CHAPITRE XIII.
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sur les frontières, et établit des fonds particuliers pour lespayer; enfin il ordonna que les vétérans recevraient leurrécompense en argent, et non pas en terresh
Il est résulté plusieurs mauvais effets de cette distri-bution des terres que l’on faisait depuis Sylla. La propriétédes biens des citoyens était rendue incertaine. Si on nemenait pas dans un même lieu les soldats d’une cohorte,ils se dégoûtaient de leur établissement, laissaient lesterres incultes, et devenaient de dangereux citoyens 2 :mais, si on les distribuait par légions, les ambitieux pou-vaient trouver contre la république des armées dans unmoment.
Auguste fit des établissements fixes pour la marine.Comme avant lui les Romains n’avaient point eu des corpsperpétuels de troupes de terre, ils n’en avaient point nonplus de troupes de mer. Les flottes d’Auguste eurent pourobjet principal la sûreté des convois , et la communica-tion des diverses parties de l’empire ; car d’ailleurs les Ro-mains étaient les maîtres de toute la Méditerranée : onne naviguait dans ces temps-là que dans cette mer, et ilsn’avaient aucun ennemi à craindre.
Dion remarque très-bien que, depuis les empereurs, ilfut plus difficile d’écrire l’histoire : tout devint secret; tou-tes les dépêches des provinces furent portées dans le cabi-net des empereurs ; on ne sut plus que ce que la folie et lahardiesse des tyrans ne voulut point cacher, ou ce que leshistoriens conjecturèrent.
1 II régla que les soldats prétoriens auraient cinq mille drachmes -,deux après seize ans de service, et les autres trois mille drachmes aprèsvingt ans de service. (Dion , in Aug.)
2 Voyez Tacite, Annales, liv. XIY, ch. xxyii , sur les soldats menésà Tarenle et à Antium.