou.

 £e£V ÀvmXetç , pt£y.opy)[/.svE, tcvOso; eÏyi;tvjTïfp, ((wri; ex pis xopuGC«p.evoç.

O malheureux Anticlèsl ô malheureuse mère que je suis ! moiqui ai conduit sur le bûcher un fils unique dans la fleur de l âge;car tu es mort à l’âge de dix-huit ans, et moi, dans mon deses-poir, je pleure ma vieillesse solitaire. Ah ! puissé-je descendredans la sombre demeure d'Hadès : ni b aurore, ni les rayonsdu soleil rapide n’ont plus de charme pour moi. Ah ! malheu-reux Anticlès , puisque tu n’es plus , apporte un remede a madouleur , en me retirant de cette vie.

Témoin encore ce passage d’une inscription du musée de Vérone '4 :BouXopiwi; àè Gaveiv àv&po; irpoTE'priv cipeTÉpoioéxXue; , & iWij-cov, iroXXaxi; Etiyopivri;.

Toiyocpfoi xal sptEto ^txaiotépviv ott’ axouoovEÙyoïr.s'vou, ÜXoutwv, r,v Et; A'$ao TCEprîffw,eùpEÎv Tvjv i^tav $viXtxiTav ccaoà coi.

Tu l’as exaucée , ô Dieu , lorsqu elle te demandait si souventde mourir avant son époux. Et cependant écoute ma pnere bienplus juste : accorde-moi, si je descends dans ton empire, de re-trouver près de toi ma chère Félicité.

Vers 6. Des deux verbes à7ro<p9ip.évou et âxoïyop.évou qui pouvaientterminer ce pentamètre, et qu’autorisaient des exemples de l’An-thologie I ®, j’ai préféré le dernier qui me paraît exprimer d’une ma-nière plus vive le regret des enfants de Socharmus.

3 .

Inscription copiée à Paros par M. Blouet, sur un fragment decorniche encastré dans un monument du moyen âge.

AHPnCANEOHKENAPXONTOCMEN

.[à]vs 9 v]X£v ap^ovToç Mev[....

Un tel a élevé ce monument sous l’archontat de Mén....

Cette inscription a été publiée dans le Corpus sous le n° 2389,mais en deux lignes dont la première est ainsi conçue :

AHPflCASANEOH

Une autre copie communiquée à M. Virlet avec cette indication :sîç Ilapo; tou KaoTpou , confirme la leçon qu’a suivie M. Boeckh, etprésente l’inscription également en deux lignes, mais coupées d’unemanière différente et séparées en cinq groupes de lettres.

HPC0EA2 ANE0HKEN APXONTOS l/EN (sic)

La copie de M. Blouet offrant un fac-similé du marbre et deslettres, prouve que cette inscription est sur une seule ligne et qu’onne doit pas attacher un très-haut degré d’importance au textereproduit jusqu’à ce jour, non plus qu’à la copie communiquée àM. Virlet. Si, comme on est en droit de le penser, le fac-similé deM. Blouet mérite toute confiance, ce ne serait plus [ô ^sîvcc.... ir]Xvrpwoa; qu’il faudrait suppléer au commencement de 1 inscription,

13 Ibid. 466.

’ 4 P. 3 1 4 - Welcker, Sylloge epigr. gr., n° 56 , p. 82.

15 Voyez, pour le premier, Jntliol. Pal. VII, 237, 44 * > 618; App. 9, p. 755,v. 84, et 25 i. Welcker, Sylloge epigr. gr., n° 3 ; pour le second, Hom. Od. I,

1 35 j Anth. Pal. VII, 38 7 .

T. ni. Inscriptions.

)

mais bien un nom propre se terminant par le mot vipw; comme[<I>i]Xv;p&>;, par exemple, quoique j’avoue ne connaître aucun nompropre compose de cette manière; ou bien encore le mot r)pw; doit-ilêtre considéré comme isolé et appliqué au fondateur de l’édifice quiserait mort avant davoir vu le monument achevé; mais dans ce casil resterait a expliquer le A qui précédé. Je crois donc devoir m’entenir à ma première conjecture, tout en convenant qu’elle est loin deme satisfaire, et que celle de M. Bocckh me paraîtrait préférablesi je pouvais suspecter l’exactitude du dessin de M. Blouet.

4 -

AIONYSOAHPOS

APiSTEOY

AtOVlKJO^MpOÇ ÀpiTTEOU.

Dionysodore , fils d’Aristée.

Cette inscription, publiée pour la première fois par M. le comteVidua l , a été reproduite dans le Corpus sous le n° 2404 , parM. Boeckh qui a eu eu outre à sa disposition les copies de Prokeschet de M. Pittaki. Ce dernier suppose à tort qu’elle est de Salamine ;car on ne saurait douter qu’elle n’appartienne à Paros où le pre-mier éditeur l’a copiée. Elle est aujourd’hui conservée dans le muséed’Egine et c’est peut-être de là que vient l’erreur de l’antiquaireathénien. M. Virlet, qui l’a transcrite dans ce dernier lieu, nous ap-prend que l’espèce d’urne sur laquelle elle est gravée a o, 5 o delargeur sur 0,22 de hauteur, et qu’un trou carré est pratiqué à lapartie supérieure. C’était sans doute pour recevoir soit un vase, soitune statuette.

Le nom d’Àpnma; est célèbre comme ayant été porté par unancien poète de l’île de Proconnèse qui florissait, dit-on, vers l’an58 o avant J. C. et qui avait composé un poème sur les Arimaspes 2 .

5 .

EYPOPIAOEOrENOYXPH2TH XAIPE

Eùiropfa ©Eoyévou y pncv-ù y cape.

Adieu, bonne Euporia, fille de Théogène.

Cette épigraphe, gravée sur un monument de même forme que leprécédent, ayant 0,47 de largeur sur une hauteur de 0,22, a été pu-bliée dans le Corjms, n° 2409, d’après les copies de Prokesch et deM. Pittaki qui attribue faussement ce monument à Délos .

SECONDE CLASSE.

INSCRIPTIONS INÉDITES.

6 .

Inscription communiquée à M. Virlet avec cette indication :t rî; ÈxxXWa; Tri; Maïuefa;.

StOSENHS HPOSOENOYSIEPEY2 TOY AIOS TOYBA2IAEC02KAI H PAS

2 od[ 0 ]Évri; [ü]p o<j[0]evou; iepeù; tou Aio; tou ( 3 aotX£w; xaî Ôpaç.Sosthène, fils de Prosthène, prêtre de Jupiter Roi, et de Junon .

Isscr. 4 * — 1 laser, ant., PI. XLIII, 1. Cf. p. 44 -

2 Hérod. IV, i 3 et suiv. Strab. I, p. 21. Voyez les interprètes d’Hérodote , etUlrici, Gcschichle der hellenischen Dichthunst , 1. 1 , p. 453 et suiv.

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