Band 
Troisième volume.
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56
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AMYCLES.

i.

Inscription copiée par M. Charles Lenormant .

NEIAN THNOY KAI ÀAMOCOENEIPAEHE APETHCEN TYNAICIN EINEKEN PROCÀEÏAMENOYTO ANAAHMATOY PPOCOIAECTATOY PATPOCAYTHC Tl B. KAAY. EYAAMOYTOY CPAPTIATIKOY APXIEPEHCTHN CEBACTHN KAI THNOEIHN PPOrONHN AYTflNAPICTOPOAEITEYTON.

Cette inscription, que M. Boeckh a publiée sous le n° 1 445, étaitbeaucoup plus complète lorsque Fourmont l’a copiée, mais elle setrouvait déjà dans l’état où nous la donnons aujourd’hui lorsquele comte Aberdeen l’a transcrite 1 ; d’où l’on peut conclure que samutilation est postérieure à l’époque où Fourmont l’a vue, et peutêtre attribuée comme tant d’autres à ce voyageur.

Je crois devoir rapporter ici le début du monument dans son in-tégrité, en plaçant entre crochets les lignes et portions de lignes quiont disparu.

[THN EYrENECTATHN KAI][CnOPONECTATHN KAAY.][AAMOCOEJNEIAN THN[EYAAM]OY KAI AAMOC0ENE[IAC]

[OYrATEPA] PACHC APETHCEN TYNAICIN EINEKEN x.t.X.

Le reste est conforme à la copie de M. Lenormant, à l’exceptionde la dernière ligne, qui se termine par un Y et non par un N.

Yoici maintenant la transcription de toute l’inscription en carac-tères courants :

Tyiv eùysvE(7TaTr,v xal cüxppoveffTaxTiV RXau(^tav) Aa[/,oc65Vetav tt,vEèSaptou /'.ai. Aajjt-ouGeveia; Goyave p a, iraoviç àper?,; ev yuvat[i;]tv eîvexev,

Ikscr. i. — 1 Voyez Walpole, Travels, p. 583, n° 45.

2 Au n° i 445 que nous reproduisons ici, et au n° i35o.

3 Épître aux Corinthiens, I, 16, 17. — Je ne parle pas ici du mot 'EXXdvixoç,attendu qu’il est considéré par quelques critiques comme une abréviation de

EXXoevovixo;, et cela parce que la pénultième de ce mot est longue dans ce versde Tzetzès (Posthomer. 778) :

Kavv) vuxti Aeaëioç 'EXXavixo; àeiSei.

M. Passow, il est vrai, dans son lexique, oppose à l’autorité de Tzetzès celled’Avien, qui abrège cette même syllabe au vers 43 de ses Ora maritima :

Hellanicusque Lesbius, Phileas quoqueAtheniensis;

mais l’autorité d’Avien ne peut être d’aucun poids, car il altère continuellementla quantité des Grecs: ainsi, vers 46, il fait brève la première syllabe du motSige, et, vers 5o, il allonge l’antépénultième de Thucydides . On ne peut non plusobjecter l’épigramme citée par Diogène de Laerte , livre 1, chap. 8, § io3, oùle mot EXXavixoi:; termine un pentamètre, parce que la correction 'EXXaStxoîçreçue par Ménage et par Iluebner, paraît incontestable. Ce qui, selon moi, lève

xpoo^apivou to âvdXwpta toîï xpoffipiXscTaTou Tïaxpoç aùxvïç Ttê. KXau-(èws) Eü&xjaou tou 2irapTt«Ttxou, àp^tepéco; tcov 2sêa<JT(ôv xal twv Gettovirpoyo'vwv aùxwv, ccptOTOTtoXetTeuTou.

[La ville a honoré de cette récompense ], la très-noble et latrès-sage Claudia Damosthénie, fille d'Eudamus et de Damos-thénie, parce qu entre toutes les femmes elle s’est distinguée parune vertu parfaite. Les frais ont été faits par son père TibériusClaudius Eudamus, fils de Spartiaticus , grand prêtre des Au-gustes et de leurs divins ancêtres, ayant mérité les honneursde l’aristopolitie.

Le nom de Spartiaticus ne se rencontre que sur deux inscriptionsde la Laconie 2 , et dans l’une et l’autre il se rapporte au même in-dividu dont M. Boeckh, à l’aide des monuments, a dressé la généa-logie jusqu’à la seconde génération. Du reste il n’est pas sans exempleque les adjectifs en ixoç, dérivés d’un nom de peuple, de ville ou depays aient été employés comme noms propres. Je me contenterai deciter Àttixo; et Àyaïxoç 3 .

2.

Fragment copié par M. Ch. Lenormant sur V acropole d'Amycles.

AAMYKA

VEYTEA

Il est facile de reconnaître à la première ligne les premiers élémentsdu mot ÂpxXat ou de l’un de ses dérivés, et peut-être à la secondepourrait-on lire EùreXrçç ou EùréXaa, noms propres. Mais la chose estloin d’être certaine.

3 .

Fragment copié sur l’acropole d’Amycles par M. Ch. Lenormant *,aux environs de Palceochorio ou Sparte parM. Edgar d Quinet.

AEÏIMAXOYAMIOYEKATONBEOPEISATOAONOCnPOCOICKATATA ON

toute incertitude, c’est l’accentuation de ce mot qui annonce que la pénul-tième syllabe est longue, à en juger du moins par cette règle d’Arcadius, p. 5i :Tà eîç xoç uTCpSicuXXaêa, A TtapaXvjyoïTO ï (zaxpw, papuvETai. M. Gœttling, p. 222de la nouvelle édition de son Traité sur les accents (Jena i835), parait avoirmal compris cette règle qu’il confond avec celle que donne Arcadius sur lesnoms en uxoç (u bref).

* « Cette inscription a été copiée sur une grande pierre plus haute que largecl debout comme celle d’un dolmen : j’ai cru y reconnaître le montant de laporte d’un temple de très-ancienne construction. Du haut de la colline isolée surlaquelle s’élève ce débris de monument, on découvre dans toutes les directionsde petites églises ruinées dont la réunion indique l’étendue de Sclavo-Chorio(et non Palæo-Chorio), qui est l’ancienne Amyclæ. La position de cette collineau milieu des ruines d’Amyclæ rappelle d’une manière frappante la manièredont l’acropolis de Sparte s’élève au-dessus de la plaine lacédémonienne ; c’estcette comparaison qui m’a fait donner, à la colline d’Amyclæ, le nom d’acro-polis de cette ville. Le temple de l’Apollon Amycléen devait se trouver surl’acropolis de la ville d’Amyclæ, de même que celui d’Athéné Chalciœcosornait celle de Sparte . Je réponds de la leçon EKAIOABEO, qui ma frappequand je l’ai copiée. L’écriture, sans être paléographique, peut être considéréecomme ancienne.» ( Note de M. Charles Lenormant .)