CHAPITRE II.
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formèrent chez les Toscans, et que les Samnites, les plusbelliqueux de tous les peuples de l’Italie, leur firent laguerre avec fureur.
Depuis l’établissement de la paye, le sénat ne distribuaplus aux soldats les terres des peuples vaincus ; il imposad’autres conditions : il les obligea, par exemple, de fournirà l’armée une solde pendant un certain temps, de lui donnerdu blé et des habits '.
La prise de Rome par les Gaulois ne lui ôta rien de sesforces : l’armée, plus dissipée que vaincue, se retira pres-que entièreà Véies; le peuple se sauva dans les villes voi-sines ; et l’incendie de la ville ne fut que l’incendie de quel-ques cabanes de pasteurs.
CHAPITRE II.
De l’art de la guerre chez les Romains.
Les Romains se destinant à la guerre, et la regardantcomme le seul art, ils mirent tout leur esprit et toutesleurs pensées à le perfectionner. C’est sans doute un dieu,dit Yégèce * 1 2 , qui leur inspira la légion.
Ils jugèrent qu’il fallait donner aux soldats de la légiondes armes offensives et défensives plus fortes et plus pe-santes que celles de quelque autre peuple que ce fut 3 .
Mais, comme il y a des choses à faire dans la guerredont un corps pesant n’est pas capable, ils voulurent que
1 Voyez les traités qui furent faits.
2 Liv. II, chap. i.
3 Voyez dans Polybe, et dans Josèphe, de Bello judaico, lib. III,quelles étaient les armes du soldat romain. Il y a peu de différence, ditce dernier, entre les chevaux rangés et les soldats romains. « lis portent,« dit Cicéron, leur nourriture pour plus de quinze jours, tout ce qui est« à leur usage, tout ce qu’il faut pour se fortifier ; et, à l’égard de leurs« armes, ils n’.en sont pas plus embarrassés que de leurs mains. » Tus-« cul., liv. II. ch. xv.